réalisée par des « sans professions ». L’exposé s’il a été exemplaire de cette réalité, n’a pas manqué d’exemples concrets à même de renforcer les propos. Ainsi, Marie Thérèse Lacombe, agricultrice aveyronnaise, ne manquera pas de rappeler la problématique propre à la famille agricole : une cohabitation de plusieurs générations sous le même toit. La jeune fille qui se mariait avec un agriculteur, devenant automatiquement agricultrice, arrivant dans une maison où, silencieuse, elle devait se plier aux règles. Rappelant que les femmes auraient pu tout envoyer balader, elle précise que, au contraire, en se soutenant, en rompant leur isolement, elles ont « gagné leur place » comme le confirme Martine Dubos, agricultrice gersoise... Aujourd’hui, à la fois gestionnaires, DRH, formatrices et animatrices, signale Alice Monier, agricultrice aveyronaise, les femmes ont fait naître toutes les idées neuves de la profession agricole : la réorganisation du travail, la modernisation de la gestion et des installations ainsi que la naissance de nouveaux débouchés tels que le tourisme à la ferme. Pour ces trois agricultrices, sans les femmes, il n’y aurait déjà plus de milieu rural. Les nombreux responsables agricoles et agriculteurs présents à Marciac, bouches bées, n’ont « pas pipé mots ». Silencieux. A lire absolument.
(Publication Mission Agrobiosciences. Retour sur 10 ans d’Université d’Eté de Marciac co-organisé par la Communauté de Communes Bastides et Vallons du Gers. Mars 2005) |