Nom de code : H5N1, souche hautement pathogène. Ne nous a t-on pas prédit 500 000 morts, en France ? Les Gouvernements ne font-ils pas le plein de masques, antiviraux et autres vaccins ? Avons-nous une chance d’en réchapper, sachant que les oiseaux migrateurs se moquent des frontières ?
A partir du mois d’août 2005, l’influenza aviaire faisait quasiment tous les jours la Une des journaux. Une sur-inflation médiatique, balayée à l’automne par la crise des banlieues (puis au printemps par le CPE).
En décembre, alors que, dans la perspective du retour des oiseaux migrateurs, l’opinion publique ne savait plus à quel expert ni à quel média se vouer, les Cafés-débats de Marciac invitaient Jean-Luc Angot, vétérinaire et observateur du monde animal hors de tout soupçon, pour prendre un peu de recul sur l’agent pathogène, les raisons de sa dissémination (élevages industriels, en plein air ou oiseaux migrateurs ?), les conditions d’éradication de la maladie, le risque de transmission à l’homme et le risque pour l’Afrique.
Nous attirons donc l’attention du lecteur, sur le fait que ce Cahier retranscrit la conférence-débat du 1er décembre 2005. Chacun sait qu’en six mois, l’actualité s’est encore emballée : la grippe aviaire est bien arrivée en France, en février 2006 ; les oiseaux migrateurs ont rejoint l’Afrique ; et, pour la première fois, la transmission inter-humaine du virus a été mise en évidence dans une famille indonésienne (7 personnes décédées).
Au fil du texte qui suit, Jean-Luc Angot ré-éclaire, dans des notes de bas de page, les éléments d’actualité qui se sont déroulées entre décembre 2005 et fin juin 2006. Pierre Buffo, lui, fait un point sur la situtation de la filière avicole gersoise.
Lire la publication Risque sanitaire et lanceurs d’alertes- une conférence-débat du sociologue Didier Torny co-organisée et éditée par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.
Lire et télécharger l’intégralité de la séance de l’Université des Lycéens du 18 novembre 2004 : Quels toxiques dans notre assiette ? |