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Sud-Ouest, 8 juillet 2003

mercredi 9 juillet 2003

Boire du vin bio c’est agréable. Nicolas Joly, qui cultive sept hectares de vignes près d’Angers, passe pour être le pape de la viticulture biologique. Pas de rendement industriel, arrêt des produits chimiques, respect de la plante et de l’environnement. Nicolas Joly a son franc parler : "Consciemment ou non, les Chambres d’agriculture ont joué les rabatteurs pour l’industrie phytosanitaire. La plupart des viticulteurs ont été piégés. L’appellation contrôlée est une invention géniale, mais on l’a foutue en l’air avec des saloperies de levures aromatiques. Le consommateur croit que c’est le goût du terroir, mais le goût en question, on le retrouve dans le vin argentin à 10 balles. Alors, il ne faut pas s’étonner que les vins français ne s’exportent plus..."
Sans être passéiste, Nicolas Joly pense qu’il faut remettre les sols en vie et redonner force à la vigne à travers la biodynamique. Il faut redonner vie au terroir et respecter la nature.
Certes Nicolas Joly ne se fait pas que des amis, beaucoup sont sceptiques mais il draine des fidèles et son influence dans le vignoble français ne cesse de s’étendre notamment chez les viticultrices. Les femmes seraient-elles l’avenir du vin ?


Voir en ligne : Sur BlueWine.com : rencontre avec Nicolas Joly

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