A propos...
OGM, mondialisation, industrialisation de l’agriculture, politiques agricoles, ours, pesticides, eau, paysages... Nombreuses sont les « questions vives » de l’agriculture et du monde rural qui suscitent polémiques et confrontations. Certains mots, à peine prononcés, agissent tels des épouvantails : focalisant l’attention, ils fixent les peurs ou les rejets au risque d’empêcher tout échange argumenté.
Au-delà de la légitimité des positions, cette Université d’Eté proposait d’éclairer les raisons qui, par la violence des rejets comme des adhésions, empêchent les controverses de se construire. N’y aurait-il pas, dans ces crispations qui traversent les territoires ruraux, un mal-être et des revendications communes à la société tout entière, depuis les campagnes jusqu’aux banlieues ? Un sentiment de dépossession et de menace, par exemple, face à un environnement qui nous échappe de plus en plus, et à un champ géopolitique qui ne cesse de s’élargir. Et, en réaction, une quête des racines, de l’identité et de la proximité qui convie à se replier sur le passé, l’origine, les frontières.
Trois jours pour en découdre et identifier les nouveaux champs de tensions qui traversent les territoires ruraux en vue d’en saisir les motifs, la source et la nature. Trois jours pour tenter, par l’analyse de controverses telles que les Ogm ou la mondialiation, d’en trouver une issue. Avec comme piste privilégiée, la participation citoyenne et les procédures de concertation. Trois jours pour rappeler aussi que le conflit n’est pas une pathologie du social mais le signe d’une vitalité du pluralisme...
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Avec la participation notamment de Jean-Luc Mayaud (historien, Univ. Lyon 2), Patrick Denoux (Maître de conférence en psychologie interculturelle, Univ. Toulouse-Le Mirail), Eric Bardon (délégué à l’information et la communication au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche), Bernard Chevassus (Inra), Matthieu Calame (fondation Charles Leopold Mayer), Philippe Martin (Président du Conseil Général du Gers), Alain Toppan (généticien), Maryse Carraretto (anthropologue, Ehess), Bernard Hubert (Inra), Philippe Mauguin (ancien conseiller pour l’agriculture et l’alimentation du Premier Ministre), Jérôme Sainte-Marie (BVA),Philippe Lacombe (Inra), François de Ravignan (économiste et ingénieur agronome), Jacques Delpla (économiste, BNP-Paribas), Jean-Pierre Tillon (Coopérative In Vivo), Catherine et Raphaël Larrère (respectivement philosophe, Professeur à l’Université Paris 1 et directeur de recherches Inra)...








