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Intervention. 4èmes Rencontres Alimentation, Agriculture & Société. Décembre 2003.

« Alimentation et prévention du cancer : quelle vérité ? »

Par Denis Corpet. Directeur de l’équipe "Aliment et Cancer" de l’UMR Inra-Envt.

Denis Corpet fait le point sur ce que l’on sait, ce que l’on suppose et aussi ce que l’on ignore encore.Une Intervention qui a eu lieu dans le cadre des 4èmes Rencontres, mises en oeuvres par la Mission Agrobiosciences et organisées par le Conseil Régional Midi-Pyrénées.

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« C’est vrai que le cancer tue. Ou plutôt les cancers, car il existe une vingtaine de cancers différents. Et ces cancers tuent, en gros, une personne sur trois en France, car on ne sait pas très bien guérir ces cancers. On fait des progrès, mais ça n’avance pas vite. Pour donner un exemple précis, aujourd’hui 100 personnes ont appris qu’elles avaient un cancer du côlon. La moitié s’en sortira, l’autre non. Mais il est vrai qu’on pourrait éviter un grand nombre de ces cancers. En effet, notre façon de vivre détermine notre façon de mourir. Mieux vaut prévenir que guérir !

Déjà, concernant les cancers du fumeur, poumon-bouche-gorge (voies aérodigestives supérieures), ceux qui tuent le plus de personnes en France, tout le monde sait comment les éviter : pas de tabac, pas de cancer. Facile à dire, pas si facile à faire. Mais cela, tout le monde le sait déjà. Et pour la nourriture, que sait-on ? De quoi est-on sûr et certain ?
Nous sommes sûrs et certains que notre façon de manger joue un grand rôle sur le risque de cancer. Comment le sait-on ? En comparant les cancers qu’ont les gens vivant dans différentes régions du monde : il y a des pays où on a 20 ou 30 fois moins de cancers du sein, du colon, de la prostate que d’autres. Ce sont des cancers de pays développés et la France est, hélas, dans le peloton de tête, même si d’autres pays sont encore plus touchés.

Vous me direz que c’est peut-être « génétique » : si les pays comme la Chine ou le Nigeria ont moins de cancers du sein ou du côlon, c’est peut-être que les Asiatiques ou les Africains sont « résistants » à ces cancers. Pas du tout, car quand ces gens viennent habiter dans un pays riche, ils ont autant de cancers que nous, voire plus. C’est donc bien le mode de vie qui joue un rôle, en particulier l’alimentation.
Alors que faut-il manger, ou ne pas manger ? Qu’est-ce qui donne le cancer, ou l’empêche ? Hélas on ne connaît pas encore la réponse à cette question. C’est bête : on est certain qu’on pourrait empêcher les ¾ des cancers du côlon et la moitié des cancers du sein en mangeant mieux. Mais quoi et pourquoi, on n’en est pas encore très sûr. Je vais donc vous présenter ce que l’on sait, ce que l’on suppose, et vous dire aussi ce qu’on ignore encore.

Ce que l’on sait
Des fruits et des légumes, lesquels ? Combien ?

On est certain qu’il y aurait moins, beaucoup moins, de cancers si on mangeait plus de fruits et plus de légumes. Chaque fois qu’on fait une étude épidémiologique, et il y en a eu des centaines dans beaucoup de pays différents, on retrouve l’effet protecteur des fruits et des légumes.

Mais, ils n’ont pas un effet « magique », comme un médicament efficace qui marche à tous les coups. Non. Ce que l’on observe, c’est que ceux qui mangent le moins de fruits et de légumes, dans une population donnée, ont plus souvent un cancer que ceux qui en mangent le plus. Pas 10 ou 20 fois plus, mais 1,5 ou 2 fois plus de cancers. Pour certains cancers l’effet est fort et très net, on est donc sûr que les fruits et légumes protègent. Ainsi, ceux qui mangent 400g de légumes par jour ont 3 à 4 fois moins de cancer de l’estomac que ceux qui en mangent 40g, et ce sont les agrumes (oranges et citrons) qui protègent le plus contre le cancer de l’estomac. Même chose pour les cancers de la bouche ou du pharynx. Pour d’autres cancers, l’effet des fruits ou des légumes est net, mais moins fort : ainsi les gros consommateurs de légumes ont un risque de cancer du côlon diminué d’un quart environ. Enfin pour d’autres cancers, l’effet des fruits et des légumes est faible, et l’on n’est pas si sûr qu’il y ait protection, notamment contre les cancers du sein ou de la prostate.

S’il faut manger des fruits et des légumes on peut se demander lesquels et combien. La réponse, c’est beaucoup, et de tous. Beaucoup, c’est-à-dire au moins 5 fruits ou légumes variés par jour, donc à chaque repas un légume ou une salade, et un fruit au dessert, plus un autre dans la journée (petit déjeuner, goûter). Ce qui fait entre 400 et 800 g de légumes et de fruits à manger tous les jours. Lesquels ? On trouve en fait dans chaque plante un mélange de produits protecteurs qui semblent agir de concert, vitamines, antioxydants, polyphénols... Souvent ce sont les « couleurs » qui semblent bonnes : le rouge des tomates, l’orange des carottes, le vert des épinards, le bleu des myrtilles, le marron du thé... mais il n’y a pas que les couleurs, il y a aussi les produits qui donnent un goût et une odeur forte. Ainsi, l’ail, l’oignon ou les choux sont actifs, aussi, au moins dans les études expérimentales.

Alors d’accord, je mange un légume et une salade à chaque repas, plus deux ou trois fruits par jour. Que sait-on d’autre ?

Se bouger, éviter l’obésité

On est certain, également, qu’il est important d’avoir une activité physique régulière, de « se bouger » : marche, jardinage, travail physique, sport... et, c’est lié, d’avoir un poids « normal », d’éviter l’obésité.
Justement ces cancers où l’effet des fruits et des légumes est faible - le cancer du sein qui est si fréquent et le cancer de l’endomètre (la muqueuse de l’utérus) - sont nettement plus fréquents chez les femmes obèses que chez celles qui ne le sont pas. De façon un peu curieuse, le risque de cancer du sein n’est augmenté par l’obésité qu’après la ménopause.
L’activité physique protège. Oui, ceux qui « se dépensent » ont moins souvent que les autres un cancer du côlon, du sein, de la prostate, de l’endomètre. Au total, cela semble une question d’équilibre. Manger trop ou ne pas se dépenser assez favorise nettement les cancers.
A quoi cela est-il du ? Pour les cancers hormonaux-dépendants, comme celui du sein, on pense que l’excès de graisse favorise un excès d’hormones dans le sang : plus d’œstrogènes, plus d’insuline, qui vont stimuler la croissance des cellules tumorales.

L’alcool... avec modération

L’alcool, un autre « aliment » dont on est sûr qu’il agit sur le risque de cancer. L’alcool est un puissant facteur de risque pour les cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, mais seulement chez les gros buveurs, et surtout s’ils sont aussi fumeurs. Cependant, même le non-fumeur qui boit 1,5 l de vin par jour aura 20 fois plus de risque d’avoir un cancer de l’œsophage que celui qui boit un verre par jour. Pour le cancer du sein également, l’alcool est un facteur de risque. Celle qui boit, en moyenne, trois verres par jour voit son risque de cancer du sein augmenter de 50%. Enfin, l’alcool augmente aussi le risque de cancer du rectum, surtout quand c’est de la bière qui est consommée.

Voilà, je vous ai dit tout ce dont on est certain, ce sur quoi tout le monde est d’accord. On ne sait pas grand chose finalement, mais ces quelques vérités sont importantes, faciles à dire, faciles à comprendre, même si elles ne sont pas forcément faciles à appliquer, par exemple pour celui ou celle qui n’arrive pas à perdre du poids ou à se débarrasser du tabac ou de l’alcool. Mais même pour eux, le premier conseil de manger davantage de fruits et de légumes est un bon conseil.

En fait, on en sait beaucoup plus sur le lien entre les aliments et les cancers. Mais j’hésite à vous livrer ces informations, car elles ne sont pas vraiment prouvées. Du coup, tout le monde n’est pas d’accord pour dire que ce sont des « vérités ». Je vais cependant vous en dire un peu plus sur les hypothèses que l’on fait actuellement sur la viande et les charcuteries, les fibres et les graisses, le calcium et le poisson, car elles peuvent inciter à faire attention, même si elles ne sont pas prouvées.

Ce que l’on suppose
Charcuteries, viande rouge, viandes blanches et produits de la mer

Les charcuteries et, dans une moindre mesure, la viande rouge semblent augmenter le risque de cancer du côlon et du rectum. L’augmentation du risque n’est pas énorme, d’un tiers environ pour les « plus carnivores », et elle n’est pas visible dans toutes les études. En aucun cas ceci doit conduire à être végétarien, car la viande contient des nutriments très utiles, et certaines demoiselles qui n’en mangent pas du tout sont anémiées et fatiguées. Cependant, il est inutile et peut-être néfaste de manger trop de charcuteries et de viande rouge (tous les jours de la charcuterie ou un steak de bœuf midi et soir).

Dans mon laboratoire, j’étudie le sujet de la viande rouge. Je donne à des rats un régime à base de viande rouge ou de l’hème pur, c’est le rouge de la viande. Cela augmente fortement la cancérogenèse dans le côlon de ces rats, par rapport à des rats témoins qui mangent un régime sans hème. J’étudie aussi comment empêcher cet effet néfaste. Cela semble apparemment assez facile. En effet, si j’ajoute à l’hème du calcium ou de l’huile d’olive dans l’alimentation des rats, l’hème n’a plus aucun effet néfaste. Mais avant d’extrapoler à notre façon de manger, encore faut-il vérifier que ce qui se passe dans notre intestin est comme ce qui se passe dans l’intestin des rats.

Si les charcuteries, et à un moindre degré la viande rouge, sont mises en cause dans certaines études, ce n’est jamais le cas pour le poulet ou le poisson : viandes blanches et produits de la mer ne sont jamais des facteurs de risque de cancer. Même, leur consommation semble diminuer le risque, protéger dans certains cas contre certains cancers.

Graisses sataniques et fibres bénies ?

Deux autres hypothèses très débattues : les graisses favoriseraient certains cancers, tandis que les fibres protègeraient contre ces mêmes cancers. Qu’est ce qu’on a pu dire sur ces sujets, pendant des années ! Graisses sataniques et fibres bénies ! Il est vrai que nombre d’études semblaient montrer que ceux qui mangeaient « très gras » avaient plus de cancers, et que ceux qui mangeaient beaucoup de fibres en avaient moins. On a depuis testé expérimentalement ces hypothèses, en donnant tous les jours, pendant plusieurs années, un régime maigre et fibreux à des centaines de volontaires. Il mangeaient par exemple des céréales très riches en son de blé, et devaient « chasser » les graisses de leur assiette. Pendant le même temps, un nombre égal de volontaires servait de témoin, et leur alimentation contenait peu de fibres et beaucoup de graisse, comme l’alimentation qu’ils avaient l’habitude de prendre avant l’étude. Aucune de ces études d’intervention n’a confirmé l’hypothèse fibre/graisse. A chaque fois, au Canada, en Australie, aux Etats-Unis, on a trouvé exactement autant de tumeurs chez les témoins et chez ceux qui mangeaient le régime maigre et fibreux. Alors, il est difficile de continuer à dire que cela protège contre le cancer. Pour d’autres raisons cependant, il est bon de manger assez de fibres (contre la constipation) et pas trop de graisses (contre l’obésité et pour les artères et le cœur), mais cela n’empêche sans doute pas les cancers.

Avec ce système des grandes études d’intervention, on pourrait effectivement prouver qu’un produit, qu’un aliment, qu’un nutriment permet d’éviter une maladie. Ces études doivent absolument être faite dans des conditions rigoureuses, pour qu’on puisse en tirer une conclusion valable. On doit donc les faire comme on ferait une expérience chez des rats : en double aveugle, c’est à dire que ni le volontaire ni le médecin qui l’examine ne savent ce qu’il « prend ». Même les sujets témoins doivent prendre « quelque chose », un placebo, pour leur faire croire qu’ils sont traités, cela après tirage au sort, c’est à dire que les gens ne choisissent pas leur « groupe », leur traitement. Cela risquerait de fausser les résultats. Comprenez : quand quelqu’un accepte de participer à l’étude, on tire au sort s’il recevra, pendant plusieurs années, le placebo ou le nutriment dont on veut tester l’effet protecteur. Qu’on donné ces études d’intervention chez l’homme pour la prévention nutritionnelle des cancers ? Pratiquement toutes ont été décevantes : pas d’effet ou un effet trop faible pour qu’on puisse être sur qu’il vient du produit testé, un peu comme pour les fibres et les graisses. Il n’y a que deux études qui ont donné un résultat positif, qui ont montré l’effet protecteur d’un supplément alimentaire.
La première étude positive est américaine, faite par John Baron, en 1999 : John a montré que chez des gens à qui on avait enlevé un polype dans l’intestin, la prise régulière de cachets de calcium diminuait nettement la repousse d’un polype dan l’intestin. Nettement, mais pas énormément : -15%. Or ces polypes sont des tumeurs précancéreuses. Il est donc probable que la consommation de produits contenant du calcium, des produits laitiers par exemple, puisse diminuer le risque de cancer du côlon.

Pourquoi suis-je si prudent dans ma conclusion ? Parce que l’étude n’a pas porté sur des yaourts ou du fromage, mais sur des cachets de calcium, et qu’elle n’a pas démontré une réduction des cancers, ce qui aurait été trop long, mais une réduction des polypes.
La deuxième étude positive est toute récente, puisqu’elle n’a même pas encore été publiée, et elle est française. C’est l’étude SU.VI.MAX1 de Serge Hercberg. Elle porte sur 13 000 volontaires, les suvimaxiens Dans cette étude, Serge et son équipe ont donné un mélange de vitamines et minéraux "antioxydants" (bêta-carotène, vitamine C, vitamine E, zinc et sélénium à des doses « nutritionnelles »). L’autre moitié du groupe a pris un placebo. Les résultats n’ont pas montré d’effet protecteur chez les femmes, mais Serge a observé un tiers de cancers en moins chez les hommes, ce qui correspond à 37% de mortalité en moins. C’est un effet gigantesque, jamais vu, incroyable : 1 personne sur 3 ! Serge a conclu son étude en disant que ces apports de bêta-carotène, de vitamines C et E, de zinc et de sélénium pouvaient très bien être apportés par une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes.

Conclusion

Voilà l’essentiel de ce que l’on sait aujourd’hui : oui aux fruits et légumes, à l’activité physique, au calcium, et ne pas trop manger, pas trop de viande, très peu d’alcool et pas de tabac du tout. Et le reste, tout le reste de ce que l’on peut lire ou entendre est encore du domaine de l’hypothétique, du « peut-être », du « non-démontré ». Ce n’est pas forcément faux, mais en tous cas pas démontré. Il faut encore chercher à connaître ce qui est bon, ce qui est mauvais, et à comprendre comment ça marche, pourquoi c’est comme ça. Mais rien qu’en mettant en pratique ces connaissances, on diminuera le nombre de cancers. Rien qu’en mangeant bien, en suivant ces simples conseils, vous diminuerez d’un tiers au moins, des deux-tiers au mieux, votre risque d’avoir un jour un cancer. Et par effet d’entraînement, par bonne contagion, vous protégerez aussi ceux que vous aimez. Alors, bon appétit ! »

Lire aussi l’intervention de Denis Corpet, le 4 décembre 2006 au plateau du J’Go "Peut-on vraiment prévenir le cancer par l’alimentation.

Accéder à la rubrique : Produits efficaces en prévention du cancer colorectal

Lire la page personnelle de Denis Corpet : Recherches : prévention du cancer

Denis Corpet est Ingénieur Agronome, docteur es sciences. Il a mené des recherches à l’INRA sur les résidus d’antibiotiques dans les aliments et les bactéries de l’intestin des hommes et des animaux d’élevage résistantes aux antibiotiques. Aujourd’hui, il est Directeur Scientifique de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, où il enseigne la nutrition et l’hygiène des aliments de l’homme. Il dirige également l’équipe « Aliments & Cancer » de l’UMR INRA-ENVT « Xénobiotiques ». Le but de ses recherches : comment prévenir le cancer par la nutrition, plus précisément, en quoi certaines viandes pourraient favoriser le cancer du colon ?

Sur le thème Alimentation-Santé, une manifestation intitulée "Aux Bons Soins de l’Alimentation" a été organisée en décembre 2004 par le Conseil National de l’Alimentation et la Mission Agrobiosciences.LIRE les actes complets de la séance AUX BONS SOINS DE L’ALIMENTATION- édités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Sur le thème de l’alimentation, on peut lire ces documents édités par agrobiosciences :

Lire la conférence Pourra-t-on nous protéger de l’Obésité ? Avancées et limites des recherches- par Max Lafontan, directeur de recherche à l’Inserm. Unité de recherche sur les obésités. L’auteur nous montre toute la difficulté de combattre cette maladie des sociétés d’abondance et de sédentarité. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Lire la conférence L’Orthorexie, une névrose culturelle ?- par Patrick Denoux, Maitre de conférence en « Psychologie Interculturelle. Université du Mirail. Le chercheur nous montre comment, affolés par l’effondrement des pratiques alimentaires traditionnelles, beaucoup ont cherché un abri dans l’orthorexie - l’addiction à la nourriture saine-, et comment les malaises psychologiques et leurs expressions sociales se concentrent actuellement sur l’acte de se nourrir, comme une réponse identitaire au non-sens de la consommation. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’Alimentation.

Lire les actes de la manifestation "Aux Bons Soins de l’Alimentation" organisée par le Conseil National de l’Alimentation et la Mission Agrobiosciences.LIRE les actes complets de la séance AUX BONS SOINS DE L’ALIMENTATION- édités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’Alimentation.

Lire la chronique Obésité... un mot lourd de sens- par Valérie Péan. Mission Agrobiosciences. L’auteur revient sur ce mot lourd de sens. Obésité... Le mot enfle et s’épaissit, lourd de menaces à venir, surchargé de connotations péjoratives, plombé par les statistiques et les verdicts des autorités sanitaires.

Dans la rubrique « Dossiers spécialisés », un article complet sur lesDéfinitions officielles de l’obésité, les chiffres et les causes multifactorielles-

Sur le site de la fondation pour la Recherche Médicale, dans la rubrique « Informez-vous », les fiches santé comportent un excellent article du sociologue de l’alimentation Jean-Pierre Poulain, sur « Le gros, le beau et le trop gros »-

Lire la conférence débat « Les dualités de l’alimentation comtemporaine- par Jean-Pierre Poulain maître de conférences à l’Université Toulouse-Le-Mirail et auteur de nombreux ouvrages sur l’alimentation. "Que fait un sociologue dans l’alimentation ?" C’est sur ces mots un brin provocateurs que ce chercheur ouvrait son propos. Une provocation pas si inutile, tant il est nécessaire de rappeler la dimension culturelle des comportements alimentaires, enserrée entre les contraintes biologiques et environnementales. Un espace suffisant pour qu’émergent ambivalences et tiraillements. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et le Café des Sciences et de la Société du Sicoval.

Lire la conférence débat Alimentation et environnement : le cas des perturbateurs endocriniens- par Jean-Pierre Cravedi, directeur de recherche INRA au sein du laboratoire des xénobiotiques, expert à l’Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments. Le chercheur débute son propos en donnant une définition des perturbateurs endocriniens. « Des substances qui, interférant avec les fonctions du système hormonal, risquent d’influer négativement sur les processus de synthèse, de sécrétion, de transport, d’action ou d’élimination des hormones »...Il rend compte de l’étendue du domaine. Edité par la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’alimentation.

Lire la Conférence débat Alimentation et prévention du cancer- par Par Denis Corpet. Directeur de l’équipe "Aliment et Cancer" de l’UMR Inra-Envt. Notre façon de manger joue un grand rôle sur le risque de cancer. Comment le sait-on ? En comparant les cancers qu’ont les gens vivant dans différentes régions du monde. Alors, que faut-il manger, ou ne pas manger ? Qu’est ce qui favorise le cancer, ou l’empêche ? Denis Corpet fait le point sur ce que l’on sait, ce que l’on suppose et aussi ce que l’on ignore encore.Une Intervention qui a eu lieu dans le cadre des 4èmes Rencontres, mises en oeuvres par la Mission Agrobiosciences et organisées par le Conseil Régional Midi-Pyrénées.

Lire la Chronique PROSPECTIVE : Quatre scénarios pour le futur des politiques publiques de l’alimentation dans un contexte de crise.-Par Jean-Claude Flamant Inra-Mission Agrobiosciences. Cinq ans après la tenue des Etats Généraux de l’Alimentation durant la deuxième crise de l’ESB, des questions : la sécurité sanitaire des aliments s’est-elle améliorée ? Le risque de crise est-il toujours présent ? Les pouvoirs publics et l’opinion ont-ils fait évoluer leurs comportements ? Le directeur de la Mission Agrobiosciences, Jean-Claude Flamant, tente de répondre en revisitant les quatre Scénarios qu’il avait lui-même proposés lors du Colloque final des Etats Généraux de l’Alimentation qui s’était tenu à Paris le 13 décembre 2000.

Lire la Conférence débat Crise alimentaire : Complexité de la décision et de la gestion publique- par Marion Guillou alors Directrice Générale de l’Alimentation au ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Actuellement Présidente Directrice Générale de l’Inra, Marion Guillou avait en charge à l’époque la très sensible Direction Générale de l’Alimentation, au ministère de l’Agriculture. Un poste clé auquel elle s’est confrontée à plusieurs reprises à cette fameuse complexité : celle de la décision, en pleine période de rupture où les crises alimentaires ne manquent pas de surgir.

Lire la Conférence débat « Quand les crises alimentaires réveillent les utopies » - Par le sociologue Claude Fischler (Cnrs-Ehess). Que signifient pour nous les crises alimentaires ? Quelles sont les inquiétudes qui nous saisissent ? On nous dit souvent qu’elles sont rationnelles ou irrationnelles. Peut-on formuler des jugements là-dessus ? De quelles données précises ou empiriques, de quelles études sur la perception de l’alimentation en général, et du danger en matière d’alimentation disposent-on ? Le chercheur a exploré nos représentations et nos peurs de mangeurs et les facteurs anxiogènes de l’alimentation par le biais du principe d’incorporation « Je suis ce que je mange ». Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et l’Université d’été de l’innovation rurale de Marciac.

Lire la Conférence Image de l’agriculture : "Les représentations sont des espèces vivantes"- Par Saadi Lahlou., psychologue.Auteur de "Penser manger" ( PUF). Le chercheur éclaire les logiques et les mécanismes des images que nous avons de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Des représentations qu’il ne faut pas songer à changer d’un claquement de doigts. Edité par la Mission Agrobiosciences et l’Université d’été de l’innovation rurale de Marciac

Lire la Conférence débat Risques sanitaires et alimentaires et lanceurs d’alerte- Par Didier Torny, sociologue à l’EHESS. Comment créer entre l’administration, les professionnels, les experts et les citoyens, un mode de circulation des inquiétudes et des alertes, qui ne fasse pas immédiatement place à des qualifications de type psychologiques ou psychiatriques ? Edité par la Mission Agrobiosciences et le Café des Sciences et de la Société du Sicoval

Lire l’article La toxicologie alimentaire : un métier à risque(s) ? - Par Georges Bories. Toxicologue. Président des Comités scientifiques de l’alimentation animale à la Commission Européenne et à l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments . L’analyse de Georges Bories sur la perception du risque alimentaire, le principe de précaution et leurs interactions avec les travaux de la recherche toxicologique, bousculés, voire malmenés dès lors qu’il s’agit de les interpréter...

Lire le Débat Le futur de l’élevage en Europe à la lumière des crises sanitaires récentes - Table Ronde de la Fédération Européenne de Zootechnie, Budapest. Les crises sanitaires majeures - l’ESB et la fièvre aphteuse - qui ont remué l’opinion des pays d’Europe de l’Ouest entre novembre 2000 et mars 2001, sont-elles seulement le résultat d’erreurs au sein du dispositif de contrôle sanitaire ou bien des signaux d’alarme qui indiquent que les orientations prises au cours des dernières décennies pour l’intensification de l’élevage doivent être fondamentalement révisées pour le futur ? Tel est le sujet de la Table Ronde organisé par la Fédération Européenne de Zootechnie à Budapest en août 2001. Des questions toujours d’actualité avec de nouvelles alertes concernant la peste porcine ou la grippe aviaire. Débat coordonné et traduit par Jean-Claude Flamant, Directeur de la Mission Agrobiosciences.

Lire le Débat Sécurité alimentaire et santé : un progrès ou un retour vers l’hygiénisme ? -. Introduit par Georges Bories. Toxicologue. Président des Comités scientifiques de l’alimentation animale à la Commission Européenne et à l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments. La sensibilité souvent exacerbée à l’égard des dangers sanitaires sont certes la conséquence de récentes crises, mais aussi des avancées en matière d’évaluation et de détection des risques. Au-delà d’une demande légitime de la part de société, l’invasion des produits bactéricides, l’obsession de la santé et de la sécurité sanitaire et autres phénomènes actuels ne signalent-ils pas une tendance à l’hygiénisme ? Retour sur cette notion, apparue historiquement au 19ème siècle, et qui a envahi à l’époque l’ensemble du « corps » social. Les conditions sont-elles réunies pour que se réaffirme cette notion ? Quels en sont les signes, les paradoxes et les conséquences, y compris socio-économiques et politiques ? Edité par la Mission Agrobiosciences et la Maison Midi-Pyrénées.

Lire les « Entretiens et Publications : OGM et Progrès en Débat » un cycle de Forums et de Points de vue transdisciplinaires... pour contribuer au débat démocratique- Depuis quelques années, la problématique « OGM » et plus largement des « Avancées Sciences du Vivant » est en débat. La série d’Entretiens et de Publications proposés par la Mission Agrobiosciences, opère un retour sur les problématiques soulevées et propose de mettre en débat le débat lui-même en questionnant ou en organisant des échanges entre des personnalités fortement impliquées. Celles-ci formulent leurs analyses sur les débats en cours, relèvent la multitudes de questions et des arguments exprimés, énoncent les connaissances et proposent des angles, voire des méthodes, pour tenter de « mieux » instruire le débat démocratique « Science et Société » Pour accéder aux publications

Lire l’article Alimentation : comment digérer la défaite ?-. Par Jean Pierre Poulain maître de conférences à l’Université Toulouse-Le-Mirail. À partir d’une métaphore, largement répandue, Jean-Pierre Poulain nous mène de gastronomie en gastrite, de victoires savoureuses à l’aigreur des défaites. Edité par l’Almanach de la Mission Agrobiosciences.

Lire la Conférence débat Innovation technologique et comportements alimentaires- Par Jean Pierre Poulain maître de conférences à l’Université Toulouse-Le-Mirail. Comment de la fourchette à l’autocuiseur, en passant par les produits surgelés et autres découvertes, le mangeur-consommateur digère-t-il l’innovation technologique ?

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Lire la Conférence débat Quels défis et quels paris pour le commerce équitable ? - Par Alexis Krycève, directeur du marketing d’Alter Eco. Dans un contexte économique globalisé, où les pressions nationales et internationales sont de plus en plus lourdes pour les producteurs, quelle est la réponse du Commerce Equitable ?

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Lire l’article Alimentation et Société. La main à la pâte et les mots à la bouche - par Par Natalie Rigal. Maître de conférences à l’Université de Paris X Nanterre, psychologue-chercheur, spécialiste du goût. Natalie Rigal décortique par le menu la relation des enfants à la nourriture et nous donne quelques conseils qui permettront sans doute de désamorcer les classiques conflits familiaux qui se jouent autour de la table. Première recette : il faut toujours inciter un enfant à goûter. Oui, le goût, le plaisir de manger peut s’apprendre. Edité par l’Almanach de la Mission Agrobiosciences.

Lire l’article Le goût de nourrir, la soif de transmettre... -Par Maggy Bieulac-Scott est responsable, depuis sa création en 1992, de l’OCHA, l’Observatoire Cidil de l’Harmonie Alimentaire. Si manger est un acte essentiel, dont les paradoxes, les ambiguïtés, les plaisirs et les aversions se parlent fréquemment, peut-être oublie-t-on davantage deux autres notions pourtant fondatrices dans l’acte de manger : nourrir, ce don à consacrer aussi du temps et du plaisir à partager ; et transmettre des savoirs, des saveurs, un peu de soi... Edité par l’Almanach de la Mission Agrobiosciences.

Lire l’article De la misère sexuelle du marketing alimentaire... - Par Geneviève Cazes-Valette, responsable du mastère spécialisé « Marketing et technologies alimentaires » à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse. Que la chère est triste, hélas, quand la publicité se croit futée en nous prenant pour de pauvres obsédés. Quand elle pense nous « emballer » à coup de slogans graveleux qui réduisent nos fantasmes et notre imaginaire à de piètres clichés.

Lire les contenus des conférences et séminaires organisés dans le cadre des différentes éditions de la « Semaine internationale de la sécurité et la qualité alimentaire » (SISQA). Organisée par le Conseil Régional Midi-Pyrénées en collaboration avec la Mission Agrobiosciences.

Sécurité et qualité alimentaires : le prix à payer- Le thème retenu de ces troisièmes Rencontres, "Sécurité et qualité des aliments : le prix à payer", a permis d’aborder les coûts économiques, sociaux et culturels des nouvelles exigences des consommateurs. Sont-ils prêts à en payer le prix ? Les agriculteurs et les industriels peuvent-ils tous en assumer les conséquences ? 200 personnes ont participé à ces débats, animés par Didier Adès, journaliste à France Inter. En amont des 3èmes Rencontres, deux groupes de réflexion régionaux constitués de 15 à 20 professionnels chacun, se sont également réunis sur deux thèmes privilégiés : "La restauration collective : à quel prix ?" et "Les coûts économiques et culturels de la sécurité sanitaire : L’exemple du lait et des produits laitiers". Deux grands secteurs sur lesquels portaient plus précisément les interventions et les débats des Rencontres.

« Sécurité des aliments : les enjeux de la demande sociale »- Ces rencontres ont attiré plus de 400 personnes, autour de cette nouvelle donne qu’imprime la demande sociale aux sciences du vivant et aux acteurs impliqués dans la sécurité sanitaire des aliments. Une journée animée par Didier ADÈS, journaliste France Inter, avec notamment :
- Jean-François NARBONNE, Professeur de Toxicologie à l’Université de Bordeaux, Expert à l’AFSSA.
- Marie-José NICOLI, Présidente de l’Union Fédérale des Consommateurs (UFC Que Choisir).
- Bernard CHEVASSUS-AU-LOUIS, Président de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA).
- Jean-Yves LE DEAUT, Député de Meurthe et Moselle, membre du Comité de pilotage de la conférence citoyenne sur les OGM à l’Assemblée Nationale -Laurent MIALARET, Président du Syndicat National des Aliments de l’Enfance et de la Diététique.
- Raymond LACOMBE, ancien Président de la FNSEA,
- Marion GUILLOU, Directrice Générale de l’INRA et Martin MALVY, Président du Conseil Régional Midi-Pyrénées. Annexes : Un sondage exclusif sur la qualité alimentaire

Europe et Sécurité de l’Alimentation. Forces et failles du cadre réglementaire-. Avec les interventions de
- Pierre-Benoît JOLY, directeur de recherche à l’Unité d’Economie et Sociologie Rurales, INRA Grenoble.
- Jean-Pierre DOUSSIN, professeur associé à la faculté de droit et de sciences politiques de Nantes.
- Jean BOYAZOGLU, président du Comité scientifique AOP, IGP et Attestations spécifiques de l’Union Européenne. Vice-président exécutif de la Fédération Européenne.
- Jean-Christophe GRALL, Cabinet Meffre et Grall, avocat à la cour, spécialiste de la traçabilité. N’ayant pu assister à cet atelier à cause de la grève des transports aériens, M. GRALL a transmis une note de réflexion sur le thème en question, qui figure à la fin de ce document.
- Jean-Claude SABIN, président de l’Institut Régional de la Qualité Alimentaire (Irqualim).
- Sergio VENTURA, ancien directeur à la Commission des Communautés Européennes ; professeur de « Droit de l’Alimentation » aux Facultés de Droit et de Sciences Agronomiques de l’Université de Piacenza (Italie).
- Jean-Pierre ZALTA, généticien, ancien Président du Comité d’éthique du génie génétique du CNRS.
- Olivier DELAHAYE, Professeur associé à l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie de Toulouse (ENSAT).

Alimentation et Société. Information des citoyens et mise en débat : jusqu’où aller et comment ?-. Avec les interventions de
- Guy AMOUREUX, enseignant à l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris.
- Louis ORENGA, directeur du Centre d’Information des Viandes (CIV)
- Marco MOUSSANET, journaliste à Il Sole 24 Ore (Italie) Dominique MARCHETTI, sociologue des médias au CNRS
- Maggy BIEULAC, responsable du service d’information-qualité du Centre Interprofessionnel de Documentation et d’Information des Industries laitières (CIDIL)
- Pierre COHEN, Député de Haute-Garonne, maire de Ramonville.
- Jean-Marie GUILLOUX, responsable des programmes à la Mission d’Animation des Agrobiosciences.

Securité de l’Alimentation : L’expert, sa formation, son statut, sa rémunération... -. Avec les interventions de
- Pierre-Louis Toutain, Directeur de l’unité mixte INRA/ENVT pharmacologie et de toxicologie expérimentales.
- Marc SAVEY, Directeur de la santé animale à l’AFSSA, Vice-Président du Comité Interministériel sur les ESST (Comité « Dormont »)
- Jean-Pierre CRAVEDI, Directeur de recherche à l’INRA
- Marcel GOLDBERG, responsable du Département Santé Travail de l’Institut de Veille Sanitaire, Directeur de l’Unité 88 de l’Inserm
- Ambroise MARTIN, Professeur de nutrition et biochimie à la Faculté de Médecine de Lyon, Directeur de l’évaluation des risques nutritionnels et sanitaires à l’AFSSA
- Gérard PASCAL, Directeur scientifique à l’INRA en charge de la nutrition humaine et de la sécurité sanitaire des aliments, Président du comité scientifique directeur de l’Union européenne.

Cantines scolaires : quelle sécurité et quelle qualité alimentaire au menu des enfants ? -. Avec les interventions de :
- Jean-Pierre POULAIN, Maître de Conférence en sociologie à l’Université de Toulouse le Mirail, directeur du Critha, Cellule dirige un DESS Sciences Sociales appliquées à l’alimentation
- Jean-Pierre CORBEAU, professeur de sociologie à l’Université de Tours, cofondateur de l’Institut français du goût
- Anne-Marie AYNIE, médecin, responsable Tarn-et-Garonne du Syndicat national des médecins scolaires et universitaires Philippe BARANGER, Directeur de la Recherche et du Développement chez Sodexho France
- Serge BIANCHI, responsable de la cantine municipale de Pamiers
- Gérard CESSES, directeur de la régie de la restauration de la ville de Blagnac, Président national de l’UPRM, Union des Personnels de la Restauration Municipale.
- Faride HAMANA, Secrétaire général de la Fédération du Conseil des Parents d’Elèves (FCPE)
- Daniel MASLANKA, intendant dans une cité scolaire en banlieue lilloise, chargé de mission auprès du Recteur de l’Académie de Lille pour les questions de restauration scolaire.
- André NIZARD, Président de l’Association Nationale de la Restauration Municipale Jean-Charles QUINTARD, inspecteur vétérinaire chargé de la restauration collective au bureau des établissements de restauration et de distribution, Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, Direction Générale de l’Alimentation, S/D de l’hygiène alimentaire
-  Marie-Thérèse TAUBER, professeur de pédiatrie à l’hôpital des enfants de Toulouse

Une Europe, des consommateurs ? -Avec les interventions de :
- Jean-Claude FLAMANT, responsable de la Mission d’Animation des Agrobiosciences.
- Nadine FRASELLE, docteur en sociologie, chargée de recherche à l’Université Catholique de Louvain, Centre de Droit de la Consommation (Bruxelles).
- Reine-Claude MADER, secrétaire générale de la Confédération de la Consommation, du Logement et du Cadre de Vie (CLCV), représentante auprès du Comité consultatif des consommateurs de la Commission européenne.
- Bertil SYLVANDER : chercheur à l’INRA, Département d’économie et sociologie rurales, responsable de l’Unité de recherche sur la qualité alimentaire. Rapporteur au CNA.
- Jean LHERITIER : membre de l’association internationale Slow Food.
- Jean-Luc VOLATIER : Responsable de l’Observatoire des consommations alimentaires, unité rattachée à la Direction de l’évaluation des risques nutritionnels et sanitaires de l’AFSSA.
- Marie-José NICOLI : Présidente de l’UFC-Que choisir. Membre du bureau exécutif du Bureau Européen des Unions de Consommateurs.

Qu’est-ce que l’opinion publique ? Comprendre ses réactions face à la sécurité alimentaire -. Avec les interventions de :
- Georges MAS, psychosociologue, consultant et chargé de cours à l’Université Toulouse-Le Mirail, notamment en psychologie interculturelle.
- Claude CAPELIER, professeur de philosophie, membre du Conseil national des programmes de l’Education Nationale (organisme consultatif chargé de travailler sur l’évolution des programmes de la maternelle à l’Université, dans l’ensemble des disciplines). - Anne CAMBON-THOMSEN : Médecin de formation, chercheur au Cnrs dans une unité Inserm d’épidémiologie et d’analyse en santé publique, Génopôle Toulouse Midi-Pyrénées.
- Jean-Pierre ALBERT : Enseignant à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Ehess, Toulouse). Spécialiste d’anthropologie sociale.
- Geneviève CAZES-VALETTE : Professeur de marketing à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse, élève doctorante en anthropologie de Jean-Pierre ALBERT sur les questions du rapport à la viande chez le mangeur français contemporain.
- Adam KISS : Enseignant à l’Université Toulouse-Le Mirail et à l’Université Paris VII. Travaille plus particulièrement sur des questions de psychologie publique, c’est-à-dire sur la détermination situationnelle des comportements. .
- Alberto CAPPATI : Enseignant à l’Université de Pavie (Italie), Directeur de la revue « Slow » , liée au mouvement international de consommateurs « Slow Food ».
- Suzanne de CHEVEIGNE : Sociologue au CNRS. Travaille actuellement, dans le cadre d’un projet européen, sur les aspects sociaux et juridiques des biotechnologies, notamment leur perception par l’opinion et leur traitement par les médias.

L’industrialisation de la production des viandes : marketing, transparence, traçabilité... - Avec les interventions de :
- Philippe Baralon, cabinet Phylum, spécialisé dans le conseil, la stratégie et l’organisation des filières alimentaires.
- Patrick DENOUX, maître de conférences en psychologie interculturelle à l’Université Toulouse-Le Mirail.
- Juan-José BADIOLA, directeur du laboratoire Centre de référence nationale sur l’ESB, en Espagne. Président de l’Université de Saragosse. Président du collège général vétérinaire espagnol.
- Franck COCHOY, maître de conférence en sociologie à l’Université Toulouse-Le Mirail, memebre du Centre d’Etude et de Recherche Technique, Organisation et Pouvoir (CERTOP).
- Hubert BRUGERE, maître de conférence à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, Unité d’Hygiène et Industrie des Aliments. Consultant auprès du Centre d’Information des Viandes (CIV)
- André VALADIER, président de la Commission Agriculture du Conseil Régional Midi-Pyrénées.
- Pierre SANS, enseignant-chercheur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, chercheur associé INRA
- Rémi FOURRIER, représentant en France de l’interprofession de la viande et du bétail de Grande-Bretagne.
- François GUILLON, responsable des enseignements de stratégie mercatique alimentaire au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). Consultant en stratégie et marketing alimentaire.
- Pierre BUFFO, responsable de l’interprofession départementale des volailles fermières du Gers.
- Geneviève CAZES-VALETTE, Professeur de marketing à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse. Responsable du Master « Marketing et technologie agroalimentaires ». Chercheur en anthropologie sur le problème du rapport à la viande.

Gestion des crises alimentaires : un débat collectif à réinventer- Avec les interventions de :
- Yves Le Pape, ingénieur de recherche à l’Inra, unité des sciences sociales de Grenoble
- Christophe CLERGEAU, chercheur à l’Ecole nationale supérieure d’agronomie de Rennes et à Sciences-Po, Paris
- Patrick LAGADEC, directeur de recherche à l’Ecole Polytechnique sur ces questions de crise
- Fabrice MARTY, Secrétaire Général à la direction générale de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique)
- Anaïs DE MONTJOYE, consultante Acyan en prévention et gestion de crise
- Michel PLACE, Directeur Qualité du groupe 3A, Alliance Agro-Alimentaire
- Christophe TERRAIN, agriculteur dans le Gers, Président des producteurs de maïs.

La question alimentaire dans le cadre de la Fédération Européenne de Zootechnie (FEZ)

. La Mission d’Animation des Agrobiosciences assure chaque année la conception et l’animation des Tables-Rondes organisées par la FEZ dans le cadre de ses Réunions Annuelles. L’objectif poursuivi est d’éclairer les termes du débat sur l’évolution de l’élevage et des productions animales en rapport avec les transformations économiques et sociales. Leur sujet est choisi en rapport étroit avec l’actualité. Ces Tables-Rondes sont chaque fois suivies par plusieurs centaines de participants, provenant d’une quarantaine de pays, principalement d’Europe, du Bassin Méditerranéen et d’Amérique du Nord réunis en Congrès autour de thèmes de leurs spécialités.

Le futur de l’élevage en Europe à la lumière des crises sanitaires récentes- Table Ronde de la Fédération Européenne de Zootechnie, Budapest, 26 août 2001. Les crises sanitaires majeures - l’ESB et la fièvre aphteuse - qui ont remué l’opinion des pays d’Europe de l’Ouest entre novembre 2000 et mars 2001, sont-elles seulement le résultat d’erreurs au sein du dispositif de contrôle sanitaire ou bien des signaux d’alarme qui indiquent que les orientations prises au cours des dernières décennies pour l’intensification de l’élevage doivent être fondamentalement révisées pour le futur ? Tel est le sujet de la Table Ronde organisé par la Fédération Européenne de Zootechnie à Budapest en août 2001. Des questions toujours d’actualité avec de nouvelles alertes concernant la peste porcine ou la grippe aviaire.
Coordonné et traduit par Jean-Claude Flamant, Directeur de la Mission Agrobiosciences.

La chaîne de compétences : les connaissances au sein des filières agroalimentaires- Dans le cadre de la réunion Annuelle de la Fédération Européenne de Zootechnie (FEZ), La Haye 21 août 2000. Avec les interventions de : Dr L.A. (Aimé) AUMAITRE , INRA Rennes, France (recherche en production porcine) ; Prof Th. B. (Thomas) BLAHA, Université du Minnesota, USA (épidémiologie, assurance qualité) ; Prof. E.H. (Ederhard) von BORELL, Allemagne (écologie animale, santé animale) ; Prof. A.A. (Aalt) DIJKHUIZEN, Directeur de la société « Nutreco », Pays-Bas (alimentation animale et groupe d’entreprises de production : saumon, porc et aviculture) ; Dr L.A. (Leo) den HARTOG, Directeur de Recherches en Zootechnie, Pays-Bas ; C.J. (Chris) KALDEN, Directeur, Ministère de l’Agriculture, Protection de la nature et pêche, Pays-Bas (politiques de la pêche, recherche et éducation) ; Prof. B. (Bobby) MOSER, Université de Ohio, USA ; A.L.(Fons) SCHMID, Groupe « Royal Ahold », Pays-Bas (secteur de la grande distribution, normes alimentaires, protection du consommateur) ; Ir Dr C.A.G. (Anco) SNEEP, Groupe « Royal Cebeco », Pays-Bas (aviculture et sélection de pommes de terre) ; Prof. T.S. (Tom) SUTHERLAND, Université du Colorado, USA ; Prof. C.T. (Colin) WHITTEMORE, Université d’Edinburgh (Unité de recherche « Zootechnie et société »)

Les consommateurs changent... Quelles conséquences pour l’élevage et les produits animaux ?- Réunion Annuelle de la Fédération Européenne de Zootechnie. Aula Magna, Palazzo dei Congressi EUR, Rome. Présidé par Jean-Claude Flamant, Directeur de la Mission Agrobiosciences et assisté de Roberto Chizzolini, Professeur à l’Université de Parme, cette table ronde a vu les interventions de Martine Padilla, professeur à l’Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier (IAMM), Catherine Reynolds, Directrice de la Communication de l’Institute of Food Research (IFR), Léo Bertozzi, Directeur du Consortium du Fromage de Parmegiono Reggiano (CFPR) et Vittorio Ramazza, Directeur du département d’Assurance Qualité du groupe "Coop Italia."

A qui profite la mondialisation des productions animales ? - Pour la première fois de son histoire, la Fédération Européenne de Zootechnie (FEZ) tenait sa Réunion Annuelle hors d’Europe, à l’Université du Caire, en même temps que se déroulait la Conférence de Johannesburgh sur le Développement Durable. Des échanges on ne peut plus d’actualité concernant l’économie des pays émergents et développés. Avec les interventions de Paolo De Castro, ancien Ministre italien de l’agriculture et Président de Nomisma ; Marcel Mazoyer et Laurence Roudart, Professeurs à l’Institut National Agronomique Paris-Grignon, co-auteurs d’un Rapport de la FAO (« Protéger les petits agriculteurs et les paysans pauvres dans le contexte de la mondialisation ») ; Saad Nassar, Professeur d’économie à l’Université du Caire, Gouverneur de la Province du Fayoun et membre de la délégation de l’Egypte à l’OMC. Animation de la Table Ronde par Patrick Cunningham, ancien Président de la FEZ et ancien Directeur des productions animales de la FAO, Professeur au Trinity College (Dublin), et Jean-Claude Flamant (Mission Agrobiosciences).

L’intégration européenne : quels atouts et quels risques pour les activités d’élevage et les productions animales ?- Table ronde de la FEZ. A Bled (Slovénie), 6 septembre 2004. A l’heure de l’élargissement européen, quelles sont concrètement les conséquences de cette intégration, en matière d’élevage et de productions animales, secteur encore ô combien sensible et important dans nos sociétés, tant du point de vue économique qu’alimentaire et environnemental. Car au-delà de l’élevage, ce sont aussi des hommes dont il s’agit : leurs revenus, leurs métier, leur avenir. Pour évoquer les bénéfices attendus et les risques potentiels, quatre experts internationaux s’exprimaient ce jour-là, à Bled, autour d’une table ronde animée par Jean-Claude Flamant, directeur de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les publications de la Mission Agrobiosciences sur les thèmes de  : Alimentation et Société ; Cancers et alimentation ; Obésité ; Consommation & développement durable ; Lutte contre la faim ; Crises alimentaires ; "Ça ne mange pas de pain !" ; Méditerranée ; Agriculture et société ; Politique agricole commune ; OGM et Progrès en Débat ; Les relations entre l’homme et l’animal ; Sciences-Société-Décision Publique ; Science et Lycéens ; Histoires de... ; Produits de terroir ; Agriculture et les bioénergies ; Les enjeux de l’eau ; Carnets de Voyages de Jean-Claude Flamant.

Accéder au site du Ministère de l’Agriculture-

Accéder au site Educagri- le Site de la Communauté éducative de l’Enseignement Agricole Français

 

PDF Alimentation et prévention du cancer : quelle vérité ? Version téléchargeable-38 ko

 

Dans cette rubrique

Cantines scolaires : quelle sécurité et quelle qualité alimentaire au menu des enfants ?
« Sécurité des aliments : les enjeux de la demande sociale » (Réédition. Publication des actes du Colloque organisé par le Conseil Régional Midi-Pyrénées. SISQA)
Sécurité et qualité alimentaires : le prix à payer. (Réédition)
Europe et Sécurité de l’Alimentation. Forces et failles du cadre réglementaire (Publication originale d des ateliers de la Sisqa. Conseil Régional Midi-Pyrénées)
Gestion des crises alimentaires : un débat collectif à réinventer (Publication originale des ateliers de la Sisqa. Conseil régional Midi-Pyrénées))
Alimentation et Société. Information des citoyens et mise en débat : jusqu’où aller et comment ?
Securité de l’Alimentation : L’expert, sa formation, son statut, sa rémunération...
Qu’est-ce que l’opinion publique ? Comprendre ses réactions face à la sécurité alimentaire
L’industrialisation de la production des viandes : marketing, transparence, traçabilité...
Une Europe, des consommateurs ?

   
   
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