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PricewaterhouseCoppers, Les Affaires, Le Parisien, La France Agricole, Les Echos, La Croix, TarifMedia, Le Figaro, AFP, des 10, 11 et 12 janvier 2011

jeudi 13 janvier 2011

Chine : l’Empire contre-attaque

Derrière ce titre un brin ironique, un fait bien réel : l’Empire du milieu occupe une place croissante dans l’échiquier politique mondial. Premier indice de taille, la Chine fait les gros titres de la presse francophone ces jours-ci. On pourrait penser qu’il s’agit là d’un simple hasard si une étude publiée ce lundi 10 janvier par la société de conseil et d’audit « PricewaterhouseCoopers » n’était venue confirmer cette tendance. Selon celle-ci, la Chine deviendra dans quelques décennies la première puissance économique, devant les Etats-Unis.
Economie mondiale, marché du vin, lancement de nouveaux produits alimentaires : pas un jour ne se passe sans que la Chine soit sous les feux de la rampe. Petit tour d’horizon au fil de cette revue de presse de la Mission Agrobiosciences.

La Chine, bientôt number one ? (lundi 10 janvier 2011).
C’est là un impact insoupçonné de la crise financière de 2007 : celle-ci a « accéléré le transfert du pouvoir économique en faveur des pays émergents ». C’est ce que révèle l’étude « The World in 2050 » publiée ce lundi par la société « PricewaterhouseCoppers » (PwC). Plus précisément, on peut lire dans le communiqué de presse de cette société que les économies émergentes – à savoir celles de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de la Russie, du Mexique, de l’Indonésie et de la Turquie - « dépasseront » les économies du G7 et, ce, avant 2020. Un bouleversement de la hiérarchie mondiale que le site "Les Affaires", au regard des données de l’étude, qualifie de « radical » et même « d’inexorable ».
Le grand vainqueur selon ces prévisions n’est autre que – vous l’aurez deviné - la Chine. Celle-ci devrait en effet détrôner les Etats-Unis et devenir la première puissance économique mondiale, en 2020 ou 2032 selon les indicateurs choisis [1].
Face à ce constat, PwC rappelle que la « domination à venir, notamment de la Chine, représente un retour à la situation historique existant avant la Révolution industrielle de la fin des 18e et 19e siècles », révolution d’ailleurs à « l’origine d’un transfert du pouvoir économique mondial de l’Asie au profit de l’Europe occidentale et des Etats-Unis ». Finalement, il ne s’agirait là que d’un juste retour des choses... De l’autre, face à cette tendance, la société invite les entreprises des pays développés à saisir les nouveaux marchés qui s’offrent à elles dans ces pays émergents « riches en consommateurs avides de biens et de services de l’Ouest » dixit John Hawksworth, économiste en chef de PwC (cité par Les Affaires). Le défi est lancé...

Entrée dans le top 10.... des producteurs de vin (mardi 11 janvier 2011)
Autre information, autre signe, dans un tout autre domaine cette fois : le vin. En prévision de Vinexpo – le Salon international des vins de Bordeaux-, le cabinet IWSR (International Wine and Spirits Record) a été chargé de conduire une étude sur le marché mondial du vin, dont les résultats ont été connus ce mardi 11 janvier. Si le Parisien en détaille les faits marquants pour ce qui concerne la consommation et la production françaises, c’est une toute autre chose que mettent en avant la France Agricole comme les Echos : « La Chine devient un acteur incontournable du marché », remarque le premier, tandis que le second s’étonne « C’est inattendu : la Chine figure désormais parmi les plus grands producteurs mondiaux de vins ». Au septième rang mondial, pour être précis. Pour ces deux médias, l’étude indique que la Chine est amenée à devenir l’élément moteur de ce secteur. En témoignent notamment les prédictions du taux de croissance de la production de vin chinois : + 77% d’ici 2014. On comprend mieux pourquoi la « Revue du vin de France » se prépare à lancer une édition en mandarin...

Les consommateurs chinois aux p’tits soins (mercredi 12 janvier 2011)
Et puis... Il y a aussi la dioxine, le scandale sanitaire du moment. Dans son édition du 11 janvier, la Croix retrace les différents éléments de cette affaire qui sévit outre-Rhin : de la détection de la dioxine dans les œufs à la récente découverte de celle-ci chez le porc, en passant par les heurts liés à l’identification de l’origine de la contamination. Dernier élément en date, après la Corée du sud, la Chine a annoncé, ce mercredi 12 janvier, suspendre ses importations allemandes de porcs et d’œufs. Dans un flash, le Figaro dévoile l’argument avancé par l’Administration chinoise chargée de la quarantaine et de la qualité des produits alimentaires (AQSIQ) pour justifier cette mesure : il s’agit de « protéger [une] population échaudée par une série de scandales sanitaires » et « d’empêcher que des substances nocives contaminent les aliments entrant en Chine, afin de protéger efficacement la vie et la santé des citoyens ». Après l’affaire de la mélamine, la Chine serait-elle sur la voie d’une plus grande rigueur en matière de sécurité sanitaire de aliments ?
En tout cas, l’entreprise Nespresso, elle, est très soucieuse de la qualité de ses produits. A tel point que, pour lancer la nouvelle capsule, non pas de café mais de thé – Tpresso –, elle a choisi Pékin. Plusieurs raisons à cela explique à l’AFP l’inventeur de cette fameuse capsule, Eric Favre. D’une part, « ce sont les chinois qui ont voulu lancer Tpresso ». D’autre part, il n’est pas prévu de commercialiser ce produit «  là où le thé se boit avec du sucre et du lait  ». Pourquoi ? Parce que ces derniers « altèrent trop le goût [du thé] ».

Quand on connaît le nombre de personnes de par le monde qui s’autorisent l’ajout de sucre et/ou de lait dans le thé et qui, en théorie, ne pourront donc jamais bénéficier de cette nouvelle invention, on en vient à penser que, même en matière de thé, seuls les Chinois sont dans le vent...

Revue de presse de la Mission Agrobiosciences, 12 janvier 2011

A propos de la Chine, on peut lire sur le magazine Web de la Mission Agrobiosciences (publications originales accessibles gratuitement)  :

Sources :


[1Respectivement le PIB aux taux de chômage ou le PIB à parité de pouvoir d’achat

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