Passionné par les pays méditerranéens, excellent connaisseur des agricultures de la planète, fin prospectiviste, conférencier recherché pour la pertinence de son regard et son sens de la synthèse ...
On en oublierait presque que Jean-Claude Flamant fut d’abord un ingénieur agronome spécialisé dans la génétique quantitative tant ses champs d’intérêt débordent le strict cadre de sa discipline. Et pourtant... Ce directeur de recherche Inra a fait partie des pionniers en la matière. Entré dès 1963 au centre Inra de Jouy-en-Josas, il figure parmi ces jeunes chercheurs que recrute Jacques Poly, alors fondateur du département de génétique animale à l’Inra (il sera P-Dg de l’Inra de 1978 à 1988), pour redresser l’élevage français. Une aventure qui conduira Jean-Claude Flamant à sillonner les terres midi-pyrénéennes dès 1970, date à laquelle il intègre le laboratoire de génétique des petits ruminants, dans le nouveau centre Inra de Toulouse. Là, il poursuivra l’œuvre initiée par Jacques Poly sur la sélection des brebis laitières de Roquefort.
Pressentant l’intérêt des méthodes de diagnostic et de gestion des systèmes d’élevage, il sera à l’origine de la création de l’Unité de Recherches sur les Systèmes et le Développement, qu’il dirige de 1980 à 1988. Puis il sera nommé, par Jacques Poly, président du Centre Inra de Toulouse de 1985 à 1999. Depuis cette date, il dirige la Mission d’Animation des Agrobiosciences. Un rôle qui ne pouvait déplaire à ce « défricheur » de nouveaux territoires. |