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Vient de paraître. Dans le cadre de "Ça ne mange pas de pain !" de mars 2009.

vendredi 20 mars 2009

Vous reprendrez bien un peu de gène ?

Si l’on veut parler de génétique en alimentation, il est difficile de faire l’impasse sur les OGM, ces Organismes Génétiquement Modifiés. Les 27 ministres européens de l’Environnement n’ont en tout cas pas pu éluder la question. Ils devaient en effet se prononcer le lundi 2 mars sur le renouvellement des clauses de sauvegarde autrichienne et hongroise concernant le maïs MON 810 génétiquement modifié en provenance de la firme Monsanto. Par 22 voix contre 5, les ministres ont validé le renouvellement de la clause… à l’encontre des recommandations de la Commission Européenne. « Désaveu » selon Le Monde, « Camouflet » pour Le Figaro, le débat va évidemment continuer sur ces produits puisque cette clause de sauvegarde est également mise en application par la France. Le Monde précise qu’il reste trois mois aux États membres pour se prononcer, mais on changera de débattants, car ce seront les ministres de l’Agriculture, et non plus de l’Environnement, à qui l’on demandera de statuer.

Alli laisse baba

Revoilà l’obésité avec la polémique autour du nouveau produit de l’entreprise GSK : la pilule Alli. Commercialisée sans ordonnance, celle-ci permettrait tout simplement de maigrir, mais « dans le cadre d’un régime approprié » précise GSK. En fait, la pilule agit au niveau des matières grasses avalées et empêche une partie de leur assimilation. Le résultat est rapide selon Rue89 : « Alli propose un contrat simple et radical à la fois : si vous mangez trop gras, il vous fait éliminer à coups de fortes diarrhées ». Le webjournal recommande donc aux personnes souhaitant utiliser la "pilule miracle" « d’être soit discipliné, soit très disponible [donc] jamais loin des toilettes ». Voilà qui devrait entraîner de jolis bénéfices pour le marché du PQ !

Des molécules dans nos assiettes

Aujourd’hui dans les restos, place aux centrifugeuses et à l’azote liquide, place à la cuisine moléculaire ! Certains grands cuisiniers présentaient un aperçu de leurs recettes au Tokyo Taste, un festival culinaire dans la ville du même nom, qui s’est déroulé la deuxième semaine de février.
C’est Ferran Adria, chef du restaurant barcelonais El Bulli, qui est en haut de l’affiche pour présenter ces nouvelles pratiques. Cyberpresse le décrit d’ailleurs comme « un martien chez les terriens ». Ce chef espagnol a fait sensation au Tokyo Taste en présentant des sorbets à l’azote liquide ou encore sa technique de sphérification qui permet de faire « des raviolis de mangue ou des pamplemousses mi-congelés, dont l’extérieur est craquant mais l’intérieur reste juteux ». La cerise sur le gâteau reste la présentation d’une machine développée dans son laboratoire, et qui fabrique « de minuscules œufs à partir de gouttes d’huile d’olive, dont l’enveloppe croque sous la dent pour laisser s’échapper le contenu liquide, comme du caviar », description que l’on peut lire dans le journal belge Le Vif.
Le chef français Marc Veyrat n’est pas en reste puisqu’il vient de choisir, pour fêter sa "retraite", d’ouvrir un restaurant bio couplé à un laboratoire moléculaire en République Tchèque. Le chapeau toujours vissé sur la tête, il part à la conquête d’un marché encore inexistant dans ce pays, « pour le plaisir des sens, l’hygiène de vie et la santé publique » explique-t-il à l’AFP. Alors Marc, on veut être au compresseur et au moulin ? Il paraît en tout cas très déterminé : « je suis sûr que les prochaines années verront un choc alimentaire de la même amplitude que le choc financier actuel, dit-il. On ne peut pas continuer comme cela à infester la planète et l’organisme humain ».

Clonage : à table !

Et si le clonage était la solution à nos problèmes alimentaires ? Pas le clonage humain, rassurez-vous. Non non. Il s’agit du clonage de bœuf dont le gouvernement japonais vient de reconnaître la non-nocivité. « Les experts s’accordent pour dire que les animaux clonés possèdent les mêmes informations génétiques que le bétail traditionnel. La valeur nutritionnelle de leur viande et de leur lait est la même. L’innocuité de leur descendance est, elle aussi, réaffirmée » rapporte Terra Eco. Peut-être verra-t-on dans quelques années aux côtés des étiquettes "bio", "viande d’origine française", une étiquette "bœuf cloné selon les normes". De quoi définitivement rassurer les consommateurs !

Sources :

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