23/10/2007
Dans le cadre du Plateau du J’GO, une émission co-organisée par la Mission Agrobiosciences, le restaurant le J’GO et Radio Mon Païs

« Agriculture et Alimentation : Grandeurs et limites des circuits courts. Un entretien conduit par J.M Guilloux, Mission Agrobiosciences avec Bernard Mondy, économiste à l’ENFA

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La Chronique

J’ai un peu regardé les représentations que l’on avait des circuits courts, dans la presse et sur Internet. Notre besoin de “réassurance” n’a rien inventé de plus nouveau
que le circuit court. Certaines crises alimentaires ont occasionné une forte crise de confiance dans la manière dont sont produits, diffusés, commercialisés les aliments et, comme c’est souvent le cas dans d’autres domaines, l’édifice de notre modèle alimentaire a cherché à intégrer
cette défiance en tentant d’agir sur les modes
d’organisation des procédures, dont l’objectif est, entre les faits et causes de nos peurs, de garantir notre sécurité. Les “procédures rationnelles” sont nées de cette dynamique : traçabilité des aliments, système d’alerte généralisé au moindre soupçon de denrées avariées, etc. Avantage : nous avons acquis un des meilleurs systèmes au
monde. Désavantage : à chaque fois qu’une procédure décèle un problème à sa source, ce qui est la preuve de sa performance, et que les caméras de télévision s’en mêlent jusque sur l’étal du supermarché où gisait le produit
incriminé, ce système sophistiqué donne parfois l’impression que l’on a bien raison de s’inquiéter.
On met en avant ce que l’on appelle aujourd’hui le principe de précaution... qui inquiète tout le monde.
Reste ceci : conjointement à ces procédures, une autre voie de réassurance n’a cessé de prendre toute sa place, prenant sa source dans ce duo aujourd’hui indissociable - un produit de qualité doit être forcément de quelque part. En garantir la sécurité ainsi que la qualité organoleptique ne
suffit pas. Il faut nommer sa fiche d’identité, c’est-à-dire son origine, en terme de producteur, de terroir, de label AOC, Appellation d’Origine Contrôlée, jouer à fond l’origine identitaire comme argument principal de confiance. J’en veux pour preuve que, par une sorte de zapping successif de la quête de réassurance, le maître
mot est devenu aujourd’hui la proximité. Avec le produit brut de préférence, débarrassé de son packaging, d’un système de distribution à grande échelle toujours suspect de nos jours. Là, ce n’est plus la norme de qualité qui est évoquée, mais le contact direct avec le producteur, sa ferme, son terroir, son béret... bref, tout ce qui est gage de son authenticité. Notons au passage qu’une étrange
filière a été remontée. L’agriculteur, qui avait gagné
ses galons d’exploitant et sa modernité technique, a
dû réinvestir ce qu’il avait autrefois gommé : la figure du paysan et les méthodes ancestrales.
Dernier événement en date, l’invention des circuits courts, c’est-à-dire un système d’organisation où ne pouvant aisément acheter dans la cour de la ferme, c’est la ferme qui vient directement à nous.
Bernard Mondy vous êtes économiste, membre de l’UMR dynamiques rurales, enseignant à [l’Ecole Nationale de Formation Agronomique (Enfa) http://enfa.mip.educagri.fr/fr/index.php]. Je dois rappeler que vous avez été, entre autre, responsable du plan de maintien d’une agriculture de qualité sur la zone périphérique du Parc National des Cévennes-. Vous avez été délégué national de la
Fédération Nationale des CIVAM- (Groupes de développement agricole). C’est d’ailleurs dans ce cadre que vous avez contribué à la définition et la
mise en place du Salon Paris Fermier- et à la
structuration de l’Association Nationale des Producteurs Fermiers (ANPF)-. Vous êtes un parfait connaisseur de ce que l’on nomme les circuits
courts. Jean-Marie Guilloux (Mission Agrobiosciences)

L’Entretien

Jean-Marie Guilloux : Ai-je raison quand je parle des circuits courts comme d’une invention récente ?

Bernard Mondy (ENFA)- : Pas tout à fait, car le circuit court existe depuis quelque temps déjà, en ce sens que la vente
directe sur l’exploitation a une histoire assez ancienne. La vente directe est par essence ancrée dans l’histoire de l’agriculture, c’était même autrefois le principal mode de commercialisation.
Ce qui s’est profondément transformé au delà des formes de mise en marché des produits et de leur degré de transformation, c’est l’intervention même de l’agriculteur, la transformation de son métier, la relation qu’il a construit avec le produit et la relation qu’il a construite avec le consommateur.
La croissance spectaculaire de la production agricole durant les trente glorieuses a abouti à une augmentation spectaculaire des rendements et à la spécialisation de la plupart des exploitations. Dès lors l’agriculture française
s’est structurée autour de cette fonction unique de

production. Finie donc la commercialisation
directe au client, finie aussi la transformation des
matières premières en produits de consommation.

Jean-Marie Guilloux : On est, là, dans les années 70. Mais y-a-t-il eu d’autres étapes marquantes ?

Bernard Mondy (ENFA)- : En effet, il y a eu des étapes et des périodes nettement marquées. Les années 70 ont été marquées par deux phénomènes parallèles : l’entrée dans une période de structuration de l’industrie agroalimentaire qui s’est traduite par la loi dite d’orientation agricole de 1980 (loi
Vasseur), et par la manifestation d’une crise du système professionnel agricole en général.
Pourquoi parler de crise du système professionnel et non pas de crise du système agricole ? Parce qu’on est entré dans une surproduction qui a connu son apogée au tout début des années 80, avec l’apparition des quotas laitiers, et que cette crise de surproduction s’est étendue à toutes les
filières de production, mais aussi parce que la PAC et le modèle professionnel qui avaient été construits dans les années 60/62, sur l’acte et la fonction de production couplé à la logique de filière s’est trouvé en porte à faux. C’est cet ensemble et ce système-là qui vont continuer à se fissurer au cours des années 70 et au début des années 80. G. Allaire parlera à ce propos de « la
grande transformation de l’agriculture », d’autres
chercheurs parleront de l’émergence « d’agricultures différentes » ou « d’agricultures de résistance » (F. Pernet), « d’agricultures alternatives » ou « d’agriculture duale » ainsi que du développement des « services fermiers »
(P. Muller, B. Sylvander). Durant cette période, l’industrialisation de l’agroalimentaire, dont la rapidité est diverse selon les filières et les branches, a provoqué plusieurs types de phénomènes porteurs d’incertitude.
L’industrialisation s’est effectuée en concurrence avec l’artisanat à tous les niveaux des filières : agricole (grandes ou petites structures d’exploitation), transformation (usine, artisan), et distribution (petite et grande distribution). On assiste alors à des stratégies plus offensives de développement de productions artisanales de qualité.
Cette remise en cause du modèle de développement, a donc porté la vente directe vers le développement des circuits courts et a initié un retour sur les fondements et la définition du métier d’agriculteur, sur la maîtrise du produit agricole et la redistribution de la plus-value liée à sa mise en marché, ainsi que sur la relation agriculteur
consommateur. Ce phénomène s’étant développé sur un fond d’incertitude et de défiance des consommateurs vis-à-vis du produit industriel.
Pierre Müller (1) a fait à l’époque, un remarquable travail d’analyse sur l’évolution de ces « services fermiers » et leur incidence sur le métier d’agriculteur. Son analyse a mis en avant, l’évolution de ce métier en insistant sur les
conséquences de la prolongation de l’acte productif
(maîtrise de la transformation et de la commercialisation des produits). En cela, il a anticipé la réflexion tenue sur l’agriculture au cours des années 90 et 2000 sur le thème de la multifonctionnalité.
C’est la première fois en effet, que l’on parle, de
l’exploitant agricole autrement que comme un simple producteur de matière première, et que l’on évoque le métier d’agriculteur comme un métier en trois dimensions (producteur, transformateur, commerçant). Il a même codifié ce métier autour du référentiel « d’exploitant rural » ou « d’entrepreneur rural » qui annexe de nouvelles compétences à
l’activité de production. Cette réflexion s’est également appuyée sur la vision des nouvelles fonctions et de la multifonctionnalité de l’agriculture (accueil, services, agritourisme, entretien du milieu...).
Le concept d’agriculture fermière qui en est découlé s’est aussi en partie construit par opposition au modèle dominant. Ce concept de productions fermières modifie d’ailleurs assez profondément l’approche et la définition de l’exploitation agricole.
Concernant l’évolution du métier : il s’agit de trois
métiers en un : à côté de la production, on propose des activités de service et on pratique aussi l’accueil à la ferme. Concernant l’entreprise, tout ce mouvement de diversification va changer l’organisation du travail au sein de l’entreprise et redéfinir également l’économie de ces exploitations agricoles.
Au début, la profession agricole a considéré que, ce
phénomène de production fermière et de développement
des circuits courts était un phénomène marginal. Mais petit à petit celui-ci ne se présente plus comme un simple phénomène de diversification des exploitations agricoles. Il y a une véritable professionnalisation du secteur.
Cette tendance à la professionnalisation s’est affirmée au cours des années 80/90 avec, pour principal moteur, la lutte contre le monopole du marché alimentaire et les centrales d’achat qui imposent des prix de plus en plus bas.
Notons que ce mouvement a été également encouragé par la réaction des consommateurs a qui l’industrie agroalimentaire dicte des modes de consommation standardisés et par les crises alimentaires. C. Grignon parlera à ce propos de « malaise alimentaire ». On voit alors apparaître l’aspiration des consommateurs à manger des
aliments dits de qualité. Les produits fermiers vont surfer sur cette vague de défiance vis-à-vis des produits industriels, anonymes et semblant relever de process de production peu naturels.

Jean-Marie Guilloux : Passons rapidement aux années 80 - 90. Il y a un quiproquo dans la représentation du
circuit territorialisé, où l’on vend des produits du terroir dans la région où ils sont produits, et une autre manière de faire qui consiste à faire venir des produits de différents territoires dans une coopérative, dans un même lieu
.

Bernard Mondy (ENFA)- : Deux éléments ont profondément modifié la
donne à partir des années 80.
Tout d’abord, le volontarisme des politiques publiques régionales qui ont mis en place et assuré la promotion des produits de terroir (voir par exemple le label Païs). Suite à la décentralisation, de nombreuses régions vont développer des labels régionaux. Rappelons-nous que cette vogue des produits régionaux a largement diffusé et a été reprise par les grandes enseignes (« nos régions ont du talent », « filière qualité Carrefour », « BIO carrefour », etc...).
Ensuite, le fait que, en parallèle concernant les produits fermiers, s’est développé tout un dispositif d’innovation à l’initiative des agriculteurs : on a vu fleurir des Points de vente collectifs (PVC) qui regroupent des agriculteurs
qui s’organisent pour vendre en commun dans des magasins qu’ils gèrent en Groupement d’intérêt économique (GIE) ou en coop (ceux-ci sont très nombreux en Rhône-Alpes et dans le Sud-Ouest). On a vu dans le même temps se mettre en place des dispositifs de promotion un peu plus ambitieux, comme le Salon Paris Fermier, qui a compté 36 000 visiteurs sur trois jours, dès la première manifestation - avec une
journée exclusivement réservée aux restaurateurs et
aux professionnels de la distribution. Aujourd’hui, ce Salon regroupe chaque année près de 80 000 personnes à l’Espace Champerret à Paris et il est en train d’essaimer dans toutes les capitales régionales.
C’est donc un vaste mouvement de prise en compte par les producteurs de la maîtrise du produit, de sa transformation et de sa commercialisation. En 2000, 15% des exploitations déclaraient pratiquer la vente directe de produits transformés, on pourrait alors parler de régression puisque en 1998, 27% des exploitants déclaraient cette pratique. En fait, l’activité s’est resserrée mais elle s’est surtout
extrêmement professionnalisée. Nous ne sommes plus en face du même agriculteur, ni de la même entreprise agricole.
On assiste donc à un vaste basculement qui s’est opéré dans les années 90, et qui s’est renforcé au travers des dynamiques d’installation. Il est en effet plus facile et moins onéreux de s’installer en production fermière et sur des systèmes économes en foncier.

Jean-Marie Guilloux : Dernière question : dans les années 60 - 70, il me semble que c’était d’abord la qualité nutritive et le prix accessible qui étaient demandés. En 80 - 90, c’est la capacité d’un produit à se
différencier des autres. Et en 2000 ? Qu’est-ce qui compte aujourd’hui dans un produit ?

Bernard Mondy (ENFA)- : On a beaucoup joué sur l’origine des produits, sur la labellisation des produits régionaux, sur la notion de
produits fermiers qui est devenue un enjeu et une pomme de discorde entre l’industrie agroalimentaire et les producteurs fermiers. Les marques commerciales et les enseignes ont décliné à l’envi les termes de terroir ou de fermier pour appâter le client. Il s’en est d’ailleurs suivi une vaste polémique autour du décret prévu par la Loi
d’orientation agricole 1999. La caractéristique commune de ces produits très différents les uns des autres était basée sur le fait qu’ils font tous appel à la tradition au naturel et au terroir pour signifier leur qualité auprès du consommateur.
Actuellement, on voit apparaître une génération de
produits fermiers maîtrisés par les producteurs, dont la revendication de qualité est basée sur la confiance et la connaissance du producteur. Ils sont issus d’une agriculture qui instaure une relation différente entre les agriculteurs et les consommateurs. Cette démarche s’illustre à ce jour par le phénomène des Associations pour le maintien d’une agriculture paysane (Amap-) et des Points de Vente
Collectifs. Ils témoignent de la dynamique des
dispositifs de commercialisation alternatifs basés
sur la qualité relationnelle.
Aujourd’hui enfin, ce qui est le plus mis en valeur, c’est la notion de « circuits de proximité », qui transgresse la traditionnelle opposition entre circuits courts et circuits longs que l’on a connue. Ces notions devenant en partie
obsolètes.
Aujourd’hui l’agriculteur et le producteur fermier commercialisent de façon concomitante leurs produits en vente directe, sur des marchés, en point de vente collectif et/ou par internet. Les technologies de communication ayant bouleversé l’ensemble du système et la relation producteur
consommateur. On pourrait citer plusieurs exemples d’entreprises qui fonctionnent sur ce mode en Midi-Pyrénées et qui laissent des revenus disponibles aux producteurs qui feraient pâlir d’envie nombre d’agrimanagers inscrits
dans des filières lourdes.
Autre phénomène d’importance, une nouvelle préoccupation est apparue chez les consommateurs : la volonté de s’inscrire dans une démarche « équitable et éthiquable » plus territorialisée. Celle-ci s’exprime et se présente
aujourd’hui comme « l’expression d’une volonté de solidarités villes-campagnes et de nouvelles coordinations fermières ».
Le produit fermier est aujourd’hui un produit qui exerce, comme l’on dit, une fonction de médiation et qui se positionne sur un registre nouveau, celui de la confiance liée à l’inter- connaissance et à la proximité.

1) Muller P. Les services fermiers Etude DERF 1991 ; Muller
P., Faure F., Gerbaux F., Les entrepreneurs ruraux éd.
Lharmattan 1989 ; Muller P.Une agriculture de service in
POUR, 1991 pp 101-104

Les contacts, adresses et sites utiles

Accueil paysan
MIN, 117, rue des alliés, 38 030 Grenoble cedex
Tél : 04 76 43 44 83
Site : www.accueil-paysan.com /
Mèl : info@accueil- paysan.com

Alliance Paysanne Ecologistes consommateurs
8, quai maréchal Joffre, 69002 Lyon
Tél :04 78 37 19 48
Site : http//alliancepec.free.fr / Mèl : alliancerhonealpes@free.fr

AVEC
41, rue Charles Robin, 01000 Bourg en Bresse
tél : 04 74 23 00 91
Mèl : FNAPF.avec@wanadoo.fr

F.N.CIVAM
71 Boulevard de Sébastopol, 75002 Paris
tél : 04 75 83 10 18
site : www.civam.org / Mèl : fncivam@globenet.org

RELIER
2, rue Michelet, 12400 Saint Affrique
tél : 05 65 99 38 42
Site : www.relier.info / Mèl : vjannot@relier.info

TRAME
6 rue de la Rochefoucauld, 75009 Paris
tél : 01 44 95 08 00
site : www.trame.org / Mèl : trame@trame.org

Bibliographie

  • Muller Pierre
    1987 un métier né de la crise exploitant rural in sociologie du travail
    1990 des pratiques agricoles différentes, vers un nouveau métier in Rural une carte pour la France
    1991 vers une agriculture de service ; Economie rurale, n°202-203
  • Sylvander Bertil
    1990, transformer et vendre des produits fermiers : un avenir ; Actes du colloque de Rambouillet 12 et 13 déc. 1989
    1990 Le marché de l’agroalimentaire Paysan : situation actuelle et perspectives Toulouse INRA 137p.
    1988 les stratégies institutionnelles de qualité dans le secteur agroalimentaire
    1989 produits fermiers un essai de définition in les produits fermiers prennent de la hauteur éd.PROCIVAM
  • Pernet François
    1984 les agricultures différentes éd. La pensée sauvage et peuple et culture
    1986 association activités agricoles et non agricoles : nouvelles stratégies d’installation INRA Grenoble

Cette chronique « Petits plats dans les grands » » est une des séquences de l’émission du 4 Juin 2007-. Le Plateau du J’GO est co-organisé par la Mission Agrobiosciences, le Restaurant du J’GO et Radio Mon Païs.

Accéder à toutes les publications « Alimentation en Débats du Plateau du J’GO-.Un Télescopage de points de vue de scientifiques, producteurs et cuisiniers sur l’actualité de l’Alimentation et de la Société organisé par la Mission Agrobiosciences. En collaboration avec le bistrot du J’Go à Toulouse. Rencontres enregistrées et diffusées le troisième mardi de chaque mois de 17h30 à 18h30 et le troisième mercredi de chaque mois de 13h à 14h sur Radio Mon Païs (90.1).

Alimentation en débat : les Chroniques « Grain de Sel » de la Mission Agrobiosciences. 4 Juin 2007.

Accéder à toutes les Publications : Alimentation et Société- Des conférences-débats, tables rondes, points de vue et analyses afin de mieux cerner les problématiques sociétales liées au devenir de l’alimentation. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

  • Voir un long extrait du film : Politique Agricole Commune : La Voix de ses Pères. Sur le site du Gouvernement - Réalisé en 2009 par Noémie Roché en collaboration avec la Mission Agrobiosciences, édité par le Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire. Avec les témoignages de : Edgard Pisani-, ministre de l’Agriculture de 1962 à 1966, commissaire européen en charge du développement de 1981 à 1983. Pierre Méhaignerie, député, ministre de l’Agriculture de 1977 à 1981. Georges Rencki, professeur au Collège d’Europe, proche conseiller du commissaire européen à l’agriculture Sicco Mansholt (1958-1972) Michel Rocard, Premier ministre (1988-1991) ; ministre de l’Agriculture (1983-1985) ; président, avec Alain Juppé, de la Commission chargée de réfléchir à l’utilisation du futur emprunt national Jean François-Poncet-, sénateur du Lot-et-Garonne, Vice-Président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées ; vice-président de la Commission des affaires européennes Henri Nallet, vice-président de la fondation Jean Jaurès, Président de l’Observatoire national de l’enseignement agricole (ONEA), ministre de l’Agriculture de 1985 à 1986 et de 1988 à 1990. Jean Pinchon (1925-2009), ancien président de l’Inao, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture Edgar Faure, de 1966 à 1968. Bertrand Hervieu-, Inspecteur général de l’agriculture, ancien Secrétaire général du CIHEAM (Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes). Michel Tesseydou, agriculteur, ancien président du CNJA, le Centre national des jeunes agriculteurs Lucien Bourgeois-, économiste, membre de section du Conseil Economique, Social et Environnemental de Paris.. Luc Guyau, agriculteur et ancien président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA). Michel Jacquot, avocat spécialiste du droit communautaire, directeur du FEOGA - Fonds européen d’orientation et de garantie agricole européenne - de 1987 à 1997.

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