29/04/2004
Le sens des mots. Août 2003

Parasite, celui qui s’invite à table...

Avec un tel préfixe, ce ne peut-être que du grec. Parasitos est bien, en effet, celui qui « mange auprès de... ». Un simple convive ?

En ce mois des aoûtats, dont chacun a certainement en tête l’irritante présence, rafraîchissons-nous aux sources du « Parasite ».

Avec un tel préfixe, ce ne peut-être que du grec. Parasitos est bien, en effet, celui qui « mange auprès de... ». Un simple convive ? Non, déjà un pique-assiette. En clair, « un citoyen nourri aux frais de l’État »

Adopté par le français au XVIIème siècle, le « parasite » poursuit sa vocation. Il est celui qui « dîne aux frais des riches » en échange de quelques bons poèmes et plaisanteries.

Mais, dès le siècle suivant, il entame sa « double vie avec la découverte de formes vivantes -autres que l’homme donc- qui se développent aux dépends d’autres organismes vivants

Ce sont, du coup, des plantes, des insectes, des oiseaux ou des mollusques qui sont dits « parasites », mais sans ostracisme aucun, comme simple adjectif.

Et aujourd’hui ? Loin de ne voir dans le « parasite » qu’un risque pathogène -beaucoup peuvent générer des bienfaits- de nombreux chercheurs étudient les échanges mutuels et fructueux entre ce type d’organisme et son hôte.

Il n’y a certes pas de quoi bénir les aoûtats, mais peut-être manière à revisiter la fonction sociale de certains humains...

Par Valérie Péan. Mission Agrobiosciences

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