03/04/2006
Gestion de crise
Mots-clés: Crises , Politiques , Risque , Santé

PROSPECTIVE : Quatre scénarios pour le futur des politiques publiques de l’alimentation dans un contexte de crise. (Publication originale)

Copyright www.agrobiosciences.org

Cinq ans après la tenue des Etats Généraux de l’Alimentation durant la deuxième crise de l’ESB, des questions : la sécurité sanitaire des aliments s’est-elle améliorée ? Le risque de crise est-il toujours présent ? Les pouvoirs publics et l’opinion ont-ils fait évoluer leurs comportements ? Le directeur de la Mission Agrobiosciences, Jean-Claude Flamant, tente de répondre en revisitant les quatre Scénarios qu’il avait lui-même proposés lors du Colloque final des Etats Généraux de l’Alimentation qui s’était tenu à La Défense le 13 décembre 2000.

Quatre scénarios pour le futur des politiques publiques de l’alimentation dans un contexte de crise

par Jean-Claude Flamant, Mission Agrobiosciences

Cinq ans après la tenue des Etats Généraux de l’Alimentation durant la deuxième crise de l’ESB, des questions : la sécurité sanitaire des aliments s’est-elle améliorée ? le risque de crise est-il toujours présent ? les pouvoirs publics et l’opinion ont-ils fait évoluer leurs comportements ? Tentatives de réponse en revisitant les quatre Scénarios proposés lors du Colloque final tenu à La Défense le 13 décembre 2000.

Un peu d’histoire cinq ans après

C’était il y a déjà cinq ans. La tenue des Etats Généraux de l’Alimentation avait été décidée par le Premier Ministre Lionel Jospin. Après l’épisode des listérias dans les camemberts au lait cru qui avait failli ruiné une entreprise réputée et la crise de la dioxine dans les poulets qui avait fait tombé le gouvernement belge, il exprimait alors le besoin d’avoir en France un débat national serein, dans un contexte apaisé, sur le système alimentaire souhaité par les Français : « Que voulons-nous manger ? »
Conçus et montés dans cet état d’esprit au cours du printemps 2000, avec le concours de la Mission d’Animation des Agrobiosciences, les Etats Généraux de l’Alimentation vont se dérouler courant novembre 2000... en plein déchaînement de la « Deuxième crise de la vache folle ». Le décrochage est alors complet entre l’esprit des Forums régionaux (Lyon, Lille, Nantes, Toulouse, Marseille) conçus dans la perspective d’amorcer un débat permanent entre les différents acteurs de la chaîne alimentaire - producteurs, industriels, distributeurs, consommateurs - et l’urgence devant laquelle se trouvent les pouvoirs publics de devoir rassurer. De plus le contexte politique de la cohabitation induit des discordances au plus haut niveau de l’Etat.
Etait-il souhaitable, dans ces conditions, de tenir le Colloque final prévu à Paris en présence du Premier Ministre et des Ministres concernés (agriculture, santé, consommation) ? La réponse fut finalement positive. Et le Premier Ministre annonçait le 13 décembre 2000 un certain nombre de dispositions susceptibles de garantir à l’opinion que les bonnes mesures étaient prises, à court terme - le test « ESB » à l’abattoir pour tous les bovins âgés de trois ans et plus - comme à moyen terme en référence aux attentes qui avaient été exprimées au cours des Forums régionaux.
Le cabinet du Premier Ministre avait donné son accord pour que la Mission Agrobiosciences, dans la position d’écoute qui lui avait été confiée, apporte ses analyses au cours de ce Colloque sous la forme de « Scénarios du futur ». Une expression en a été rapportée dans la plaquette diffusée au cours du printemps 2001, reproduite ci-dessous.
Cinq ans après que peut-on en dire ? L’exercice est instructif ! Il est toujours redoutable de soumettre à la réalité d’aujourd’hui ce qui en avait été dit lorsqu’il s’agissait alors du futur ! Mais cet exercice de prospective n’avait pas pour objet de prévoir le futur, mais de décrire différentes mises en scène (« scénario ») du jeu des acteurs de la chaîne alimentaire et du rôle des pouvoirs publics dans un contexte de crise.

Premier scénario : la répétition des crises

Le premier scénario annonce que malgré les leçons des deux crises de la vache folle, 1996 et 2000, toutes les conditions sont réunies pour que des crises de même type se reproduisent. Les raisons avancées : des chaînes alimentaires longues à l’échelle du monde, des médias qui propulsent des images forçant l’émotion, des incertitudes sur les moyens à prendre pour juguler les dangers et prévenir les risques... Confirmation : quelques mois après, en février-mars 2001, les opinions publiques étaient bouleversées par les images des brasiers d’animaux en Grande Bretagne, aux Pays-Bas et en France, de troupeaux atteints par la fièvre aphteuse. Certes, il ne s’agissait pas d’une crise sanitaire affectant l’homme, mais d’une crise touchant la chaîne alimentaire conduisant à s’interroger sur la nécessité ou non de remettre en cause les conditions d’élevage des animaux (voir à ce sujet la Table Ronde organisée à Budapest par la Fédération Européenne de Zootechnie avec le concours de la Mission Agrobiosciences), avec la crainte diffuse qu’une épidémie animale puisse passer la barrière des espèces et deviennent une épidémie humaine. Ont suivi les alertes concernant la teneur en substances toxiques des saumons d’élevage ou encore les risques encourus par la consommation de légumes aux taux de pesticides trop élevés. Et aujourd’hui, en 2005, la grippe aviaire, avec seulement quelques morts humains en Asie, provoque une chute de 20 à 30% des ventes de volaille en France. Les mêmes causes structurelles de notre système d’alimentation et d’information produisent toujours les mêmes effets. Avant même la réalité d’accidents sanitaires pour l’homme, les conséquences sont d’ordre économique, avec des coûts importants. Mais les précédents du « sang contaminé » et de la « vache folle » maintiennent l’idée que le pire peut arriver et que les pouvoirs publics ne disent pas la vérité.

Deuxième scénario : les vertus de l’information et de la prévention

Le deuxième scénario, celui de l’apaisement par l’information et l’éducation avec la mise en œuvre de dispositifs nouveaux de prévention, a-t-il été efficace ? Ce Scénario était le préféré des cabinets ministériels : ceux-ci nous le font savoir au cours de la phase de préparation. Les Ministres vont l’enrichir de leurs annonces, notamment le Programme National Alimentation Santé maintenant opératoire, accompagné d’une prise en charge médiatique importante, notamment à propos de l’obésité. Suivront des dispositions telles que l’interdiction des barres chocolatées (et autres) dans les écoles, l’enseignement du patrimoine culinaire, l’implication de diététiciens auprès des municipalités pour les cantines scolaires, la formation des élèves à une meilleure alimentation. Sur la scène du Colloque des Etats Généraux de l’Alimentation, deux sociologues de l’alimentation avaient formulé des objections à propos de l’idée d’une formation scolaire au comportement alimentaire. Et, plus récemment, un spécialiste de la psychologie interculturelle a crûment éclairé ce qu’il a appelé « l’orthorexie », c’est-à-dire une déviation psychologique dont sont victimes certains de ceux qui ont entendu les messages nutritionnels publics, jusqu’à en être obsédés de manière maladive. Et puis soulignent d’autres, l’accent mis sur les dangers de l’obésité, dans la perspective d’accidents cardio-vasculaires, fortement relayé par les médias (voir le succès des émissions sur ce sujet sur toutes les chaînes de télévision), ne conduit-il pas à désigner comme anormaux ceux, et celles, dont le poids est trop élevé... Et ce grignotage jugé néfaste, commente un jour une historienne de l’alimentation devant les tables du « Café de l’Agriculture » dans l’enceinte du SIA, pleines de jeunes lycéens ? : « Rien de plus normal ! Tous les documents historiques montrent que l’on a toujours grignoté », tout particulièrement les Rois de France au cours de leurs voyages dont on garde la trace. Le problème n’est donc pas celui du grignotage lui-même mais la nature de ce qui est grignoté, et aussi l’insuffisance des exercices physiques des intéressés (voir le cas des « Rois Fainéants »). La mise en œuvre de ce Scénario par les pouvoirs publics met donc en exergue l’intérêt d’accompagner les mesures prises par un recours permanent aux analyses des sciences humaines et par l’organisation d’un « observatoire de l’alimentation ».

Troisième scénario : le salut par la science et la technologie

Le troisième scénario met en valeur les « nouveaux horizons » ouverts par la science et la technologie qui peuvent permettre de « contourner les crises », voire de les effacer. Ce Scénario décrit que les difficultés actuelles peuvent être dépassées par les nouvelles connaissances issues de la recherche scientifique. Ses avocats (voir la Table Ronde de Budapest déjà citée) argumentent même que en dépit des apparences, les crises sanitaires qui ont toujours existé et se répèteront sont de mieux en mieux dominées et maîtrisées. Le problème réside selon eux dans la perception que le public a désormais des accidents et des informations qui en sont données par les pouvoirs publics relayés par les médias. Des solutions seront données à des problèmes aujourd’hui insurmontables. Il sera bientôt possible de détecter précocement les syndromes neuro-dégénératifs sur les animaux comme chez l’homme et enrayer leur progression par des traitements adaptés. Et puis, ajoutent les optimistes, la crise de la vache folle permet d’investir sur la connaissance des propriétés jusqu’alors inconnues des protéines et donc de permettre des progressions insoupçonnées jusqu’alors et qui vont servir à plein d’autres domaines de préoccupations. Dès à présent, les acides gras « oméga 3 » et « oméga 6 », dont l’existence et les bienfaits avaient été mentionnée au cours des forums des Etats Généraux, notamment à Lille (l’Institut Pasteur de Lille a été à la pointe de ces travaux et a été associé à la commercialisation d’une margarine), sont popularisés. Ainsi, la recherche, accusée d’être à l’origine de technologies « à problèmes », apporterait aussi des éléments de solution. Et pourtant alors que nous vivons aujourd’hui l’épisode de la grippe aviaire, les explications scientifiques données sur la maîtrise du virus et sur ses éventuelles mutations... créent l’inquiétude parmi la population.

Quatrième scénario : les bienfaits de la proximité

Ce scénario décrit une situation dans laquelle l’opinion, redoutant que se reproduisent les crises (et avec de bonnes raisons justifiées par la poursuite du Scénario 1 et les limites des scénarios 2 et 3) ne fait pas confiance aux actions d’information et de prévention mises en œuvre par les pouvoirs publics, et ne croit pas que la science qui a été à l’origine de tant de problèmes puisse apporter des solutions aux maux d’aujourd’hui : les pesticides dans l’eau et l’alimentation, la pollution de l’air, le changement climatique, la destruction des forêts tropicales, etc. Ce Scénario met en avant l’intérêt des ventes par les circuits courts (qui minimisent les dépenses énergétiques et sont susceptibles de participer à la réduction des émissions de CO2), par les rapports de proximité où les risques sanitaires sont limités, aux pratiques agricoles du type « agriculture biologique ». Ce Scénario est porté aujourd’hui par des discours militants et bénéficie certainement de l’adhésion des citoyens. Pourtant, relèvent les sociologues de l’alimentation, le phénomène qui est probablement le plus significatif de ces dernières années, c’est le décrochage entre ce à quoi aspirent les gens et ce qu’ils font effectivement par leurs actes d’achats (voir sur ce sujet la Table Ronde de la Fédération Européenne de Zootechnie, à Rome, en 2003). Et un bon indicateur de ceci est la progression du chiffre d’affaires des chaînes de distribution de « hard discount ». Les produits de l’agriculture biologique ne concernent en France que 1,5% des achats de produits alimentaires .

Quelles leçons tirer de cette exploration des Scénarios cinq ans après ?

Le jeu de ces Scénarios souligne l’intérêt qu’il faut porter aux facteurs lourds qui conditionnent les évolutions : il faut faire avec ! Tout d’abord, les conditions économiques qui privilégient les produits à moindre coût quelle qu’en soit l’origine géographique, lointaine ou proche. Ensuite, le rôle majeur de l’information via les médias, avec des conséquences sur l’arbitrage que font les consommateurs entre différents produits, dans la mesure où, à coût égal, ils vont privilégier ceux à propos desquels aucun signal d’inquiétude n’est transmis. En troisième position arrive le rôle du progrès de la science et de la technologie, à la fois souhaité et redouté. Finalement, les régulations mises en œuvre par les pouvoirs publics, tenant compte de tous ces facteurs, doivent aussi disposer d’informations et d’analyses en temps réel, pas uniquement de nature technique et biologique (les chaînes de bio-vigilance sont de mieux en mieux maîtrisées) mais de plus en plus en faisant appel aux ressources des sciences « de l’esprit ». Toutefois la prise en compte de ces tendances lourdes ne doit pas occulter la nécessité d’être attentif aux « signaux faibles » qui peuvent révéler des possibilités de transformations fortes dans le futur. D’où le besoin d’un observatoire permanent, notamment pour être attentif à l’évolution des rapports et des distances entre les opinions « citoyennes » et les comportements « consommateurs ».

Crises alimentaires. Quatre retours vers nos futurs « extrait des Actes des Etats Généraux de l’Alimentation »

Pire ou meilleur ? Quel sera notre futur ? A partir de la réflexion menée par les Français lors des Etats Généraux de l’Alimentation, Jean-Claude Flamant a élaboré quatre scénarios. Au-delà de l’exercice de style, ces fictions permettent de mieux éclairer le présent et ses contradictions. Elles méritent aussi d’être débattues. L’enjeu ? Construire ensemble notre avenir, qui sera sans doute un panachage de ces différentes alternatives.

Un futur « redouté » : des crises à répétition

Après la vache folle, les listérias, la dioxine... les incidents et les accidents alimentaires continuent de nourrir abondamment la Une des journaux. Paradoxe : c’est dans une société au comble de l’abondance - alors que la production agricole s’intensifie encore, que la mondialisation bat son plein et que l’industrie se décarcasse pour nous simplifier la vie - qu’émergent des crises à répétition. Conséquence : hantés par l’angoisse de ce qu’on pourrait leur cacher, les consommateurs pratiquent le « nomadisme » alimentaire, surfant parmi la grande diversité de produits venus des quatre coins du globe.
Il faut dire que la liste des incertitudes et des mécontentements est longue... Manque de confiance dans les normes et els pouvoirs publics, flou artistique sur la chaîne qui relie l’étable à la table, interrogation sur l’indépendance de la recherche publique, sur les additifs et les résidus de pesticides, flop de la formation et de l’éducation censées contribuer au libre choix des personnes... Plus rien n’est sûr pour les consommateurs, ni pour les producteurs. Avec le risque d’entraîner des chocs alimentaires imprévisibles.
Imaginez un monde où les alertes sur les risques liés aux nouvelles technologies génétiques restent sans réponses claires, où les problèmes de santé liés aux déséquilibres alimentaires s’emballent... Dans ce scénario noir, les moyens financiers se détournent des entreprises, l’effondrement guette le système alimentaire... Faute d’avoir correctement assuré la sécurité des aliments, c’est désormais le manque à manger qui menace.

Deux futurs « rêvés »

1. Informer et éduquer pour prévenir et apaiser. Les efforts en matière d’information et d’éducation portent enfin leurs fruits. Les consommateurs rodés à la culture du risque - meilleure façon d’appliquer le principe de précaution - acceptent l’idée que « le risque zéro n’existe pas » et ont conscience que les filières alimentaires sécurisées limitent au mieux les dérapages.
Grâce à un Observatoire de l’alimentation, les informations validées par les incidents et les accidents sont livrées en toute transparence et en temps réel. Les organisations de consommateurs et les médias donnent du sens au perfectionnement du système, se faisant l’écho des suites données aux accidents qui surviennent encore et sur les connaissances nouvellement acquises.
Cette meilleure information, qui permet de mieux relativiser les risques, met l’accent sur le comportement alimentaire des individus, principalement sur ses conséquences pour la santé. Une action nationale de formation est engagée qui implique les professions de santé, les programmes scolaires et la recherche, ciblant certains publics comme les personnes âgées, les individus à risques allergiques ou les femmes enceintes.
Les élus locaux, principalement ceux responsables de la restauration collective et des cantines scolaires, bénéficient de soutiens en matière de contrôle de la traçabilité et de nutrition. Reste le programme de certification des exploitations agricoles, des industries agro-alimentaires et des chaînes de distribution. S’appuyant sur des cahiers des charges qui assurent sécurité, traçabilité et développement durable, il engage la responsabilité des professionnels de manière contractuelle avec la population.

2. « La science et les technologies » dessinent de nouveaux horizons. Grâce aux nouvelles connaissances sur le vivant, on peut mieux prévenir les maladies neurologiques du vieillissement et en limiter l’impact chez les animaux et chez l’homme. Les avantages des techniques du génie génétique sont démontrés et admis, pour une agriculture économe et respectueuse de l’environnement, pour une alimentation de qualité et une meilleure santé. La mise au point de nouveaux procédés s’accompagne d’importants investissements en matière de recherche publique sur la prévention des risques et des liens entre santé et alimentation - rappelons que la recherche publique a été rendue indépendante face aux intérêts privés grâce au débat politique et à une réorganisation des structures. La généralisation des puces électroniques et des capteurs garantit une détection rapide des risques, y compris au niveau domestique. La traçabilité est sans faille, de la fourche à la fourchette, et sur l’ensemble de la planète.
Sans oublier les dimensions culturelles, philosophiques et éthiques de l’alimentation et des sciences du vivant qui nourrissent la compréhension de l’évolution des sociétés et des conditions dans lesquelles les crises alimentaires peuvent être prévenues et gérées. Elles éclairent les domaines où les pouvoirs publics exercent une fonction de régulation (la réglementation) dans le champ toujours plus vaste et plus complexe ouvert par les biosciences.

Un futur pragmatique : des acteurs coopérant pour des régulations durables

Malgré les dispositifs de prévention et d’information mis en place par les pouvoirs publics, malgré les découvertes scientifiques, malgré les progrès technologiques... les incidents et les accidents se répètent. Les consommateurs ne peuvent avoir une confiance totale dans le système. Normal, ils savent que si les technologies nouvelles règlent certains problèmes, elles en créent d’autres, et qu’il est impossible d’assurer totalement la fiabilité de chaînes alimentaires toujours plus longues et plus complexes. Pas question non plus de maîtriser le comportement de chacun par l’information et l’éducation.
Le rêve d’un progrès acquis sur la base des connaissances scientifiques reste possible, mais ce futur est encore incertain, inquiétant par certains côtés. Le marché continue à jouer un rôle ambigu, générateur de prospérité pour certains, confiscateur de richesses pour d’autres.
Toutefois, l’aspiration à une société plus humaine fait son chemin chez les individus et se concrétise de manière pragmatique chez les différents acteurs du système. Exemples. Les consommateurs privilégient les chaînes alimentaires courtes, tandis que les industriels sécurisent leur production par une maîtrise de l’origine des matières premières. Les systèmes agricoles respectueux de l’environnement se font plus proches des ressources naturelles locales et associent des citoyens à leurs orientations. Modestes, les chercheurs informent le public de manière compréhensible tout en prenant en compte les « savoirs profanes ». Des lieux de débats s’organisent ici et là. L’écoute réciproque d’individus aux intérêts contradictoires assure une appropriation des informations à tous les niveaux et offre à chacun la possibilité d’émettre des messages... en direction des décideurs.

Pour obtenir l’ensemble des actes des Etats Généraux de l’Alimentation édité par la Mission Agrobiosciences et le Ministère de l’Agriculture, en faire la demande en cliquant Actes EGA- en précisant votre adresse complète

A propos des Etats Généraux de l’Alimentation, décembre 200

Mot-clé Nature du document
A la une
LES CONTROVERSES DE MARCIAC Les actes, les lives…
  • Mutation culturelle : nous sommes prisonniers du passage Voir le site
  • « Plutôt que de chercher à tout contrôler, il faut apprendre à gérer l’imprévisible. » Voir le site
SESAME Sciences et société, alimentation, mondes agricole et environnement
AGROBIOSCIENCES TV Détecter, instruire, -animer les questions

A propos du débat autour du glyphosate et plus largement des pesticides, visionner les entretiens réalisés lors du colloque Recherche Ecophyto sur AgrobiosciencesTV avec Philippe Billet, Dominique Desjeux, Claire Lamine, Antoine Messéan, Pierre Ricci....

Voir le site
FIL TWITTER Des mots et des actes
FIL FACEBOOK Des mots et des actes
Top