Agroforesterie moderne en France : les verrous culturels, économiques et agronomiques
"Avec l’agriculture, l’agroforesterie retrouve ses racines", titrait Libération le 15 décembre dernier. Formulation que l’on pourrait d’ailleurs inverser, tant l’agriculture a intérêt, semble-t-il, à se mettre à couvert... Et ce, non seulement pour des questions purement agronomiques, mais aussi pour restaurer l’image de ce secteur d’activité ainsi que le dialogue entre les agriculteurs et les autres acteurs de la société.
Une voie prometteuse, donc ? Certes. Mais alors, comment expliquer en France la faiblesse des chiffres, que ce soit en termes de surfaces ou de cultivateurs convertis ?
Lors d’une table ronde organisée par la Mission Agrobiosciences/Enfa et l’Ecole nationale d’agronomie de Toulouse (Ensat/INP) en novembre dernier - Agriculture et forêts : à l’orée de nouvelles relations ?- , plusieurs facteurs limitants concernant le développement de l’agroforesterie ont été mentionnés et débattus. En attendant les actes complets de cette table ronde, nous vous proposons de lire cette courte note d’éclairage, à l’attention des décideurs publics comme des chercheurs et étudiants.