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Revue de presse quotidienne. Mission Agrobiosciences
Erreurs et silence sur les victimes de la vache folle
28 mars 2006, L’Humanité, Le Monde, Le Figaro et communiqués FAO
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L’embargo européen sur le boeuf britannique, décrété le 27 mars 1996 en raison de l’annonce de la possibilité de transmission à l’homme de l’épidémie d’encéphalite spongiforme bovine (ESB), a été levé début mars. L’information, en ces temps de hantise de grippe aviaire, est passée au second plan. C’est « l’effet-boeuf » décrit dans un billet télé de L’Humanité, qui évoque un « chassé-croisé entre la volaille et le boeuf ». Le Monde revient en titre sur « la crise de la vache folle, dix ans après », tout en précisant que « nous sommes aujourd’hui vingt ans après l’émergence de l’épizootie en Angleterre ».

 

Bernard Vallat, ancien chef des services vétérinaires français devenu directeur général de l’Organisation mondiale de la santé animale, rappelle : « de 1986 à 1996, la maladie avait été gérée comme une affection animale, et ce même si quelques voix de scientifiques s’étaient élevées pour évoquer un possible passage à l’homme ». Malgré les déclarations récentes de nouveaux cas d’ESB en Suède, au Japon et aux Etats-Unis, le journaliste Jean-Yves Nau indique que « cette progression géographique de l’épizootie n’inquiète pourtant pas les experts vétérinaires » car « ils observent à l’échelon mondial, une réduction notable du nombre des cas chez les bovins » (1 646 cas en 2003, 878 en 2004, 474 en 2005).
Des chiffres extraits d’un communiqué de la FAO, qui annonçait le 20 mars dernier « le déclin de l’ESB dans le monde ». L’an dernier déjà, la FAO ne parlait plus de de « cas isolés » dans un communiqué daté du 7 février 2005. « A l’heure où la grippe aviaire monopolise l’attention de la communauté internationale, il est réjouissant de constater que l’on marque des points face à une autre maladie animale susceptible de se transmettre aux humains », se réjouit la FAO, qui souligne que « la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob - considérée comme la forme humaine de l’ESB - a tué cinq personnes seulement dans le monde en 2005 ».
Dans Le Monde, Jean-Yves Nau souligne dans un deuxième article les erreurs dans l’estimation du nombre des victimes, rappelant les « prédictions apocalyptiques » de certains experts. « Les annonces précoces, alors largement reprises par les médias, ont été faites à partir de modèles fondés sur le caractère singulier de la situation britannique, où 150 000 bovins avaient été atteints », explique Marc Savey, directeur de recherches à l’Afssa.
Un reportage du Figaro revient cependant sur le décès d’une jeune française à Villeneuve d’Asq, le 7 février dernier. Elle s’appellait Lucile, avait 19 ans, et venait d’accoucher d’un bébé. La maladie a été diagnostiquée durant la grossesse. « En quelques mois, le corps de cette jeune femme pleine de vie s’est momifiée », raconte l’envoyée spéciale du Figaro, qui rend compte des difficultés rencontrées par la mère de la victime. « Les hôpitaux prétendaient qu’ils n’avaient pas de lit disponible, personne ne voulait d’une malade dont il serait difficile de se débarrasser », témoigne la mère. Le reportage, non signé, insiste sur cette « victime silencieuse » de la vache folle.
Mission Agrobiosciences. Revue de presse. 28 mars 2006.

Le site Vie-publique de la Documentation Française distingue deux "crises de la vache folle" dans sa chronologie (s’arrête en 2004)

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