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Vient de paraître. Dans le cadre de "Ça ne mange pas de pain !". Avril 2012.
Les contre-performances des boissons énergisantes (interview originale)
Chronique "Sur le pouce" avec Frédéric Maton, médecin nutritionniste du sport et président de la Société Française de Nutrition du Sport.

Vous donner un bon coup de fouet ! Telle est la promesse des boissons énergisantes, ces breuvages gorgés de substances excitantes, censés vous "donner des ailes". Leur commercialisation ne se fit pas sans heurts. Au regard de leurs fortes teneurs en excitants, l’Anses (alors l’Afssa) a longtemps émis un avis défavorable à la commercialisation de la plus célèbre d’entre elles : le Red Bull. Depuis 2008, celle-ci se trouve dans n’importe quel bar. De même que bien d’autres marques emblématiques de ce secteur qui se développe autour de deux types de consommation : festive et sportive.
Entre argumentaire marketing, promesse et effets réels sur l’organisme, que peut-on attendre de ces boissons ? Dans quelle mesure sont-elles adaptées à la pratique sportive ? Réponses dans cet entretien avec Frédéric Maton, médecin nutritionniste du sport et président de la Société Française de Nutrition du Sport. Cet entretien a été réalisé en mars 2012 lors de l’émission de "Ça ne mange pas de pain !" : Sport et santé : quand l’alimentation passe par tous les stades.

 

Les contre-performances des boissons énergisantes
Chronique "Sur le pouce" de l’émission de mars 2012 de "Ça ne mange pas de pain !" : Sport et santé : quand l’alimentation passe par tous les stades

Lucie Gillot Elles s’appellent Red Bull, Monster Energy ou encore Burn. Relativement nouvelles sur le marché, elles sont en pleine explosion, avec des taux de croissance avoisinant, selon les années, 40%. Très prisées des jeunes générations, les boissons énergisantes, ou energy drink, sont généralement consommées en soirée avec des alcools forts, ou à l’occasion d’une pratique sportive. Dans les deux cas, elles sont censées nous donner un petit coup de « peps ». Qu’en est-il dans les faits ?
Focus sur les contre-performances des boissons énergisantes avec Frédéric Maton, médecin nutritionniste du sport et président de la Société Française de Nutrition du Sport.

Lucie Gillot. Clarifions un peu les choses pour commencer. Existe-t-il une différence entre une boisson énergisante et une boisson énergétique ? Et le cas échéant, laquelle ?

Frédéric Maton. Ces deux types de boisson sont très différentes l’une de l’autre. Alors que la boisson énergétique a été conçue pour répondre aux besoins nutritionnels liés à l’effort physique, les boissons énergisantes, à l’inverse, sont totalement inappropriées. Ainsi les premières apportent trois éléments indispensables au bon fonctionnement du corps lors d’un effort : de l’eau ; des sels minéraux ; et des sucres, très utiles pour les disciplines d’endurance.

Les boissons énergisantes, elles, ne répondent à aucun de ces trois critères physiologiques. Tout d’abord, non seulement la quantité d’eau y est insuffisante mais, en outre, les substances présentes dans ces boissons vont avoir tendance à déshydrater le corps. C’est le cas notamment de la caféine, connue pour ses propriétés diurétiques. Ensuite, elles ne contiennent pas de minéraux. Enfin, si elles renferment du sucre, celui-ci y est présent en trop grande quantité, ce qui n’est pas forcément une bonne chose. Sans compter qu’il n’est pas toujours précisé de quel(s) type(s) de sucre il s’agit.
Une dernière chose : s’il existe une définition réglementaire de ce qu’est une boisson énergétique, c’est le flou total en ce qui concerne les boissons énergisantes.

Les boissons énergétiques ont une composition similaire entre elles. Qu’en est-il pour les boissons énergisantes ? Retrouve-t-on les mêmes substances ?

Il existe des similitudes. En règle générale, le produit contient de fortes quantités de sucres et des excitants comme la caféine et la taurine. S’ajoutent, selon les marques, des vitamines, comme la vitamine B, ou encore du « glucorono – gamma – lactone », une substance issue des glucides dont on connaît mal les effets.

Prenons un cas concret. Imaginons que je décide de faire une randonnée en montagne et que j’emporte dans mon sac à dos quelques canettes de ce type de boisson. Quelle sera la différence par rapport à une boisson énergétique ou même à de l’eau ?

Le premier effet que vous allez percevoir est l’augmentation de votre fréquence cardiaque. Rien d’étonnant me direz-vous : celle-ci va de pair avec l’effort physique. Soit. Reste que le fait de boire une boisson excitante va perturber l’adaptation du cœur à l’effort. En effet, ce dernier va être artificiellement excité : l’accroissement de la fréquence cardiaque sera la conséquence de la consommation des substances excitantes, la caféine notamment, présentes dans ces boissons énergisantes. Le cœur va battre plus vite, le souffle s’intensifier, ce qui signifie que l’organisme va se fatiguer plus précocement.

Le deuxième effet est l’accentuation du processus de déshydratation évoqué plus haut. J’ajouterai que les composés diurétiques vont, par ailleurs, entraîner une fuite d’eau mais également de minéraux au niveau des reins, renforçant la sensation de fatigue.

Le troisième effet est musculaire. Ces boissons n’apportent pas les éléments nécessaires aux muscles pour fonctionner, tels que les minéraux. Fatigue, douleurs et crampes vont survenir plus rapidement. La performance se trouvera limitée.

Lorsque l’on évoque les boissons énergisantes, on revient souvent sur la teneur en caféine de ces produits. Alors que les uns soulignent sa forte concentration – 80mg en moyenne, les autres insistent sur le fait que celle-ci est comparable à celle d’un ou deux expressos bien serrés. Finalement, comment expliquer que ce type de produits ait tant fait parlé de lui ?

On dit une foule de choses à propos des boissons énergisantes, plus ou moins exactes. Oui, ces boissons contiennent une quantité élevée de caféine, quantité néanmoins modérée car comparable à celle d’une autre boisson commune, le café. Ceci étant dit, on n’a jamais conseillé à quiconque de boire un à deux expressos avant de faire du sport ! La nuance est d’importance. La teneur en caféine est une chose, l’usage du produit une autre. Ainsi, la consommation occasionnelle et raisonnable de boissons énergisantes ne présente aucun danger. Mais, je le répète, ces boissons ne sont absolument pas adaptées à l’activité sportive, même en dehors d’une pratique intense.

J’aimerais revenir sur cette dose de 80mg. Celle-ci est proche du seuil de perception de la caféine, qui est de 100mg environ. Ce seuil varie d’un individu à l’autre : pour certains une canette suffira pour ressentir, en dehors de toute activité physique, l’effet de la caféine sur leur organisme : tachycardie (augmentation de la fréquence cardiaque), énervement. Pour d’autres, tout ceci ne sera perceptible qu’avec deux voire trois canettes.

Vous suggérez que le risque de ces produits réside principalement dans l’usage qui en est fait. Nous venons de voir qu’ils sont inappropriés à la pratique sportive. Existe-t-il d’autres risques liés aux mésusages de ces boissons ?

Oui. Nous considérons par exemple que la consommation de ces boissons s’apparente à une réelle conduite dopante. Il ne s’agit pas de dopage puisque, à ma connaissance, aucune de ces boissons ne contient de composé interdit ou jugé dopant. La conduite dopante consiste à avoir recours à un produit, une substance, pour passer un cap difficile. Par exemple, pour revenir à notre randonnée en montagne, le marcheur pense que ces boissons vont l’aider à réaliser l’ascension d’un pic. Ce peut être également l’adolescent qui veille jusqu’à deux ou trois heures du matin, qui ne souhaite pas dormir et qui va consommer ce type de boisson pour rester debout.

Si boissons énergisantes et sport font si mauvais ménage, comment expliquer qu’ils soient aussi liés ?

De nombreuses marques de boissons énergisantes mobilisent, dans leurs plans marketing, l’image du sport de haut-niveau et des sports extrêmes afin que ces produits soient perçus comme énergétiques et fortifiants. Utiliser l’image des sports extrêmes leur permet aussi d’associer à ces produits, des valeurs telles que le dépassement de soi. Résultat : il existe une forte confusion entre l’image marketing de ces produits et leurs effets réels sur l’organisme. Or celle-ci n’est pas sans risque car le dépassement de soi n’est qu’artificiel. En définitive, elle conduit l’individu à vivre au-dessus de ses limites, à surestimer ses capacités.

Le marketing joue également sur la confusion entre boissons énergétiques et boissons énergisantes, ou encore sur l’imaginaire alimentaire. De très nombreux consommateurs s’imaginent que la taurine présente dans le Taureau rouge est extraite du taureau, ce qui est totalement faux.

En résumé : plus que le produit en lui-même, ce sont les pratiques et les images qui lui sont associées qui rendent sa consommation risquée.

C’est tout à fait cela. La position de la Société française de nutrition du sport (SFNS) n’est certainement pas d’interdire ces boissons ou d’en blâmer la consommation. Notre souhait est que ces dernières ne soient pas consommées avant, pendant ou après une pratique physique ou sportive, et que, globalement, les consommateurs soient au fait des possibles risques.

A-t-on justement une idée des fréquences de consommation chez les sportifs ? Dispose-t-on de données ?

Depuis la commercialisation du Taureau rouge en 2008, les membres de la SFNS s’inquiètent de la forte consommation de boissons énergisantes chez les sportifs. Il y a onze mois, nous avons lancé une vaste étude nationale auprès des sportifs de haut-niveau, des équipes de France, etc... L’objectif : évaluer la fréquence de cette consommation, mieux connaître ses motivations (recherche de performance, consommation de loisir…), mesurer les effets secondaires (tachycardie, énervement…), ou encore repérer les conduites dopantes éventuellement associées comme la prise de compléments alimentaires ou celle d’alcool. Plus de 2200 personnes ont participé à cette étude qui vient tout juste de se terminer. L’analyse des résultats sera publiée le 27 juin. Mais on peut néanmoins préciser que 60 à 66% des personnes enquêtées ont consommé ce type de boisson au moins une fois. Cette donnée ne tenant pas compte de la fréquence, elle est donc à pondérer.

PROPOS DE TABLE
Discussion avec les chroniqueurs

Sylvie Berthier. Vous avez dit que ces boissons contiennent des sucres de nature différentes. Pourriez-vous préciser ? Tous les sucres sont-ils utiles à l’organisme pendant l’effort ?

Frédéric Maton. Lors d’un effort sportif, de longue durée notamment, il est recommandé d’avoir une boisson sucrée. Différents sucres existent et tous ne sont pas assimilés de la même manière par l’organisme. Le glucose et le saccharose sont bien assimilés alors que le fructose n’est pas un sucre d’effort. Les boissons énergétiques contiennent des sucres bien assimilables ; c’est pour cette raison que ces boissons sont bien adaptées à la pratique sportive. Les boissons énergisantes renferment elles-aussi des glucides mais on n’en connaît pas ou mal la nature. On ne peut donc pas se prononcer sur leur intérêt nutritionnel.

Didier Rubio. J’abonde dans votre sens. J’aimerais juste ajouter une précision concernant les enfants sportifs. Nous avons évoqué la dose non négligeable de caféine apportée par les boissons énergisantes. Lorsque vous la ramener au poids d’un individu, cette quantité, raisonnable chez un adulte, devient considérable chez un enfant ! Nous ne sommes plus à deux mais à quatre tasses de café. Culturellement, personne ne laisserait son enfant boire de telles quantités de café alors qu’on le laisse consommer plusieurs canettes de ce type de boisson.

Bertil Sylvander. Certains sociologues du sport assimilent le sport de haut niveau et de compétition à une agressivité ou une guerre sous de nouvelles formes. On le voit dans le comportement de certains supporters. Il faut également une dose d’agressivité – ce que l’on nomme couramment la niaque – pour arriver à un certain niveau de performance.
Parce qu’elles énervent, excitent, ces boissons énergisantes ne peuvent-elles pas alimenter, même de manière illusoire, ce besoin d’avoir la niaque ? Et remplacer ainsi une bonne nutrition ?

C’est en effet ce que nous craignons pour les disciplines sportives de combat telles que la lutte, le karaté ou le judo. On peut supposer que les sportifs utilisent ces boissons pour accentuer ou nourrir leur agressivité, pour se donner « la niaque ». Le risque avec ce type de conduite dopante est que le sportif s’emporte, qu’il ne maîtrise pas son agressivité. Or il est désormais clairement démontré que les boissons énergisantes associées à l’alcool modifient les comportements et, ce, sans que les individus en aient véritablement conscience.
Rien ne dit qu’il n’en sera pas de même et que certains sportifs ne développeront pas des comportements très agressifs, tout aussi dangereux pour leur adversaire que pour eux-mêmes.
Cette préoccupation a fait l’objet d’un item lors de notre enquête. De nombreux lutteurs ayant participé à l’étude, nous pourrons déterminer si la recherche d’agressivité est une des raisons qui conduit certains sportifs à prendre ces produits.

Sylvie Berthier. J’aimerais revenir sur un point que nous avons peu évoqué : non pas l’activité physique mais intellectuelle. Les périodes d’examen approchent. Que pensez de l’utilisation de ces boissons pour se "réveiller" un peu au moment des révisions ?

Précisons que les boissons énergisantes n’améliorent aucunement les performances intellectuelles. Le seul effet clairement établi est leur capacité à prolonger l’état de veille. Dès lors, on peut se dire qu’avec ses boissons, on pourra réviser toute la nuit. Certes. Mais il ne faut pas oublier que l’état d’excitation va altérer et non stimuler les facultés de mémorisation et de concentration. Si l’individu est plus réveillé, il est moins concentré. Finalement, l’impact sur les capacités mnésiques s’avère négatif.

Chronique "Sur le pouce" de l’émission de mars 2012 de "Ça ne mange pas de pain !" : Sport et santé : quand l’alimentation passe par tous les stades

Lire les chroniques et interviews de l’émission "Sport et santé : quand l’alimentation passe par tous les stades"  :
- Les athlètes de l’Antiquité à nos jours : Les champions de la grande bouffe. Chronique "Grain de sel" de Valérie Péan, Mission Agrobiosciences.
- Nutrition et activité physique : on ne joue pas tous dans la même catégorie. Séquence "Les pieds dans le plat" de Sylvie Berthier avec Didier Rubio, nutritionniste du sport.

Pour en savoir plus, on peut consulter le site que l’Institut Régional du Bien-être, de la Médecine et du Sport Santé du Nord-Pas-de-Calais (IRBMS) et la Société Française de Nutrition du Sport (SFNS) consacrent à cette question : www.boissons-energisantes.fr

"Ça ne mange pas de pain !" (anciennement le Plateau du J’Go) est une émission mensuelle organisée par la Mission Agrobiosciences pour ré-éclairer les nouveaux enjeux Alimentation-Société. Enregistrée dans le studio de Radio Mon Païs (90.1), elle est diffusée sur ses ondes les 3ème mardi (19h00-20h00) et mercredi (13h-14h) de chaque mois. L’émission peut aussi être écoutée par podcast à ces mêmes dates et heures. Pour En savoir plus....

A l’issue de chaque émission, le magazine Web de la Mission Agrobiosciences édite l’Intégrale, une publication d’une dizaine de pages, téléchargeable gratuitement. Retrouvez Toutes les Intégrales de "Ça ne mange pas de pain !" mais aussi toutes les chroniques et tables rondes.

Accéder à toutes les publications de la Mission Agrobiosciences sur les thèmes de  : Alimentation et Société ; Cancers et alimentation ; Obésité ; Consommation & développement durable ; Lutte contre la faim ; Crises alimentaires ; "Ça ne mange pas de pain !" ; Méditerranée ; Agriculture et société ; Politique agricole commune ; OGM et Progrès en Débat ; Les relations entre l’homme et l’animal ; Sciences-Société-Décision Publique ; Science et Lycéens ; Histoires de... ; Produits de terroir ; Agriculture et les bioénergies ; Les enjeux de l’eau ; Carnets de Voyages de Jean-Claude Flamant.

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