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Redécouvrir.... Les Actes du forum "Aux bons soins de l’alimentation". 14 Décembre 2004

Nouvelles obsessions alimentaires : "L’orthorexie, une névrose culturelle ?" (publication originale)

Par Patrick Denoux, maître de Conférences en Psychologie Interculturelle à l’Université de Toulouse-Le Mirail.
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Copyright G. Cattiau

Le 14 Décembre 2004, dans le cadre de la manifestation « Aux bons soins de l’alimentation » organisée par la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’Alimentation, Patrick Denoux tenait une conférence sur les nouvelles obsessions des mangeurs en termes de santé. Le chercheur nous montre comment, affolés par l’effondrement des pratiques alimentaires traditionnelles, , comme une réponse identitaire au non-sens de la consommation.

 

Alors que la dimension culturelle a toujours été au cœur de l’alimentation, au point que le structuralisme a pu fonder une partie de ses classifications sur la symbolique et la sélection de la nourriture, le brassage culturel amène une transformation des règles et comportements alimentaires ainsi que de leur définition. Les questions relatives à l’alimentation dont il n’est plus possible d’ignorer la nature interculturelle s’en trouvent emphatisées : certes la suspicion quant aux produits (composition, traçabilité, contrôle de l’origine) mais aussi le souci croissant de soi, à travers une obsession de l’hygiène alimentaire, renvoient à l’urgence de s’interroger sur les valeurs que promeuvent indirectement les politiques nutritionnelles.

Le phénomène : présentation du comportement orthorexique

La multiplicité grandissante des troubles liés à l’alimentation (1) (anorexie, boulimie, TCA, Troubles du Comportement Alimentaire) souligne, s’il en était besoin, à quel point dans nos cultures les questions symboliques, les malaises psychologiques et leurs expressions sociales se concentrent actuellement sur l’acte de se nourrir. A ce titre, l’orthorexie (2) est tout à fait exemplaire de la nécessité ressentie par de nombreux citoyens d’élargir une pratique alimentaire segmentée à une hygiène de vie, à un système de valeurs voire à une croyance. L’orthorexia nervosa (addiction à la nourriture saine, health food junk) est définie par le Dr Steven Bratman comme une fixation quasi pathologique sur la recherche de la nourriture appropriée. « Je suis frappé par le nombre de patients déboussolés qui me demandent remplis d’inquiétude : docteur apprenez-moi à manger » affirme le Pr. Basdevant, nutritionniste à l’Hôtel-Dieu. « Il est urgent de déculpabiliser le plaisir de manger » alerte le Dr Romon, de la Faculté de Médecine de Lille. Si le tableau clinique n’est pas établi, le comportement de recherche de la perfection diététique est bien réel. La majeure partie de l’emploi du temps d’un orthorexique est consacré à l’organisation, la recherche, la sélection et la consommation de nourriture. Quelques exemples de règles alimentaires recueillies chez ces idéalistes de la nutrition : ne pas manger de légumes qui ont quitté le contact avec la terre depuis plus de 15 mn, mâcher au moins 50 fois chaque bouchée avant de l’ingurgiter, ne jamais être rassasié. Ils mettent généralement en place un arsenal de contraintes affectant la nature, les modalités et les rythmes de la nutrition : ne manger que du poisson mais pas d’œufs, certains légumes mais pas tous, tant de fois à tel moment de telle façon, etc. Une patiente asthmatique (cité par Bratman) qui, au fil des consultations voit l’étiologie (3) de son symptôme se déplacer sans cesse d’un aliment à l’autre, en vient à ne plus manger que de l’agneau et du sucre blanc. Un autre sujet effectuait 12 petits repas par jour d’un seul aliment chaque fois et consommait quotidiennement 80 suppléments alimentaires provenant de magasins diététiques. Un tel carcan conduit inévitablement à une restriction considérable de la socialité, obligeant pour chaque invitation à se déplacer muni d’un vademecum alimentaire réduisant sa vie à un menu. Mais au-delà de sa particularité, le comportement orthorexique, résistant à la pathologisation, présente l’intérêt de concentrer la majeure partie des interrogations posées aux politiques nutritionnelles en matière de psychisme et de culture.

La spirale du risque imaginé

La réduction du risque par le contrôle accroît la peur du risque. L’appareil législatif et réglementaire inflationniste génère un effet pervers très contre-productif de majoration du danger imaginé. Dès lors, la porte est ouverte à l’orthorexie qui redouble au niveau subjectif les contraintes sociales jugées insuffisantes. L’impact psychologique des mesures réglementaires de maîtrise des risques est d’autant plus fort que le risque, loin d’être probable, n’est que plausible. C’est autour du principe de précaution que vont s’entrechoquer les systèmes de valeurs, du seul fait que le raisonnement du consommateur est essentiellement binaire (risque ou pas risque) et non probabiliste. Alors, il excède le contrôle en le portant à une puissance supplémentaire par l’autocontrôle. Sa vigilance habituelle se voit labellisée par cette sorte de norme iso, à l’échelle individuelle, qu’est le comportement orthorexique. Face aux effets dévastateurs sur les mentalités des alertes alimentaires et autres veilles sanitaires, l’orthorexique érige le menu quotidien en dogme, pour céder à l’hygiénisme et à la recherche d’une illusion de sécurité. Ne négligeons pas que cette inclination participe également d’une forme de réappropriation de sa santé, voire de la santé.

La saturation du contrôle par l’autocontrôle

Dans un espace social saturé de contrôle et d’autocontrôle, il n’est d’autre choix d’intégration pour le sujet que d’assimiler la saturation de ce contrôle et de cet autocontrôle. Manger dans la norme manifeste ici un appétit de la règle. Si nous envisageons l’orthorexie exclusivement sous l’angle du comportement alimentaire, nous sommes obligés de constater que celui-ci relève d’un contrôle intégré comme autocontrôle avec sa sarabande d’obèses pénitents et son cortège de mères repentantes. De manière générale, les pouvoirs dans nos sociétés ont su transformer l’exercice abrupt de la sanction en une intégration de cette sanction par le biais de l’autocontrôle. A ce titre, qu’est l’orthorexie, sinon une volonté démesurée d’appliquer à soi-même un contrôle que la société tend à appliquer sur les aliments et leur mode de consommation, estimé totalement insuffisant ? L’orthorexie, c’est la politique de la traçabilité ramenée à l’économie du sujet. Il s’agit donc d’une conversion délibérée du contrôle de la chaîne alimentaire à un autocontrôle individuel drastique de son ancrage dans la chaîne alimentaire. La discipline de fer qui caractérise le comportement orthorexique cautionne une image idéalisée de soi qui inclut de multiples châtiments lorsqu’il a failli. La faute n’étant pas du tout identifiée sur la base des conséquences physiologiques objectives, mais au regard de critères psycho-moraux confondant morale, hygiène et goût. Il s’agit là essentiellement de contrôler ce que l’on mange, croyant maîtriser ce que l’on est.

L’aspiration à un autre rapport à la nature

Par ailleurs, un autre aspect culturel doit être relevé. La culture française plus particulièrement, contrairement à la plupart des sociétés traditionnelles et de façon différente d’autres sociétés occidentales, entretient un rapport avec la nature de séparation/domination. Il nous est beaucoup plus difficile qu’ailleurs de penser le peu d’emprise que nous avons sur elle. Cette incapacité relative à concevoir le puissant déterminisme naturel s’exerçant sur nos vies n’est d’ailleurs pas sans rapport avec notre hyper réactivité aux catastrophes naturelles. Qu’est donc l’orthorexie sinon une tentative, dont il n’est pas avéré qu’elle soit réellement pathologique, pour maîtriser les effets de l’environnement sur l’organisme. A travers elle, s’exprime une volonté d’établir un autre type de rapport à la nature dont ferait bien de s’inquiéter l’ensemble des gestionnaires des politiques d’alimentation, parce qu’elle témoigne d’un besoin exprimé sous la forme psychoculturelle d’une modification de la relation surplombante que nous entretenons avec notre environnement. Sans quoi, ce besoin pourrait parfaitement échouer sur un retour en force d’idéologies sectaires ou politiques, entretenant le fantasme d’un espace originel, naturel, virginal et un mode de pensée magique (contagion et similitude), principes effectivement toujours à l’œuvre, comme le soulignait Claude Fischler, dans le rapport entre l’homme et sa nourriture. A une internaute qui s’exclamait « Si on mange trop on est boulimique, si on mange trop peu on est anorexique, si on mange trop sain on est orthorexique, comment ne pas tomber dans l’obsession de la nourriture ? », il fut répondu : « Revenir à quelque chose de plus naturel, le corps, lui ne se trompe pas ». Si, de surcroît, la Terre, elle, ne ment pas, alors l’immanence (4) est pour demain...

Un habillage social de pathologies de l’alimentation

Mais l’orthorexie n’est-elle pas aussi une dissimulation culturally correct de psychopathologies de type boulimique ou anorexique. En effet, entre ce refus suicidaire d’échange de flux avec l’environnement que représente l’anorexie et, d’autre part, cette extinction de soi, que représente la carapace boulimique, apparaît de façon très caractérisée le raisonnement orthorexique centré sur la qualité de l’aliment. Pour lui, la question n’est pas ou plus de se nourrir ou de ne pas se nourrir, elle n’est pas ou plus d’obturer ses vides et ses manques par l’ingestion en quantité de matières organiques, mais de choisir et de réguler son rapport aux éléments consommés dont il se nourrit. Le rapport ajusté aux aliments peut parfaitement constituer un habillage socialisé de pathologies de l’alimentation, dans la mesure où son apparence raisonnée et conformée permet une forme de reconnaissance. A tel point que certains patients affirment clairement que leur engagement végétalien transforme en principes leurs pratiques anorexiques antérieures. Cependant, cette socialisation de la pathologie conduit à une désocialisation de la personne. A une personne mangeant un steak, une végétalienne lance : « Il est bon ton cadavre ? » L’orthorexique déploie une telle gangue de modèles, une telle forteresse de contraintes extrêmement lourdes que, d’une certaine manière, une socialisation s’y réalise puisqu’il défendra ses idéaux jusqu’à harceler son environnement pour mettre en avant à quel point la question du bien manger, du bien se nourrir est une question fondamentale pour son existence. A cet endroit, l’orthorexie nous apparaît comme une forme de socialisation de pathologies de l’alimentation, permettant de métamorphoser en une exigence outrancière de qualité, valorisée par la collectivité, ce qui par ailleurs n’aurait été que désadaptation pathologique par excès ou défaut de quantité. En quelque sorte, la jouissance du manque socialisée en orgueil nutritionnel.

Un comportement adéquat à l’offre consommatoire

Sans que nous soyons en mesure d’y répondre en l’état actuel des connaissances sur cette émergence culturelle, la question se pose de l’existence d’orthorexie dans des sociétés non développées. En effet, elle semble indubitablement liée au luxe que peuvent s’offrir les sociétés riches, celui du choix. A vrai dire, il faudrait relativiser cette remarque car, en fait, dans les sociétés traditionnelles, comme dans toute société, des choix s’effectuent en fonction de valeurs qui amènent - en tenant compte des éléments naturels fournis par l’environnement en terme de chasse, gibier, culture - à effectuer des tris entre le bon et le mauvais aliment. Mais, dans nos sociétés, nous observons une saturation du tri, au sens où il reste possible de faire vingt mini-repas dans une journée avec, chaque fois, des aliments différents. Du point de vue des opportunités matérielles qu’offrent nos sociétés, il est évident que le créneau orthorexique est beaucoup plus large que dans n’importe quelle autre.

Une réponse identitaire au non-sens de la consommation

Le comportement orthorexique témoigne d’un désir d’ordonner une offre consommatoire anarchique qui n’obéit à aucune valeur sinon celle du marché, par l’attribution d’une signification culturellement valorisée à des fluctuations marchandes qui a priori échappent à cette activité de signification dont le sujet a besoin, y compris lorsqu’il consomme. La publicité, inféodée au produit qu’elle vante et qu’elle vend, ne peut y satisfaire et, de ce fait, est tout aussi bien en mesure de défendre une valeur, son contraire ou n’importe quelle autre. En conséquence, elle n’indique rien du sens qu’il faudrait accorder à notre pratique consommatoire qui pourrait la contraindre dans son extension. A ce niveau, l’orthorexie peut être une réponse identitaire socialement adaptée à l’offre emplie de non sens que le marché déploie. Les punitions et récompenses que s’inflige l’orthorexique consolident en permanence une très forte estime de soi, confinant au sentiment de supériorité voire au prophétisme diététique. Cette réponse identitaire au non sens de la consommation par le rigorisme alimentaire s’effectue au prix de l’obsession mentale de la nourriture comme interdit, tentation et conseil ainsi que son avatar, l’autodiagnostic permanent d’allergie alimentaire.

Une recherche de l’Université de Californie à San Francisco (The Magazine of the California Academy of Sciences) a placé dans deux groupes des volontaires convaincus d’être frappés d’allergie alimentaire. Il a été injecté à un groupe une solution saline et à l’autre des aliments auxquels les participants étaient censés être allergiques. Les réactions allergènes (respiration bruyante, pouls rapide, douleurs abdominales...) se présentaient en proportion équivalente dans les deux groupes. Aucun allergique n’a présenté une réaction aux allergènes injectés.

Nourriture et aspiration à la monoculturalité

Là, réside son succès car nos pratiques alimentaires ne sont plus celles de l’enfance et cherchent à se prémunir des injonctions de l’environnement. Les orthorexiques sont l’illustration d’une interrogation majeure d’une société confrontée à cette double contrainte. Songez que d’un point de vue culturel, le comportement orthorexique, au prix d’un effort volontaire très contraignant, répond à sa façon à ce double arrachement en se distançant des pratiques et valeurs alimentaires du milieu familial et en se détachant de celles de l’environnement. L’orthorexique opère une double rupture culturelle qu’il métabolise dans une exercice disciplinaire monovalent où s’exténue une grande partie des significations de son existence.

Il est intéressant de noter, que c’est à l’occasion de ses responsabilités culinaires dans une collectivité, que Bratman a pris conscience de l’ampleur du diététiquement correct. Lorsqu’il a constaté qu’il devenait impraticable de combiner les exigences des végétariens avec celles des végétaliens pour qui le fromage est un poison, les impératifs des mangeurs d’épluchures supposées contenir tous les éléments vitaux avec les contraintes de ceux qui les évitent parce qu’elles concentrent herbicides et pesticides, les obligations des carnivores avec les nécessités des pescovégétariens ou les devoirs des ovolactovégétariens, dès lors que chaque pratique s’érigeait en mode de vie exclusif et croyance absolue.

Au-delà de la pureté, chacun déploie un rêve de retour à une monovalence culturelle supposée originelle, qui permettrait d’échapper à un univers pluriréférencé face à des pratiques alimentaires désacralisées, déritualisées (défilé des adolescents devant le réfrigérateur). L’alimentation pose au mammifère omnivore que nous sommes la question de la gestion et de la signification de la multiplicité alimentaire donc culturelle, question de psychologie interculturelle s’il en est. Fidèle à l’opposition souligné par Fischler entre néophylie et néophobie qui nous caractérise, nous nous trouvons devant une alternative : l’ouverture à la diversité de l’autre ou l’uniformisation par la standardisation internationale à laquelle répond, au niveau, individuel la monovalence nivelante de l’orthorexie.

Conclusion

Affolés par l’effondrement des pratiques alimentaires traditionnelles partagées qui étaient encadrées par des espaces monoculturels, "monorexiques", beaucoup ont cherché un abri dans l’orthorexie par une appropriation individuelle, anxieuse en réaction à la pluriréférentialité alimentaire et culturelle. A l’inverse, puissent les politiques nutritionnelles concourir, à la compréhension de l’autopoièse (5) alimentaire, des principes d’autoconstruction des pratiques alimentaires générant sur un socle d’interculturalité, les valeurs émergentes ! Alors peut-être ne s’agira-t-il plus de placer de la spiritualité dans la cuisine mais cette fois de promouvoir une cuisine des spiritualités.

(1) Auxquels nous pouvons associer la suralimentation compulsive (overeating), Pica (consommation obsessionnelle de rouille plâtre, amidon, puces de peinture, cendre, marc conduisant à des intoxications), la bigorexie (consommation effrénée d’anabolisants et de stéroïdes par recherche d’un accroissement démesuré de la masse musculaire provoquant des insuffisances rénales), le syndrome Prader-Willi (utilisation du tube nasogastrique), les troubles de l’alimentation nocturne (anorexie matinale, hyperphagie nocturne)...

(2) Etymologiquement, orthorexie signifie « manger droit »

(3) Etude des causes des maladies

(4) Philos. Principe d’immanence, selon lequel tout est intérieur à tout, ou un au-delà de la pensée est impensable. Contraire : transcendance.

(5) Du gr. Auto : soi-même, poièsis : production

Cette intervention a été effectuée dans le cadre de la manifestation "Aux Bons Soins de l’Alimentation" organisée par le Conseil National de l’Alimentation et la Mission Agrobiosciences.LIRE les actes complets de la séance AUX BONS SOINS DE L’ALIMENTATION- édités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Retrouvez sur le site de la Mission Agrobiosciences :
- le portrait de Patrick Denoux : http://www.agrobiosciences.org/arti...
- Le programme de la manifestation "Aux bons soins de l’alimentation" http://www.agrobiosciences.org/arti...

Pour en savoir plus sur le CNA et consulter ses avis : http://www.agriculture.gouv.fr/spip...

Sur le thème de l’alimentation, on peut lire ces documents édités par agrobiosciences :

Lire la conférence Pourra-t-on nous protéger de l’Obésité ? Avancées et limites des recherches- par Max Lafontan, directeur de recherche à l’Inserm. Unité de recherche sur les obésités. L’auteur nous montre toute la difficulté de combattre cette maladie des sociétés d’abondance et de sédentarité. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Lire la conférence L’Orthorexie, une névrose culturelle ?- par Patrick Denoux, Maitre de conférence en « Psychologie Interculturelle. Université du Mirail. Le chercheur nous montre comment, affolés par l’effondrement des pratiques alimentaires traditionnelles, beaucoup ont cherché un abri dans l’orthorexie - l’addiction à la nourriture saine-, et comment les malaises psychologiques et leurs expressions sociales se concentrent actuellement sur l’acte de se nourrir, comme une réponse identitaire au non-sens de la consommation. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’Alimentation.

Lire les actes de la manifestation "Aux Bons Soins de l’Alimentation" organisée par le Conseil National de l’Alimentation et la Mission Agrobiosciences.LIRE les actes complets de la séance AUX BONS SOINS DE L’ALIMENTATION- édités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’Alimentation.

Lire la chronique Obésité... un mot lourd de sens- par Valérie Péan. Mission Agrobiosciences. L’auteur revient sur ce mot lourd de sens. Obésité... Le mot enfle et s’épaissit, lourd de menaces à venir, surchargé de connotations péjoratives, plombé par les statistiques et les verdicts des autorités sanitaires.

Dans la rubrique « Dossiers spécialisés », un article complet sur lesDéfinitions officielles de l’obésité, les chiffres et les causes multifactorielles-

Sur le site de la fondation pour la Recherche Médicale, dans la rubrique « Informez-vous », les fiches santé comportent un excellent article du sociologue de l’alimentation Jean-Pierre Poulain, sur « Le gros, le beau et le trop gros »-

Lire la conférence débat « Les dualités de l’alimentation comtemporaine- par Jean-Pierre Poulain maître de conférences à l’Université Toulouse-Le-Mirail et auteur de nombreux ouvrages sur l’alimentation. "Que fait un sociologue dans l’alimentation ?" C’est sur ces mots un brin provocateurs que ce chercheur ouvrait son propos. Une provocation pas si inutile, tant il est nécessaire de rappeler la dimension culturelle des comportements alimentaires, enserrée entre les contraintes biologiques et environnementales. Un espace suffisant pour qu’émergent ambivalences et tiraillements. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et le Café des Sciences et de la Société du Sicoval.

Lire la conférence débat Alimentation et environnement : le cas des perturbateurs endocriniens- par Jean-Pierre Cravedi, directeur de recherche INRA au sein du laboratoire des xénobiotiques, expert à l’Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments. Le chercheur débute son propos en donnant une définition des perturbateurs endocriniens. « Des substances qui, interférant avec les fonctions du système hormonal, risquent d’influer négativement sur les processus de synthèse, de sécrétion, de transport, d’action ou d’élimination des hormones »...Il rend compte de l’étendue du domaine. Edité par la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’alimentation.

Lire la Conférence débat Alimentation et prévention du cancer- par Par Denis Corpet. Directeur de l’équipe "Aliment et Cancer" de l’UMR Inra-Envt. Notre façon de manger joue un grand rôle sur le risque de cancer. Comment le sait-on ? En comparant les cancers qu’ont les gens vivant dans différentes régions du monde. Alors, que faut-il manger, ou ne pas manger ? Qu’est ce qui favorise le cancer, ou l’empêche ? Denis Corpet fait le point sur ce que l’on sait, ce que l’on suppose et aussi ce que l’on ignore encore.Une Intervention qui a eu lieu dans le cadre des 4èmes Rencontres, mises en oeuvres par la Mission Agrobiosciences et organisées par le Conseil Régional Midi-Pyrénées.

Lire la Chronique PROSPECTIVE : Quatre scénarios pour le futur des politiques publiques de l’alimentation dans un contexte de crise.-Par Jean-Claude Flamant Inra-Mission Agrobiosciences. Cinq ans après la tenue des Etats Généraux de l’Alimentation durant la deuxième crise de l’ESB, des questions : la sécurité sanitaire des aliments s’est-elle améliorée ? Le risque de crise est-il toujours présent ? Les pouvoirs publics et l’opinion ont-ils fait évoluer leurs comportements ? Le directeur de la Mission Agrobiosciences, Jean-Claude Flamant, tente de répondre en revisitant les quatre Scénarios qu’il avait lui-même proposés lors du Colloque final des Etats Généraux de l’Alimentation qui s’était tenu à Paris le 13 décembre 2000.

Lire la Conférence débat Crise alimentaire : Complexité de la décision et de la gestion publique- par Marion Guillou alors Directrice Générale de l’Alimentation au ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Actuellement Présidente Directrice Générale de l’Inra, Marion Guillou avait en charge à l’époque la très sensible Direction Générale de l’Alimentation, au ministère de l’Agriculture. Un poste clé auquel elle s’est confrontée à plusieurs reprises à cette fameuse complexité : celle de la décision, en pleine période de rupture où les crises alimentaires ne manquent pas de surgir.

Lire la Conférence débat « Quand les crises alimentaires réveillent les utopies » - Par le sociologue Claude Fischler (Cnrs-Ehess). Que signifient pour nous les crises alimentaires ? Quelles sont les inquiétudes qui nous saisissent ? On nous dit souvent qu’elles sont rationnelles ou irrationnelles. Peut-on formuler des jugements là-dessus ? De quelles données précises ou empiriques, de quelles études sur la perception de l’alimentation en général, et du danger en matière d’alimentation disposent-on ? Le chercheur a exploré nos représentations et nos peurs de mangeurs et les facteurs anxiogènes de l’alimentation par le biais du principe d’incorporation « Je suis ce que je mange ». Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et l’Université d’été de l’innovation rurale de Marciac.

Lire la Conférence Image de l’agriculture : "Les représentations sont des espèces vivantes"- Par Saadi Lahlou., psychologue.Auteur de "Penser manger" ( PUF). Le chercheur éclaire les logiques et les mécanismes des images que nous avons de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Des représentations qu’il ne faut pas songer à changer d’un claquement de doigts. Edité par la Mission Agrobiosciences et l’Université d’été de l’innovation rurale de Marciac

Lire la Conférence débat Risques sanitaires et alimentaires et lanceurs d’alerte- Par Didier Torny, sociologue à l’EHESS. Comment créer entre l’administration, les professionnels, les experts et les citoyens, un mode de circulation des inquiétudes et des alertes, qui ne fasse pas immédiatement place à des qualifications de type psychologiques ou psychiatriques ? Edité par la Mission Agrobiosciences et le Café des Sciences et de la Société du Sicoval

Lire l’article La toxicologie alimentaire : un métier à risque(s) ? - Par Georges Bories. Toxicologue. Président des Comités scientifiques de l’alimentation animale à la Commission Européenne et à l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments . L’analyse de Georges Bories sur la perception du risque alimentaire, le principe de précaution et leurs interactions avec les travaux de la recherche toxicologique, bousculés, voire malmenés dès lors qu’il s’agit de les interpréter...

Lire le Débat Le futur de l’élevage en Europe à la lumière des crises sanitaires récentes - Table Ronde de la Fédération Européenne de Zootechnie, Budapest. Les crises sanitaires majeures - l’ESB et la fièvre aphteuse - qui ont remué l’opinion des pays d’Europe de l’Ouest entre novembre 2000 et mars 2001, sont-elles seulement le résultat d’erreurs au sein du dispositif de contrôle sanitaire ou bien des signaux d’alarme qui indiquent que les orientations prises au cours des dernières décennies pour l’intensification de l’élevage doivent être fondamentalement révisées pour le futur ? Tel est le sujet de la Table Ronde organisé par la Fédération Européenne de Zootechnie à Budapest en août 2001. Des questions toujours d’actualité avec de nouvelles alertes concernant la peste porcine ou la grippe aviaire. Débat coordonné et traduit par Jean-Claude Flamant, Directeur de la Mission Agrobiosciences.

Lire le Débat Sécurité alimentaire et santé : un progrès ou un retour vers l’hygiénisme ? -. Introduit par Georges Bories. Toxicologue. Président des Comités scientifiques de l’alimentation animale à la Commission Européenne et à l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments. La sensibilité souvent exacerbée à l’égard des dangers sanitaires sont certes la conséquence de récentes crises, mais aussi des avancées en matière d’évaluation et de détection des risques. Au-delà d’une demande légitime de la part de société, l’invasion des produits bactéricides, l’obsession de la santé et de la sécurité sanitaire et autres phénomènes actuels ne signalent-ils pas une tendance à l’hygiénisme ? Retour sur cette notion, apparue historiquement au 19ème siècle, et qui a envahi à l’époque l’ensemble du « corps » social. Les conditions sont-elles réunies pour que se réaffirme cette notion ? Quels en sont les signes, les paradoxes et les conséquences, y compris socio-économiques et politiques ? Edité par la Mission Agrobiosciences et la Maison Midi-Pyrénées.

Lire les « Entretiens et Publications : OGM et Progrès en Débat » un cycle de Forums et de Points de vue transdisciplinaires... pour contribuer au débat démocratique- Depuis quelques années, la problématique « OGM » et plus largement des « Avancées Sciences du Vivant » est en débat. La série d’Entretiens et de Publications proposés par la Mission Agrobiosciences, opère un retour sur les problématiques soulevées et propose de mettre en débat le débat lui-même en questionnant ou en organisant des échanges entre des personnalités fortement impliquées. Celles-ci formulent leurs analyses sur les débats en cours, relèvent la multitudes de questions et des arguments exprimés, énoncent les connaissances et proposent des angles, voire des méthodes, pour tenter de « mieux » instruire le débat démocratique « Science et Société » Pour accéder aux publications

Lire l’article Alimentation : comment digérer la défaite ?-. Par Jean Pierre Poulain maître de conférences à l’Université Toulouse-Le-Mirail. À partir d’une métaphore, largement répandue, Jean-Pierre Poulain nous mène de gastronomie en gastrite, de victoires savoureuses à l’aigreur des défaites. Edité par l’Almanach de la Mission Agrobiosciences.

Lire la Conférence débat Innovation technologique et comportements alimentaires- Par Jean Pierre Poulain maître de conférences à l’Université Toulouse-Le-Mirail. Comment de la fourchette à l’autocuiseur, en passant par les produits surgelés et autres découvertes, le mangeur-consommateur digère-t-il l’innovation technologique ?

Lire l’article Alimentation et Société. La cathédrale, le caddie®, et la caméra : les voies cachées de l’institutionnalisation de la consommation - Par Dominique Desjeux. Professeur d’anthropologie sociale et culture à la Sorbonne. Le « baptême du foin » du premier ministre Raffarin, comme titrait Libération le 22 novembre 2002, a peut-être « mis sous le boisseau », pour détourner une autre métaphore agricole, un enjeu caché plus important que l’arrêt spectaculaire du blocus des 400 centrales d’approvisionnement des hypermarchés et des supermarchés par les tracteurs paysans. Et pourtant ce n’est pas rien, affirme l’Anthropologue Dominique Desjeux ! Car il s’agit tout simplement d’une révolution consumériste silencieuse

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Lire l’article Alimentation et Société. La main à la pâte et les mots à la bouche - par Par Natalie Rigal. Maître de conférences à l’Université de Paris X Nanterre, psychologue-chercheur, spécialiste du goût. Natalie Rigal décortique par le menu la relation des enfants à la nourriture et nous donne quelques conseils qui permettront sans doute de désamorcer les classiques conflits familiaux qui se jouent autour de la table. Première recette : il faut toujours inciter un enfant à goûter. Oui, le goût, le plaisir de manger peut s’apprendre. Edité par l’Almanach de la Mission Agrobiosciences.

Lire l’article Le goût de nourrir, la soif de transmettre... -Par Maggy Bieulac-Scott est responsable, depuis sa création en 1992, de l’OCHA, l’Observatoire Cidil de l’Harmonie Alimentaire. Si manger est un acte essentiel, dont les paradoxes, les ambiguïtés, les plaisirs et les aversions se parlent fréquemment, peut-être oublie-t-on davantage deux autres notions pourtant fondatrices dans l’acte de manger : nourrir, ce don à consacrer aussi du temps et du plaisir à partager ; et transmettre des savoirs, des saveurs, un peu de soi... Edité par l’Almanach de la Mission Agrobiosciences.

Lire l’article De la misère sexuelle du marketing alimentaire... - Par Geneviève Cazes-Valette, responsable du mastère spécialisé « Marketing et technologies alimentaires » à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse. Que la chère est triste, hélas, quand la publicité se croit futée en nous prenant pour de pauvres obsédés. Quand elle pense nous « emballer » à coup de slogans graveleux qui réduisent nos fantasmes et notre imaginaire à de piètres clichés.

Lire les contenus des conférences et séminaires organisés dans le cadre des différentes éditions de la « Semaine internationale de la sécurité et la qualité alimentaire » (SISQA). Organisée par le Conseil Régional Midi-Pyrénées en collaboration avec la Mission Agrobiosciences.

Sécurité et qualité alimentaires : le prix à payer- Le thème retenu de ces troisièmes Rencontres, "Sécurité et qualité des aliments : le prix à payer", a permis d’aborder les coûts économiques, sociaux et culturels des nouvelles exigences des consommateurs. Sont-ils prêts à en payer le prix ? Les agriculteurs et les industriels peuvent-ils tous en assumer les conséquences ? 200 personnes ont participé à ces débats, animés par Didier Adès, journaliste à France Inter. En amont des 3èmes Rencontres, deux groupes de réflexion régionaux constitués de 15 à 20 professionnels chacun, se sont également réunis sur deux thèmes privilégiés : "La restauration collective : à quel prix ?" et "Les coûts économiques et culturels de la sécurité sanitaire : L’exemple du lait et des produits laitiers". Deux grands secteurs sur lesquels portaient plus précisément les interventions et les débats des Rencontres.

« Sécurité des aliments : les enjeux de la demande sociale »- Ces rencontres ont attiré plus de 400 personnes, autour de cette nouvelle donne qu’imprime la demande sociale aux sciences du vivant et aux acteurs impliqués dans la sécurité sanitaire des aliments. Une journée animée par Didier ADÈS, journaliste France Inter, avec notamment :
- Jean-François NARBONNE, Professeur de Toxicologie à l’Université de Bordeaux, Expert à l’AFSSA.
- Marie-José NICOLI, Présidente de l’Union Fédérale des Consommateurs (UFC Que Choisir).
- Bernard CHEVASSUS-AU-LOUIS, Président de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA).
- Jean-Yves LE DEAUT, Député de Meurthe et Moselle, membre du Comité de pilotage de la conférence citoyenne sur les OGM à l’Assemblée Nationale -Laurent MIALARET, Président du Syndicat National des Aliments de l’Enfance et de la Diététique.
- Raymond LACOMBE, ancien Président de la FNSEA,
- Marion GUILLOU, Directrice Générale de l’INRA et Martin MALVY, Président du Conseil Régional Midi-Pyrénées. Annexes : Un sondage exclusif sur la qualité alimentaire

Europe et Sécurité de l’Alimentation. Forces et failles du cadre réglementaire-. Avec les interventions de
- Pierre-Benoît JOLY, directeur de recherche à l’Unité d’Economie et Sociologie Rurales, INRA Grenoble.
- Jean-Pierre DOUSSIN, professeur associé à la faculté de droit et de sciences politiques de Nantes.
- Jean BOYAZOGLU, président du Comité scientifique AOP, IGP et Attestations spécifiques de l’Union Européenne. Vice-président exécutif de la Fédération Européenne.
- Jean-Christophe GRALL, Cabinet Meffre et Grall, avocat à la cour, spécialiste de la traçabilité. N’ayant pu assister à cet atelier à cause de la grève des transports aériens, M. GRALL a transmis une note de réflexion sur le thème en question, qui figure à la fin de ce document.
- Jean-Claude SABIN, président de l’Institut Régional de la Qualité Alimentaire (Irqualim).
- Sergio VENTURA, ancien directeur à la Commission des Communautés Européennes ; professeur de « Droit de l’Alimentation » aux Facultés de Droit et de Sciences Agronomiques de l’Université de Piacenza (Italie).
- Jean-Pierre ZALTA, généticien, ancien Président du Comité d’éthique du génie génétique du CNRS.
- Olivier DELAHAYE, Professeur associé à l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie de Toulouse (ENSAT).

Alimentation et Société. Information des citoyens et mise en débat : jusqu’où aller et comment ?-. Avec les interventions de
- Guy AMOUREUX, enseignant à l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris.
- Louis ORENGA, directeur du Centre d’Information des Viandes (CIV)
- Marco MOUSSANET, journaliste à Il Sole 24 Ore (Italie) Dominique MARCHETTI, sociologue des médias au CNRS
- Maggy BIEULAC, responsable du service d’information-qualité du Centre Interprofessionnel de Documentation et d’Information des Industries laitières (CIDIL)
- Pierre COHEN, Député de Haute-Garonne, maire de Ramonville.
- Jean-Marie GUILLOUX, responsable des programmes à la Mission d’Animation des Agrobiosciences.

Securité de l’Alimentation : L’expert, sa formation, son statut, sa rémunération... -. Avec les interventions de
- Pierre-Louis Toutain, Directeur de l’unité mixte INRA/ENVT pharmacologie et de toxicologie expérimentales.
- Marc SAVEY, Directeur de la santé animale à l’AFSSA, Vice-Président du Comité Interministériel sur les ESST (Comité « Dormont »)
- Jean-Pierre CRAVEDI, Directeur de recherche à l’INRA
- Marcel GOLDBERG, responsable du Département Santé Travail de l’Institut de Veille Sanitaire, Directeur de l’Unité 88 de l’Inserm
- Ambroise MARTIN, Professeur de nutrition et biochimie à la Faculté de Médecine de Lyon, Directeur de l’évaluation des risques nutritionnels et sanitaires à l’AFSSA
- Gérard PASCAL, Directeur scientifique à l’INRA en charge de la nutrition humaine et de la sécurité sanitaire des aliments, Président du comité scientifique directeur de l’Union européenne.

Cantines scolaires : quelle sécurité et quelle qualité alimentaire au menu des enfants ? -. Avec les interventions de :
- Jean-Pierre POULAIN, Maître de Conférence en sociologie à l’Université de Toulouse le Mirail, directeur du Critha, Cellule dirige un DESS Sciences Sociales appliquées à l’alimentation
- Jean-Pierre CORBEAU, professeur de sociologie à l’Université de Tours, cofondateur de l’Institut français du goût
- Anne-Marie AYNIE, médecin, responsable Tarn-et-Garonne du Syndicat national des médecins scolaires et universitaires Philippe BARANGER, Directeur de la Recherche et du Développement chez Sodexho France
- Serge BIANCHI, responsable de la cantine municipale de Pamiers
- Gérard CESSES, directeur de la régie de la restauration de la ville de Blagnac, Président national de l’UPRM, Union des Personnels de la Restauration Municipale.
- Faride HAMANA, Secrétaire général de la Fédération du Conseil des Parents d’Elèves (FCPE)
- Daniel MASLANKA, intendant dans une cité scolaire en banlieue lilloise, chargé de mission auprès du Recteur de l’Académie de Lille pour les questions de restauration scolaire.
- André NIZARD, Président de l’Association Nationale de la Restauration Municipale Jean-Charles QUINTARD, inspecteur vétérinaire chargé de la restauration collective au bureau des établissements de restauration et de distribution, Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, Direction Générale de l’Alimentation, S/D de l’hygiène alimentaire
-  Marie-Thérèse TAUBER, professeur de pédiatrie à l’hôpital des enfants de Toulouse

Une Europe, des consommateurs ? -Avec les interventions de :
- Jean-Claude FLAMANT, responsable de la Mission d’Animation des Agrobiosciences.
- Nadine FRASELLE, docteur en sociologie, chargée de recherche à l’Université Catholique de Louvain, Centre de Droit de la Consommation (Bruxelles).
- Reine-Claude MADER, secrétaire générale de la Confédération de la Consommation, du Logement et du Cadre de Vie (CLCV), représentante auprès du Comité consultatif des consommateurs de la Commission européenne.
- Bertil SYLVANDER : chercheur à l’INRA, Département d’économie et sociologie rurales, responsable de l’Unité de recherche sur la qualité alimentaire. Rapporteur au CNA.
- Jean LHERITIER : membre de l’association internationale Slow Food.
- Jean-Luc VOLATIER : Responsable de l’Observatoire des consommations alimentaires, unité rattachée à la Direction de l’évaluation des risques nutritionnels et sanitaires de l’AFSSA.
- Marie-José NICOLI : Présidente de l’UFC-Que choisir. Membre du bureau exécutif du Bureau Européen des Unions de Consommateurs.

Qu’est-ce que l’opinion publique ? Comprendre ses réactions face à la sécurité alimentaire -. Avec les interventions de :
- Georges MAS, psychosociologue, consultant et chargé de cours à l’Université Toulouse-Le Mirail, notamment en psychologie interculturelle.
- Claude CAPELIER, professeur de philosophie, membre du Conseil national des programmes de l’Education Nationale (organisme consultatif chargé de travailler sur l’évolution des programmes de la maternelle à l’Université, dans l’ensemble des disciplines). - Anne CAMBON-THOMSEN : Médecin de formation, chercheur au Cnrs dans une unité Inserm d’épidémiologie et d’analyse en santé publique, Génopôle Toulouse Midi-Pyrénées.
- Jean-Pierre ALBERT : Enseignant à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Ehess, Toulouse). Spécialiste d’anthropologie sociale.
- Geneviève CAZES-VALETTE : Professeur de marketing à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse, élève doctorante en anthropologie de Jean-Pierre ALBERT sur les questions du rapport à la viande chez le mangeur français contemporain.
- Adam KISS : Enseignant à l’Université Toulouse-Le Mirail et à l’Université Paris VII. Travaille plus particulièrement sur des questions de psychologie publique, c’est-à-dire sur la détermination situationnelle des comportements. .
- Alberto CAPPATI : Enseignant à l’Université de Pavie (Italie), Directeur de la revue « Slow » , liée au mouvement international de consommateurs « Slow Food ».
- Suzanne de CHEVEIGNE : Sociologue au CNRS. Travaille actuellement, dans le cadre d’un projet européen, sur les aspects sociaux et juridiques des biotechnologies, notamment leur perception par l’opinion et leur traitement par les médias.

L’industrialisation de la production des viandes : marketing, transparence, traçabilité... - Avec les interventions de :
- Philippe Baralon, cabinet Phylum, spécialisé dans le conseil, la stratégie et l’organisation des filières alimentaires.
- Patrick DENOUX, maître de conférences en psychologie interculturelle à l’Université Toulouse-Le Mirail.
- Juan-José BADIOLA, directeur du laboratoire Centre de référence nationale sur l’ESB, en Espagne. Président de l’Université de Saragosse. Président du collège général vétérinaire espagnol.
- Franck COCHOY, maître de conférence en sociologie à l’Université Toulouse-Le Mirail, memebre du Centre d’Etude et de Recherche Technique, Organisation et Pouvoir (CERTOP).
- Hubert BRUGERE, maître de conférence à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, Unité d’Hygiène et Industrie des Aliments. Consultant auprès du Centre d’Information des Viandes (CIV)
- André VALADIER, président de la Commission Agriculture du Conseil Régional Midi-Pyrénées.
- Pierre SANS, enseignant-chercheur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, chercheur associé INRA
- Rémi FOURRIER, représentant en France de l’interprofession de la viande et du bétail de Grande-Bretagne.
- François GUILLON, responsable des enseignements de stratégie mercatique alimentaire au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). Consultant en stratégie et marketing alimentaire.
- Pierre BUFFO, responsable de l’interprofession départementale des volailles fermières du Gers.
- Geneviève CAZES-VALETTE, Professeur de marketing à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse. Responsable du Master « Marketing et technologie agroalimentaires ». Chercheur en anthropologie sur le problème du rapport à la viande.

Gestion des crises alimentaires : un débat collectif à réinventer- Avec les interventions de :
- Yves Le Pape, ingénieur de recherche à l’Inra, unité des sciences sociales de Grenoble
- Christophe CLERGEAU, chercheur à l’Ecole nationale supérieure d’agronomie de Rennes et à Sciences-Po, Paris
- Patrick LAGADEC, directeur de recherche à l’Ecole Polytechnique sur ces questions de crise
- Fabrice MARTY, Secrétaire Général à la direction générale de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique)
- Anaïs DE MONTJOYE, consultante Acyan en prévention et gestion de crise
- Michel PLACE, Directeur Qualité du groupe 3A, Alliance Agro-Alimentaire
- Christophe TERRAIN, agriculteur dans le Gers, Président des producteurs de maïs.

La question alimentaire dans le cadre de la Fédération Européenne de Zootechnie (FEZ)

. La Mission d’Animation des Agrobiosciences assure chaque année la conception et l’animation des Tables-Rondes organisées par la FEZ dans le cadre de ses Réunions Annuelles. L’objectif poursuivi est d’éclairer les termes du débat sur l’évolution de l’élevage et des productions animales en rapport avec les transformations économiques et sociales. Leur sujet est choisi en rapport étroit avec l’actualité. Ces Tables-Rondes sont chaque fois suivies par plusieurs centaines de participants, provenant d’une quarantaine de pays, principalement d’Europe, du Bassin Méditerranéen et d’Amérique du Nord réunis en Congrès autour de thèmes de leurs spécialités.

Le futur de l’élevage en Europe à la lumière des crises sanitaires récentes- Table Ronde de la Fédération Européenne de Zootechnie, Budapest, 26 août 2001. Les crises sanitaires majeures - l’ESB et la fièvre aphteuse - qui ont remué l’opinion des pays d’Europe de l’Ouest entre novembre 2000 et mars 2001, sont-elles seulement le résultat d’erreurs au sein du dispositif de contrôle sanitaire ou bien des signaux d’alarme qui indiquent que les orientations prises au cours des dernières décennies pour l’intensification de l’élevage doivent être fondamentalement révisées pour le futur ? Tel est le sujet de la Table Ronde organisé par la Fédération Européenne de Zootechnie à Budapest en août 2001. Des questions toujours d’actualité avec de nouvelles alertes concernant la peste porcine ou la grippe aviaire.
Coordonné et traduit par Jean-Claude Flamant, Directeur de la Mission Agrobiosciences.

La chaîne de compétences : les connaissances au sein des filières agroalimentaires- Dans le cadre de la réunion Annuelle de la Fédération Européenne de Zootechnie (FEZ), La Haye 21 août 2000. Avec les interventions de : Dr L.A. (Aimé) AUMAITRE , INRA Rennes, France (recherche en production porcine) ; Prof Th. B. (Thomas) BLAHA, Université du Minnesota, USA (épidémiologie, assurance qualité) ; Prof. E.H. (Ederhard) von BORELL, Allemagne (écologie animale, santé animale) ; Prof. A.A. (Aalt) DIJKHUIZEN, Directeur de la société « Nutreco », Pays-Bas (alimentation animale et groupe d’entreprises de production : saumon, porc et aviculture) ; Dr L.A. (Leo) den HARTOG, Directeur de Recherches en Zootechnie, Pays-Bas ; C.J. (Chris) KALDEN, Directeur, Ministère de l’Agriculture, Protection de la nature et pêche, Pays-Bas (politiques de la pêche, recherche et éducation) ; Prof. B. (Bobby) MOSER, Université de Ohio, USA ; A.L.(Fons) SCHMID, Groupe « Royal Ahold », Pays-Bas (secteur de la grande distribution, normes alimentaires, protection du consommateur) ; Ir Dr C.A.G. (Anco) SNEEP, Groupe « Royal Cebeco », Pays-Bas (aviculture et sélection de pommes de terre) ; Prof. T.S. (Tom) SUTHERLAND, Université du Colorado, USA ; Prof. C.T. (Colin) WHITTEMORE, Université d’Edinburgh (Unité de recherche « Zootechnie et société »)

Les consommateurs changent... Quelles conséquences pour l’élevage et les produits animaux ?- Réunion Annuelle de la Fédération Européenne de Zootechnie. Aula Magna, Palazzo dei Congressi EUR, Rome. Présidé par Jean-Claude Flamant, Directeur de la Mission Agrobiosciences et assisté de Roberto Chizzolini, Professeur à l’Université de Parme, cette table ronde a vu les interventions de Martine Padilla, professeur à l’Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier (IAMM), Catherine Reynolds, Directrice de la Communication de l’Institute of Food Research (IFR), Léo Bertozzi, Directeur du Consortium du Fromage de Parmegiono Reggiano (CFPR) et Vittorio Ramazza, Directeur du département d’Assurance Qualité du groupe "Coop Italia."

A qui profite la mondialisation des productions animales ? - Pour la première fois de son histoire, la Fédération Européenne de Zootechnie (FEZ) tenait sa Réunion Annuelle hors d’Europe, à l’Université du Caire, en même temps que se déroulait la Conférence de Johannesburgh sur le Développement Durable. Des échanges on ne peut plus d’actualité concernant l’économie des pays émergents et développés. Avec les interventions de Paolo De Castro, ancien Ministre italien de l’agriculture et Président de Nomisma ; Marcel Mazoyer et Laurence Roudart, Professeurs à l’Institut National Agronomique Paris-Grignon, co-auteurs d’un Rapport de la FAO (« Protéger les petits agriculteurs et les paysans pauvres dans le contexte de la mondialisation ») ; Saad Nassar, Professeur d’économie à l’Université du Caire, Gouverneur de la Province du Fayoun et membre de la délégation de l’Egypte à l’OMC. Animation de la Table Ronde par Patrick Cunningham, ancien Président de la FEZ et ancien Directeur des productions animales de la FAO, Professeur au Trinity College (Dublin), et Jean-Claude Flamant (Mission Agrobiosciences).

L’intégration européenne : quels atouts et quels risques pour les activités d’élevage et les productions animales ?- Table ronde de la FEZ. A Bled (Slovénie), 6 septembre 2004. A l’heure de l’élargissement européen, quelles sont concrètement les conséquences de cette intégration, en matière d’élevage et de productions animales, secteur encore ô combien sensible et important dans nos sociétés, tant du point de vue économique qu’alimentaire et environnemental. Car au-delà de l’élevage, ce sont aussi des hommes dont il s’agit : leurs revenus, leurs métier, leur avenir. Pour évoquer les bénéfices attendus et les risques potentiels, quatre experts internationaux s’exprimaient ce jour-là, à Bled, autour d’une table ronde animée par Jean-Claude Flamant, directeur de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les publications de la Mission Agrobiosciences sur les thèmes de  : Alimentation et Société ; Cancers et alimentation ; Obésité ; Consommation & développement durable ; Lutte contre la faim ; Crises alimentaires ; "Ça ne mange pas de pain !" ; Méditerranée ; Agriculture et société ; Politique agricole commune ; OGM et Progrès en Débat ; Les relations entre l’homme et l’animal ; Sciences-Société-Décision Publique ; Science et Lycéens ; Histoires de... ; Produits de terroir ; Agriculture et les bioénergies ; Les enjeux de l’eau ; Carnets de Voyages de Jean-Claude Flamant.

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