Après l’anthrax, c’est le botulisme qui fait peur aux Etats-Unis. Une étude sur l’utilisation de cette toxine comme arme biologique par des terroristes a été censurée par le gouvernement, assure aujourd’hui le Figaro. « Si l’idée de l’utilisation de la toxine botulinique comme arme bioterroriste n’est pas nouvelle, c’est le caractère très détaillé de l’article, donnant tous les éléments d’une recette pour terroristes, qui a ému les autorités », explique Jean-Michel Bader. L’article, rédigé par un étudiant et un enseignant de l’université de Stanford, devait être mis en ligne lundi sur le site des comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS). Sa publication a été retardée à la demande du secrétaire d’État à la Santé, mais le New-York Times a publié le même jour un article de l’enseignant, Lawrence Wein, sous ce titre alarmiste : « Got Toxic Milk ? ». L’auteur y explique qu’il a travaillé avec un étudiant à partir d’un manuel de 28 pages, trouvé sur plusieurs « jihadist Web sites », expliquant comment préparer la toxine. Il souhaite attirer l’attention sur les risques en cas d’injection de la toxine dans le lait, car tous les germes ne sont pas tués lors de la pasteurisation et le "turn-over" de ce produit frais est tellement rapide qu’il serait trop tard pour réagir efficacement. « Il suffit d’un millionième de gramme de toxine pour empoisonner et tuer un adulte : la moitié environ de ces |