« La science se trouve aujourd’hui dans une situation paradoxale. D’un côté les émissions scientifiques à la TV, les ouvrages de vulgarisation - et même de très haute vulgarisation si on pense à ce que publie O. Jacob - connaissent des succès non négligeables ; le mouvement des chercheurs rencontre dans le public un courant de sympathie réel. Mais d’un autre côté, la défiance à l’égard de certaines avancées scientifiques s’exprime de plus en plus, l’idée de progrès est en crise et les études scientifiques ne font plus recette : le nombre d’étudiants inscrits dans les premiers cycles universitaires ne cesse de décliner depuis maintenant dix ans de sorte que nous pouvons être légitimement inquiets si l’on pense au développement économique dans un contexte mondialisé et, plus simplement, au renouvellement nécessaire des chercheurs, enseignants et techniciens face aux départs massifs à la retraite auxquels nous allons être confrontés dans les années qui viennent.
Dans l’interrogation sur les causes de cette situation et la recherche des moyens d’y remédier, quel peut être l’apport d’une analyse et d’une réflexion sur les programmes d’enseignement scientifique, les structures et les pratiques pédagogiques ? »
Alain Trousson.
La Conversation a lieu de 18h à 20h, à la Maison Midi-Pyrénées, 1 rue de Rémusat, Toulouse.
Pour y assister, s’inscrire auprès de Lucie Gillot |