Intervention qui faisait suite à la Conférence de Jean-Pierre Estrampes « Un regard critique sur la modernité des villes »-
lors de la journée « Être de son temps à la campagne » de l’Université d’été de Marciac.
Sur la question des rapports « Villes-Campagnes », le plasticien Gérard Tiné relève que ce thème est une façon d’aborder sous l’angle du regard la question « Patrimoine et Modernité ». Dans notre société contemporaine, les regards croisés que l’on porte sur le monde ont changé d’intentions, de dialogues et de conflits. Le citadin qui fréquente la campagne attend de cette dernière des satisfactions esthétiques qui puissent être conformes à l’idée qu’il se fait d’un bien-être rural... ou, autrement dit, la capacité d’un regard « Citadin » à transformer le monde rural en « paysage ». Gérard Tiné suggère que les « Ruraux », qu’on a tendance à re-nommer les « Paysans », ceux là même qui produisent le territoire rural, sont pris au piège de tenter de devoir donner à voir une étendue de ce territoire qui puisse répondre aux attendes esthétiques de leurs contemporains citadins. L’intervention de Gérard Tiné explore cette contradiction qu’il résume au préalable ainsi : les moulins à vent n’ont pas été créés pour « faire beau » |