16/10/2009
Alimentation et société.
Nature du document: Chroniques

Alimentations adolescentes : loin des clichés, des cultures alimentaires plurielles (article original)

On dit d’eux qu’ils mangent mal, qu’en dehors des fast-food, de l’alimentation industrialisée et standardisée, aucune nourriture ne trouverait grâce à leurs yeux. Bref que les adolescents, à l’inverse de leurs aînés, auraient bien mauvais goût. Car c’est bien là notre vision de cette jeunesse dont on déplore l’absence de culture alimentaire au sens noble du terme, dont on n’a de cesse de vouloir limiter la consommation excessive de nourritures industrielles jugées trop grasses, trop sucrées, trop salées. A tel point que cette génération fait l’objet de toutes les attentions, de crainte que ce goût immodéré pour la malbouffe n’induise, à terme, des pathologies liées à l’alimentation, au premier rang desquelles l’obésité.
Une représentation de la jeunesse qui semblait aller de soi et que le programme de recherche AlimAdos, conduit par l’Ocha, l’Observatoire Cniel des Habitudes Alimentaires, vient bousculer. Pointant non pas une mais des cultures adolescentes, cette étude focalisée sur les discours et les représentations des adolescents, nous donne à voir leur rapport à l’alimentation et au corps. Présentés lors d’un colloque à Paris les 12 et 13 octobre, les résultats de cette étude viennent d’être publiés par l’Ocha (Alimentations adolescentes, cahier n°14). Lucie Gillot, de la Mission Agrobiosciences, qui a assisté à ce colloque, revient ici sur quelques-uns des aspects de ces alimentations adolescentes.

Les ados ambassadeurs de la malbouffe : un cliché qui a bon dos

Ni accros à la malbouffe, ni ignares en matière de nutrition, encore moins dupes du regard que l’on pose sur eux. Tels pourraient être de manière très synthétique - donc forcément réductrice - les aspects les plus saillants de cette étude. Il n’y a pas d’équivalence entre l’alimentation adolescente et la malbouffe, indique d’emblée, en introduction, l’une des directrice de ce programme de recherche, Véronique Pardo. Et si les hamburgers et autres pizzas sont effectivement au menu de cette génération, il convient néanmoins de gratter le vernis des apparences pour mieux saisir à la fois le sens et la diversité des pratiques.
Premier aspect de taille, les adolescents présentent une connaissance fine des recommandations nutritionnelles. Reste qu’ils ne sont pas dupes ni même passifs à l’égard de celles-ci. D’une part, ils pointent la difficulté de respecter ces recommandations dans nos modes de vie actifs. D’autre part, à force de désigner cette génération comme celle de la malbouffe, les ados ont fini par intégrer l’idée que, selon ces recommandations, ils mangent mal et, ce, quelles que soient leurs pratiques. Le cliché, d’une certaine manière, est devenu une norme pesante, qui agace et témoigne des effets non intentionnels mais néanmoins négatifs du discours ambiant, alarmiste sur la façon dont se nourrissent les jeunes. Pourtant, comme le montre cette étude, ces derniers sont loin d’ériger comme référence unique l’alimentation industrialisée et les plats emblématiques de la modernité alimentaire (pizzas, hamburgers, nouilles chinoises...). Ainsi, autre aspect d’importance, valorisent-ils très fortement les nourritures familiales, tout particulièrement celles des grands-parents, considérés, quelle que soit la culture d’origine, comme les dépositaires d’une mémoire culinaire. Une complexité des représentations que résume cette réponse donnée à la question « que pensez-vous transmettre à vos enfants ? » : « pas la malbouffe » précisent les ados...

L’apparence érigée comme valeur première

Comme l’explique et l’analyse très bien cette étude, il existe, dans les représentations alimentaires des adolescents, une imbrication très étroite entre l’aliment, le corps, l’apparence et la morale.
Sur le versant alimentaire, ce primat de l’apparence se manifeste de différentes manières. En premier lieu, l’étude révèle que, bien plus que le goût, ce sont l’aspect visuel, la texture et l’odeur, qui guident, de façon individuelle, la consommation ou le rejet d’un aliment. Alors que le cru et le croquant sont fortement valorisés, les aliments bouillis, « ramollis », dont le gras présente une apparence « visqueuse » ou « gluante » sont mis sur le banc de touche, aux côtés de ceux dont l’odeur « pue » [1], à l’instar des brocolis.
Mais sous le regard des autres, des aliments habituellement consommés au sein de l’enceinte familiale peuvent être, à leur tour, évincés. Ainsi, les ados n’hésitent-ils pas à délaisser un aliment qui risquerait de ternir leur image.

L’apparence corporelle est, elle-aussi, l’objet de toutes les attentions. Dans la droite ligne des recommandations nutritionnelles, nous enjoignant de limiter les apports en sucre, graisse et sel, les ados témoignent d’une grande sensibilité à ces excès en tout genre. « Ils sont plus soucieux de ce qui se paie cash », indique l’un des intervenants de ces journées, le sociologue Pascal Hintermeyer. Tout particulièrement les graisses - le gras - qui apparaît, aux yeux de certains, comme une véritable bête noire. « Tu vas dans les magasins, tu trouves que des choses grasses. On est entouré de gras », explique une jeune fille.
Ainsi cette norme sociétale, valorisant les corps minces et même maigres, dénigrant les corps gros, « gras » jugés laids, a-t-elle été particulièrement bien intégrée par les adolescents. Reste que le rapport au « gras » diffère selon les genres, comme le rapporte, Dorothée Guilhem, anthropologue. Les filles associent de manière directe "manger gras" et "avoir du gras" - ce qui n’est pas sans induire ou bien certaines restrictions, ou bien une culpabilité dès qu’un aliment un peu trop riche est ingéré ; inversement, les aliments légers, notamment liquides ou semi-liquides tels que les yaourts, smoothies..., sont valorisés parce qu’ils renvoient, dans l’imaginaire, à un corps léger. Les garçons, quant à eux, ne relient pas l’excès de graisse corporelle à une alimentation trop riche mais à un défaut d’exercice physique.

Cette apparence corporelle est d’autant plus importante qu’elle est empreinte de valeurs morales : le corps mince n’est pas seulement beau, ou même, dans nos imaginaires, synonyme de bonne santé : il indique une maîtrise de l’individu ; le corps gros, à l’inverse, est perçu comme malade. Pire, il indique que l’individu se laisse-aller. Dans cette quête d’un corps parfait sous tous les angles, outre la valeur intrinsèque des aliments, les adolescents sont également extrêmement sensibles à l’odeur, laquelle peut être vécue, indique l’anthropologue Christine Rodier, comme une agression. Dans cette optique, la mauvaise odeur est bien plus qu’un simple désagrément : elle est identifiée comme un indicateur de saleté. Dans cette imbrication entre l’aliment, son odeur et le corps, c’est tout un système de valeurs qui se met en place, marqué par une opposition entre le propre et le sale, le pur et l’impur. Dès lors, ceux qui mangent des aliments au goût ou à l’odeur désagréables - ce qui «  pue  » [2] - auront un corps malsain. Cette gestion des odeurs, qu’elles soient alimentaires - on évite de manger des aliments qui risquent de donner mauvaise haleine - ou corporelles - la sueur - devient un impératif pour soi et pour les autres.

On l’aura compris, à un âge où l’on se cherche, l’image que l’on renvoit à ses pairs est capitale. Cette dernière est l’une des clés, parmi d’autres, qui permet également de comprendre l’attrait des ados pour certains produits. Les consommations adolescentes ont ceci de singulier qu’elles s’inscrivent dans une logique de marque. Or, comme l’explique un jeune, toutes n’ont pas le même impact auprès des pairs : « manger Mac Do, c’est comme porter un sweat adidas ».

Relâchez la pression

Pressions nutritionnelles, corporelles et esthétiques, parentales... Les contraintes exercées sur la jeunesse sont nombreuses. Parmi elles, les recommandations nutritionnelles, bien comprises par les ados mais néanmoins mal acceptées lorsqu’elles prennent l’aspect d’injonction. « Cela fait militaire » disent-ils. D’autant plus que les ados ne se sentent pas concernés par celles-ci s’ils ne sont pas gros, arguant ainsi « on nous prend pour des "cons" » (selon leurs propres termes).
La pression parentale est elle-aussi palpable et traduit une forme d’inquiétude liée à la fois à la perception que l’on a des alimentations adolescentes comme aux normes corporelles. Certains parents, par exemple, suppriment le goûter afin de normaliser les prises alimentaires. D’autres n’hésitent pas à limiter les quantités - tout particulièrement en ce qui concerne les filles - de crainte que celles-ci grossissent.
Paradoxe de la modernité, l’adolescent est pris dans une socialisation très normative, caractérisée par de multiples contraintes et injonctions parfois difficiles à gérer, comme l’explique Marie-Pierre Julien (anthropologue). Elle précise, en conclusion de son intervention : « plutôt que de culpabiliser les ados, peut-être faudrait-il leur expliquer l’impact de toutes ces normes et leur apprendre à gérer toutes les contraintes de ces normes. »

En réponse à ce cadre pesant et pour se soustraire à toutes ces injonctions, l’alimentation de rue (street food) devient un espace de liberté, un lieu d’anonymat qui rompt avec les codes et les sociabilités. Ici, on peut se laisser aller, faire ce que l’on veut, manger avec qui l’on veut, simplement. Avec cette singularité exprimée par les adolescents eux-même : manger en bougeant. Une alimentation mouvante, véritable marque de fabrique, qui, aux yeux de cette génération, les caractérise vis-à-vis de leurs aînés.

Des identités bricolées

Comme le souligne en conclusion de ces journées Nicoletta Diaso, anthropologue et co-directrice de ce programme de recherche, il n’y a pas de rupture radicale avec la culture alimentaire familiale mais plutôt une négociation permanente qui reflète les contours incertains de l’adolescence. Cette négociation que l’on retrouve quels que soient les cultures et les milieux d’origine, a été particulièrement bien étudiée pour les adolescents issus de familles de migrants, à l’instar des familles turques au sein desquelles les adolescents tentent d’introduire des aliments perçus comme « modernes » et dont les sauces ketchup et mayonnaise seraient l’archétype (comme le révèle les travaux d’Hatice Soytürk, socio-anthropologue). Ajoutées par les adolescents à des plats traditionnels, ces sauces permettent de s’approprier les mets et changent les logiques de consommation. Comme le souligne le sociologue Jean-Pierre Corbeau, convié à animer l’une des séquences de ces journées, « la sauce doit être appréhendée dans une logique d’acculturation ».
Dans ce jeu des appropriations et d’une affirmation de soi, ce sont souvent les mères qui "font les frais" de l’autonomisation, analyse Meryem Sellami (sociologue). Que les jeunes filles rejettent un plat préparé par leur mère dans une logique de distanciation avec l’image de la mère nourricière, et cette dernière a le sentiment qu’elles la rejettent elle-même. L’alimentation devient dès lors le terrain de négociation des identités, non sans heurts. Reste ceci : si, de manière générale, les adolescents tentent de s’émanciper de l’univers familial, ils ne s’en échappent jamais complètement. Dans les faits, la famille demeure encore et toujours le vecteur de découverte de nouveaux plats ou aliments, comme le fromage.

Les nourritures adolescentes se caractérisent par une forme d’instabilité de ses valeurs, un aliment pouvant être dénigré du jour au lendemain sans raison apparente. On mange pour se désaffilier et se réaffilier, pour déconstruire et se reconstruire. Pour se démarquer de l’enfance, on rejette des nourritures trop emblématiques de cet âge non sans y revenir, parfois. Ces aliments qui permettent un va et vient entre le monde de l’enfance et celui de la jeunesse qualifiés de « navettes » par les chercheurs, occupent une place ambivalente, à l’image du lait, qu’on ne peut boire en public - « c’est trop la loose » - mais auquel on revient, dans l’intimité du cocon familial.

En d’autres termes, le rapport des adolescents à l’alimentation est plus complexe et divers qu’il n’y paraît de prime abord. Il n’y a pas une mais des cultures adolescentes insistent les chercheurs qui pointent également la grande réflexivité dont font preuve les plus jeunes. Des ados pluriels et lucides donc qui, loin des images préconçues, posent comme éléments fondamentaux du rapport à l’alimentation, le plaisir et la convivialité. Encore un aspect à méditer.

Lucie Gillot, Mission Agrobiosciences, vendredi 16 octobre 2009.

La Mission Agrobiosciences ne présente ici que quelques-uns des résultats du programme de recherche AlimAdos, dont l’Ocha vient de publier une partie des résultats originaux.
Pour accéder au sommaire du cahier n°14 de l’Ocha « Alimentations adolescentes en France », cliquez ici.

Alimentations adolescentes, principaux résultats d’AlimAdos, un programme de recherche de l’Ocha. Sous la direction des anthropologues Nicoletta Diaso, Annie Hubert, Véronique Pardo, cahier n°14, septembre 2009. 20€

A propos d’AlimAdos. Ce programme de recherche de l’Ocha, l’Observatoire Cniel des Habitudes Alimentaires, a été mené avec deux laboratoires du CNRS (Alsace et Provence-Alpes-Côte d’Azur) et l’Agence nationale de la recherche (ANR). Quinze chercheurs, anthropologues, ethnologues, sociologues et géographes, ont rencontré plus de 500 familles et ont conduit plus de 1500 entretiens en l’espace de trois ans. Centré sur la parole des adolescents et de ceux qui les côtoient (les parents mais aussi les professionnels de la restauration scolaire), AlimAdos est une étude qualitative dont l’objectif est de comprendre la relation des adolescents à leur alimentation et à leurs corps, afin de décrypter, sans jugement de valeur, leurs logiques et leurs ambivalences.

Lire sur le magazine Web de la Mission Agrobiosciences (publications originales accessibles gratuitement)  :

Retour sur quelques aspects du programme de recherche AlimAdos dont l’Ocha, l’Observatoire Cniel des Habitudes Alimentaires, vient de publier les résultats

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