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« Comment Instruire le débat OGM ? ».
Matthieu Calame : "Si on assiste à un refus frénétique des pouvoirs publics d’encourager un véritable débat sur le modèle de la conférence des citoyens c’est que l’on sait quel en serait le résultat : plus les gens sont informés sur les OGM et plus ils sont contre."
Entretien avec Matthieu Calame. Ingénieur agronome, chargé de mission à la fondation Charles-Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme sur les questions de gouvernance de l’innovation technique. Propos recueillis par Fabienne Selle. Mission Agrobiosciences.
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Matthieu Calame

Très critique à l’égard du monde de la recherche, sans remettre en question la nécessité du progrès, Matthieu Calame affirme qu’il est surtout nécessaire que les chercheurs regardent le monde tel qu’il est et non tel qu’ils voudraient qu’il soit. Il relève cette faille : « les chercheurs se pensent encore comme dépositaires d’une mission... Comme des éclairés, des guides platoniciens de l’ombre vers la lumière. Ayant le sentiment d’être indemnes de compromis financiers, ils se racontent à eux-mêmes qu’ils enfantent miraculeusement un savoir salvateur - tels des vierges Marie - sans avoir à copuler avec les intérêts du monde. Selon-lui, il faut être réaliste : les chercheurs ont aussi besoin de manger, il faudrait tout simplement qu’ils l’admettent. En affirmant que, à l’heure actuelle, ceux des chercheurs qui se sentent menacés de devenir aussi inutiles qu’un puits de mine désaffecté ne proposent comme réponse que la modélisation, Matthieu Calame relève que le seul débat qu’ils acceptent c’est le débat sur le modèle, alors que l’interrogation essentielle est celle de l’intérêt relatif de leur recherche par rapport au champ quasi infini de recherche que l’on pourrait mener dans d’autres domaines. Pour lui, au regard des problèmes qu’on prétend leur faire résoudre et en paraphrasant le jugement de Pascal sur Descartes : les OGM sont du domaine de "l’inutile et l’incertain".Sur « quel débat OGM ? », Matthieu Calame rappelle que le principe démocratique, c’est de faire participer chacun à l’élaboration et de son destin individuel et du destin collectif, qui sont inséparables. Selon lui, il est donc normal que chaque personne se prononce non sur les OGM en tant que tels mais sur l’interaction entre les OGM et ses propres intérêts, entre sa propre vision du monde et l’intérêt collectif. A l’heure actuelle, Matthieu Calame repère que l’on bute sur la question centrale de la responsabilité : c’est quoi le prix de la décision, dans une société complexe où la responsabilité individuelle est très attaquée ?

Entretien agrobiosciences 12 juillet 2005

 

Mission Agrobiosciences : Vous participez aux réflexions et aux actions de la Fondation Charles-Léopold-Mayer pour le Progrès de l’Homme et, dans ce cadre, vous avez souvent manifesté publiquement vos critiques à l’égard du monde de la recherche. La réflexion sur l’état de la recherche est-elle donc pour vous un préalable à la mise en chantier d’un débat, en l’occurrence celui sur les OGM ?

Matthieu Calame : Oui, il est nécessaire que les chercheurs regardent le monde L’après-guerre gaulliste a ouvert la voie à une politique de recherche volontariste. Alors que Pétain pensait que la puissance d’une nation reposait sur sa force morale, de Gaulle et les communistes étaient persuadés que l’industrie fait la puissance d’une nation. Dans cette optique de volonté de puissance nationale, toute recherche doit servir l’avancée technologique et la priorité industrielle. C’est dans ce contexte que continuent à évoluer les chercheurs. Mais beaucoup refusent cette réalité. Si bien que le chercheur est écartelé entre la représentation qu’il se fait de lui-même et ce qu’il est réellement. Alors même que depuis les années 40 ils sont fabriqués en série par l’Université pour servir la recherche nationale, les chercheurs se pensent encore comme dépositaires d’une mission, comme des éclairés, des guides platoniciens de l’ombre vers la lumière. Ayant le sentiment d’être indemnes de compromis financiers, ils se racontent à eux-mêmes qu’ils enfantent miraculeusement un savoir salvateur - tels des vierges Marie - sans avoir à copuler avec les intérêts du monde. Il faut être réaliste, les chercheurs ont aussi besoin de manger, il faudrait tout simplement qu’ils l’admettent. Réduits à leur propre domaine de compétences, persuadés que leur savoir - et très précisément celui de leur discipline - va être salvateur, beaucoup sont, à y regarder de plus près, d’une singulière inculture épistémologique ou historique. Sous prétexte de neutralité, ils refusent de prendre position ou simplement de s’interroger sur le sens social de leur travaux. Ils s’organisent peu, ils font le choix de l’individualisme dont on retrouve les marques dans leurs attitudes professionnelles, notamment en termes de compétition et de rivalités interdisciplinaires. Faute de se donner la peine de mener une analyse sociopolitique de leur époque et de leur activité, ils aggravent le déficit de leur formation, pauvre en « humanités », et ils finissent par trouver moins compromettant de travailler pour Monsanto que pour Greenpeace. Dans le premier cas, ils ont le sentiment de rester purs - ou simplement victimes d’un ordre auquel ils se plient finalement - arc-boutés sur une position d’observateurs, qu’ils voudraient neutre. Dans le second cas ils se sentent corrompus dans la pureté de leur acte de recherche : ils pensent que l’intérêt économique engage moins leur responsabilité que le non-économique, assimilé au compromis idéologique ; ce qui revient à dire que se compromettre avec l’argent est moins grave que prendre position sur des questions d’environnement, l’argent étant pour l’occasion revêtu des vertus du non-idéologique. C’est une réactivation malheureuse de la fameuse répartie de Vespasien : « L’argent n’a pas d’odeur ».

MAA : Comment les chercheurs peuvent-ils dans ces conditions apporter une participation féconde au débat sur les OGM, et par quel processus la société va-t-elle être en mesure de faire émerger une opinion démocratique ?

M.C. Le principe démocratique, c’est de faire participer chacun à l’élaboration et de son destin individuel et du destin collectif, qui sont inséparables. Ceci implique un droit équivalent de parole pour tous, ce que les Grecs appelaient l’isagore. L’idée est que l’assemblée des citoyens est dotée d’une compétence universelle qui englobe et transcende les intérêts particuliers pour ce qui est de définir son propre destin. Il est donc normal que chaque personne se prononce non sur les OGM en tant que tels mais sur l’interaction entre les OGM et ses propres intérêts, entre sa propre vision du monde et l’intérêt collectif. On est alors bien loin de la république de Platon où le pouvoir est détenu par des techniciens-experts, du Platon des philosophes. Or cette incantation platonicienne, appelant à une république d’experts contre la démocratie, est sous-jacente au discours de certains chercheurs tentés par une application aristocratique de la recherche, qui consiste à ce que ce soit une poignée qui décide. L’expertise qui s’arroge le droit de décider au niveau politique de ce qui est bon pour la collectivité, sans consultation des membres de la collectivité, est un déni de la démocratie. L’expert « lisant » ce qui doit être politiquement fait dans la science, c’est l’haruspice antique lisant ce qui doit être politiquement fait dans le vol des oiseaux. C’est donc aussi le règne de l’absence de responsabilité politique, de l’expert comme de l’haruspice, l’un et l’autre prétendant n’être que des porte-parole d’une « vérité ». Il ne faut pas négliger, dans nos régimes actuels, ce rôle fondamental de déresponsabilisation de l’expertise. L’expert joue un rôle fondamental de « couverture » de la responsabilité des politiques, dans la mesure où il est lui-même politiquement irresponsable et, dans le même temps, il peut être invoqué par les décideurs pour se défausser de leur responsabilité. L’émergence des experts est aussi clairement liée à l’impuissance des régimes « délégatifs par élection » - où la décision est déléguée à une minorité, par l’élection, de traiter des questions complexes. Telle qu’elle fonctionne de nos jours, la représentativité démocratique, héritée de temps où les modes de mobilité et de communication (le cheval !) exigeaient une concentration des délégations de décision, n’est plus opérante. A l’heure actuelle, dans le débat démocratique, on bute sur la question centrale de la responsabilité : c’est quoi le prix de la décision, dans une société complexe où la responsabilité individuelle est très attaquée ? La réponse, c’est que la décision et son poids doivent être mutualisés, comme c’est le cas dans un jury. Or, à l’heure actuelle, la réponse des hommes politiques pour échapper à la judiciarisation, loin d’être la mutualisation, est l’utilisation de l’expertise comme paravent. « Les experts avaient dit que » est la version moderne du « les augures avaient dit que », donc comme j’ai suivi les experts on ne peut pas me reprocher d’avoir conduit l’armée au désastre, etc.

MAA : Une expertise disqualifiée, une recherche peinant à trouver une légitimité entre vertu outragée et connivence, tout ça ne fait pas bon ménage avec le désir des citoyens de mettre leur nez là où ça les regarde, de préférence en connaissance de cause...

M.C. Face à cette crise émergent pourtant des régimes « délégatifs par panel ». La société est représentée non par des élus mais par des citoyens tirés au sort comme dans un jury. Le meilleur modèle de dispositif de débat public que je puisse citer est celui de la conférence des citoyens comme elle est appliquée au Danemark, instruite sous forme de procès, avec une partie à charge, une partie à décharge et un jury représentatif avec tirage au sort des membres. Pour rester dans un dispositif équitable, le dossier d’instruction doit être validé par les deux parties. C’est également le choix qui avait été fait en 2002 dans notre pays lors de la conférence de citoyens organisée par la Commission française du développement durable, sous la présidence de Jacques Testard, sur le changement climatique, ou encore celui de la Suisse pour le débat national sur l’énergie . Ces systèmes évitent également que ne se constitue une classe de gouvernants distincte d’une classe de gouvernés. Si, par exemple, on s’aperçoit demain que le maïs Bt a des répercussions sur toute la chaîne alimentaire (ce qui est probable vu que la toxine ou les produits de sa dégradation doivent bien s’accumuler au cours de la chaîne alimentaire), il n’y aura pas égalité de tous les citoyens face aux conséquences d’une mauvaise décision politique ; la possibilité de se protéger n’est pas équitable, ne serait-ce que dans l’accès à l’information ou aux conditions d’une consommation sélective. Or c’est à ceux qui ont le plus de moyens de se protéger qu’il incombe à l’heure actuelle de décider, alors que le risque est pour eux très virtuel. Rappelons que la question des conditions de vie dans les prisons a pris un tour aigu quand des personnalités publiques sont retrouvées incarcérées ! La question devenait « matérielle » pour les décideurs ! En matière d’OGM, un débat objectif conduirait inévitablement à la constatation qu’il n’y a pas de certitude. A titre d’exemple, on en est aujourd’hui à se demander si l’ADN non codant n’agirait pas sur le comportement. Par prudence, on pourrait séparer la recherche génomique de l’application mais il y a trop d’argent en jeu. Car, en fait, il n’y a de l’argent mis sur la génomique que parce que les financeurs en attendent des applications que d’ailleurs les chercheurs ne se privent pas de promettre pour obtenir des financements. Si on assiste à un refus frénétique des pouvoirs publics d’encourager un véritable débat sur le modèle de la conférence des citoyens c’est que l’on sait quel en serait le résultat : plus les gens sont informés sur les OGM et plus ils sont contre. Que ferait-on alors de tous les chercheurs spécialisés ? Comment les recycler pour étudier des systèmes complexes ? Car il faut admettre qu’il peut y avoir une obsolescence d’un domaine de recherche et de ses chercheurs, comme il y a obsolescence d’un outil industriel. A l’heure actuelle, ceux des chercheurs qui se sentent menacés de devenir aussi inutiles qu’un puits de mine désaffecté proposent comme réponse la modélisation. Et le seul débat qu’ils acceptent c’est le débat sur le modèle, alors que l’interrogation essentielle est celle de l’intérêt relatif de leur recherche par rapport au champ quasi infini de recherche que l’on pourrait mener dans d’autres domaines. Pour moi, je qualifierai les OGM, au regard des problèmes qu’on prétend leur faire résoudre, en paraphrasant le jugement de Pascal sur Descartes : "inutile et incertain". Le débat devrait se faire sur l’inventaire des problèmes à résoudre et sur les différentes solutions, dont certaines me semblent plus utiles et plus sûres que les OGM. Je partage avec d’autres l’analyse selon laquelle l’agronomie pratiquée depuis 1950 est du niveau néolithique ou, pire, du niveau du XVIIe siècle en France, avec, comme seul objectif de maximiser la culture de blé de rente ou, à l’époque actuelle, 4 ou 5 plantes. En vertu de quoi je considère que les OGM c’est le degré zéro d’une agronomie dans laquelle on tente désespérément de pallier les effets secondaires d’une agronomie débile, les excès de nitrates, la dégradation des sols, etc. Si l’on veut que les orientations de la société changent, je propose qu’au lieu de la vie de Choiseul on rende la pédologie matière obligatoire à l’ENA. C’est évidemment une boutade car, fondamentalement, compte tenu de l’étendue des champs de connaissance, on ne peut plus espérer créer une classe d’élite super compétente et omnisciente. C’est bien la raison pour laquelle on ne peut instruire ce type de débat que dans le cadre d’une conférence de citoyens, sous forme de procès, avec jury, partie à charge, partie à décharge, et décision collective comme dans tout procès démocratique. La nature de la question posée est également fondamentale. Un débat sur l’agriculture, l’alimentation et le territoire en Europe est un préalable. A contrario, poser comme question : « A quelles conditions la décision d’autoriser l’utilisation des OGM sera-t-elle possible ? » c’est déjà biaiser le débat en évacuant toutes les questions amont. Mais ne rêvons pas, j’ai acquis la conviction qu’en France la classe politique n’a vraiment pas envie de consulter. Il y a un refus conscient du débat, dû à un principe fondamental voltairien : le peuple est une masse aveugle. Nous vivons encore imprégnés de l’idéologie du despote éclairé. S’il y avait eu un débat il n’y aurait sans doute pas eu les fauchages activistes. A l’inverse, on peut supposer que c’est parce qu’il y a eu fauchage qu’il y a eu un semblant de débat. Ce qu’on peut tirer comme bénéfice de tout ça c’est qu’au moins les OGM auront fait progresser la question de la démocratie technique en France, en obligeant la société et les chercheurs à se frotter à des questions fondamentales, comme celle du lien entre savoir, décision et responsabilité.

Les Entretiens de la Mission Agrobiosciences. Propos recueillis par Fabienne Selle. Mission Agrobiosciences.

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