27/03/2006
Culture scientifique en Midi-Pyrénées

Musée Saint Raymond, musée des Antiques de Toulouse (Agenda culture scientifique Midi-Pyrénées 2006)

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Installé dans un bel édifice du XVIe siècle qui voisine avec la basilique St-Sernin, le musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse a réouvert ses portes au public le samedi 8 mai 1999, après plus de 4 années de rénovation.
Dans les années 1071-1080, un hôpital destiné aux pauvres fut fondé auprès de la basilique abritant le corps de Saint-Saturnin, premier évêque de Toulouse, martyrisé en 250 (Saturninus que la langue d’Oc transforma en Sarni puis Sernin). Raymond Gairard, homme tout dévoué et charitable, l’administra. Il fut inhumé dans la chapelle de cet hôpital où il fut vénéré comme un saint. Chapelle et hôpital furent alors désignés par le vocable Saint-Raymond

L’Université de Toulouse ayant été fondée en 1229, des étudiants pauvres furent accueillis dans l’hôpital. Il devint donc collège dans le second tiers du XIIIe siècle. Au cours du XVe siècle, il fut détruit sans doute par un incendie, ce qui engendra la construction du nouveau collège Saint-Raymond qui comprenait plusieurs bâtiments. En 1523, le maître-maçon Louis Privat édifia le plus beau de ces bâtiments, celui qui subsiste encore aujourd’hui.
Classé monument historique en 1975, il est avec les collèges Saint-Martial (actuel hôtel de l’Opéra) et de Pierre de Foix, l’un des rares exemples conservés de l’architecture universitaire médiévale. L’institution vécut jusqu’à la Révolution Française qui la supprima.

En 1836, la ville de Toulouse racheta tous les bâtiments de l’ancien collège Saint-Raymond.
En 1852-1853, seul l’édifice qui abrite le musée échappa aux démolitions entraînées par l’aménagement d’une vaste place autour de la basilique Saint-Sernin. Grâce à l’intervention de Viollet le Duc, il fut sauvegardé en raison de sa grande valeur architecturale puis restauré de 1868 à 1871.
Devenu musée en 1891-1892, le bâtiment du collège a été réorganisé en 1946-1950.

Il avait hérité, tout en les enrichissant sans cesse, des collections du célèbre Musée des Antiques de Toulouse, créé dans la première moitié du XIXe siècle aux Augustins. Dans les années 1950-1960, il fut consacré uniquement à l’art et à l’archéologie de l’Antiquité. Alors se fixa la période historique dans laquelle sont inclus tous les objets qu’il conserve : du début de l’âge des métaux (2000 ans environ avant J.C.) jusqu’au VIIIe siècle après J.C.

La rénovation du musée :
Décidés par Dominique Baudis, les travaux de réaménagement intérieur du musée ont permis le retour, autant que le permettaient les destructions et modifications opérées au XIXe siècle, à l’aspect originel du bâtiment. Au rez-de-chaussée, la grande salle du tinel a été récupérée. Au premier étage, la galerie-loggia est de nouveau visible sur toute son étendue. Tous les planchers ont été refaits et peuvent recevoir la charge d’œuvres très lourdes. Deux escaliers et un ascenseur/monte-charge répondent aux normes de sécurité. L’accès de toutes ces parties du musée est possible aux personnes handicapées.

Chauffage et climatisation rendent la visite agréable en toute saison et favorisent la conservation des collections exposées.

La conservation, la bibliothèque, la documentation des collections, l’atelier, la régie des recettes, la conciergerie et les réserves étant installés dans trois autres édifices, le bâtiment datant 1523 est désormais entièrement accessible au public sur ses quatre niveaux. Une surface de 1100 m² est consacrée à l’exposition permanente et temporaire (le double par rapport à l’ancien musée). 250 m² sont occupés par la salle d’accueil et les services techniques.

L’exposition permanente  :
Après avoir traversé la cour-jardin qu’offrent des vues superbes sur la basilique Saint-Sernin et sur l’éclatante façade méridionale du musée restauré, le visiteur pénètre dans le hall d’accueil du rez-de-chaussée (l’office de l’ancien collège). Le parcours qui lui est proposé commence par le deuxième niveau.
Conçues comme un circuit logique, trois étapes relatives à l’histoire de Toulouse et de sa région dans l’Antiquité se développent chacune sur un niveau complet du musée.
Le deuxième étage évoque la romanisation progressive de l’exceptionnel site toulousain. Tolosa, la ville qui a précédé la nôtre, dévoile, grâce à de nombreuses pièces lapidaires et à des objets choisis, son apparence et sa prospérité dans l’Antiquité. D’autres œuvres découvertes entre Rhône et Garonne - Béziers, Narbonne, Carcassonne et autres lieux de l’ancienne province de Narbonnaise - attestent aussi la forte imprégnation latine de ces contrées considérées par Rome comme une seconde Italie.
Le premier étage présente une importante sélection des antiques provenant de la villa de Chiragan à Martres Tolosane (Haute-Garonne). L’abondance et la qualité du décor sculpté de cette luxueuse villa, qui resplendissait de marbres de toutes sortes, émurent les savants et les amateurs d’art du monde entier lors de la grande découverte de 1826. La présentation des œuvres a été complètement renouvelée et complétée de pièces qui n’étaient pas exposées par le passé.
On y remarque tout particulièrement l’ensemble unique des reliefs des travaux d’Hercule, des répliques antiques de quelques chefs-d’œuvre de la statuaire grecque et une extraordinaire galerie de portraits romains.
La visite de l’exposition permanente se termine au plus profond du musée.
Dans le sous-sol, apparaissent désormais des vestiges de la nécropole Saint-Sernin et a pris place une grande partie des œuvres d’origine funéraire de l’Antiquité romaine et du haut Moyen-Age.

La rénovation du musée a comporté des campagnes de fouilles pratiquées dans le sous-sol de 1994 à 1996 (Service Archéologique Association Française pour les Fouilles Archéologiques Nationales).
Elles ont permis de retrouver les origines du bâtiment actuel et de remonter dans un passé plus lointain encore grâce à la découverte d’une partie de la grande nécropole paléochrétienne de Toulouse établie autour de la tombe de Saturnin et d’un rare four à chaux qui fonctionna aux Ve et VIe siècles.
Le visiteur découvre donc un véritable site archéologique.

Ce parcours ramène le visiteur vers le hall d’accueil, mitoyen du tinel, grande salle d’honneur de l’ancien collège, qui occupe les deux tiers du rez-de-chaussée. Restitué dans son volume originel, ce vaste espace couvert d’un grand plafond à la française, reconstitué selon ses dispositions d’origine, est consacré aux expositions temporaires.
Il est un lieu réellement vivant, sans cesse renouvelé grâce à la richesse des réserves. Y sont en effet exposées en alternance les œuvres conservées par le musée Saint-Raymond ainsi que des expositions thématiques.

La conservation des œuvres :
Dès la fermeture du musée, en juillet 1994, la conservation a poursuivi l’une de ses missions scientifiques : classement, rangement et étude des collections d’un prestigieux musée français. Afin de mieux sélectionner, documenter et présenter les œuvres, cet important travail a été accompli. Il a permis d’identifier des portraits, de préciser la provenance de nombreuses œuvres et même de compléter certains reliefs de l’extraordinaire série des travaux d’Hercule.
De nombreux objets ont aussi fait l’objet de restauration dans des ateliers spécialisés et au sein de l’atelier municipal de restauration des musées de Toulouse, qui a accompli pendant plusieurs années de préparation et de montage, un travail considérable.

Visites commentées du musée :
Conduites par des historiens de l’art, conférencières et conférenciers des musées de la Ville de Toulouse, ces visites à thèmes favorisent la connaissance de l’histoire de l’édifice, des œuvres qu’il abrite et de l’exposition temporaire.

Dix thèmes sont proposés :

  • Tolosa, cité palladienne
  • Auguste et le pouvoir de l’image : les portraits Julio-Claudiens
  • Chiragan : un domaine aristocratique exceptionnel
    Vénus, Minerve, Vulcain, Pluton... du mythe à l’œuvre d’art
  • La sculpture des sarcophages paléochrétiens de Toulouse et du sud-ouest
  • Wisigoths et Francs à Toulouse et dans le toulousain
    Saint-Raymond : un site archéologique et un monument (IVe - XXe S.)
  • Les arts du métal au musée Saint-Raymond
  • Tarifs : 2,20 € (entrée du musée)
  • Tarif de groupe : 1,10 € (entrée du musée à partir de 20 personnes)
  • Réservation obligatoire auprès de la direction des affaires culturelles de la ville de Toulouse : Tél 05 62 26 89 52 ou 05 .62 26 89 53

Bibliothèque spécialisée :
Elle est située 28 rue Salenques.
Elle est ouverte au public du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h à 17h ( sauf le 1er janvier, 1 mai et 25 décembre) Consultation sur place.
Tél. 05 61 21 94 78

Ouvert tous les jours : de 10h à 18h / Jusqu’à 19h du 1er Juin au 31 Août
Fermé le 1er janvier, 1 mai et 25 décembre.

D’après le site de la Mairie de Toulouse.
Une sélection d’événement Culture Scientifique en Midi-Pyrénées par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Place St-Sernin 31000 Toulouse

Accéder au site du Musée Saint Raymond sur le site de la Mairie de Toulouse

Accéder au site de la Mairie de Toulouse

Accéder à toutes les publications Agriculture et Société Des conférences-débats, tables rondes, points de vue et analyses afin de mieux cerner les problématiques sociétales liées au devenir de l’agriculture. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

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Accéder à toutes les Publications : Science et Lycéens- Des conférences de scientifiques de haut niveau et des débats avec les lycéens exprimées dans le cadre « L’Université des Lycéens » une expérience pilote pour lutter contre la désaffection des jeunes pour les carrières scientifiques. Ces publications constituent un outil pédagogique « vivant » qui favorise une lecture agréable et une approche « culturelle » de la complexité de la science. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

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