Le journal annonce que les manifestants sont repartis avec 18 millions d’euros de crédits d’impôts dans leur « panier », loin des 118 millions réclamés. Les 170 agriculteurs bio des Pyrénées Orientales n’ont pas fait le déplacement, mais ils sont solidaires, indique L’Indépendant. Ils réclament de l’argent mais « refusent d’entendre parler de subvention », précise l’article. Le président départemental se félicite cependant de « l’aide apportée par le conseil général », mais « n’hésite pas en revanche à égratigner la chambre d’agriculture qui, selon lui, ne s’investit pas suffisamment en faveur du bio », ajoute le journaliste. L’Indépendant précise que la plupart des agriculteurs bio du département sont maraîchers ou viticulteurs. Dans l’Ouest, le Paysan Breton se préoccupe surtout des producteurs de lait. 47% de la production nationale de lait bio a été déclassée, indique l’hebdomadaire professionnel. L’article signale sans s’apesantir que des producteurs « s’interrogent sur leur place au sein de l’association interprofessionnelle nter bio Bretagne, (IBB) qui tenait son assemblée générale mercredi 23 mars à Loudéac ». Le Paysan Breton ne rend pas compte de l’élection d’un maraîcher breton à la présidence de la FNAB. Le congrès de la fédération s’est pourtant tenu la semaine dernière sur une île du Morbihan. Dans Libération, un maraîcher du Loiret rectifie l’image des producteurs bio : « les gens pensent que nous élevons des chèvres en fumant des joints. Mais notre agriculture est moderne ». L’ancien président de la FNAB, François Thiery, soulève à son tour une question d’image dans un entretien au site Terre-Net : « Notre objectif est de lutter contre la fausse image de l’agriculture que l’agroindustrie véhicule. Vous ne verrez jamais un tracteur et son pulvérisateur sur une boîte de fromage ! Nous voulons montrer au consommateur qu’on lui ment, pour faire évoluer les mentalités ». Dans cette interview diffusée le 5 avril, François Thiery lance une pique à l’agriculture raisonnée, soutenue par « les firmes de l’agrochimie ». Réplique immédiate de la présidente de FARRE (forum de l’agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement) sur le même site aujourd’hui : « Je suis déçue que les critiques qui s’adressent à l’agriculture raisonnée soient seulement idéologiques ». Mme Lambert, agricultrice dans le Maine-et-Loire et vice-présidente de la FNSEA, estime que « l’agriculture biologique est aujourd’hui encore trop élitiste ». Mission Agrobiosciences. 8 avril 2005. |