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Meridian Institute (Des Moines Register, Associated Press), The Worl Food Prize, Communication pour l’éducation et le développement

lundi 17 octobre 2011

Lutte contre la faim en Afrique : vers une révolution brune ?
Meridian Institute (Des Moines Register, Associated Press), The Worl Food Prize, Communication pour l’éducation et le développement

A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, qui s’est tenue ce dimanche 16 octobre 2011, sur le thème « Prix des denrées alimentaires – de la crise à la stabilité », la FAO a rappelé l’urgence d’« envisager sérieusement les causes de la fluctuation des prix des denrées alimentaires et faire ce qu’il faut au plan mondial pour réduire ses effets sur les membres les plus faibles de la société ». Resterons-nous encore longtemps impuissants face à cette catastrophe ?
Pourtant, ici et là, les initiatives fleurissent, un peu partout dans le Monde, des recherches menées dans les laboratoires publics aux initiatives du privé, en passant par de grands projets politiques. Ainsi, mardi 11 octobre, John Agyekum Kufuor, Président de la République du Ghana (2001-2009), et Luiz Inácio Lula da Silva, dit Lula, président du Brésil jusqu’en janvier 2011, recevaient le Prix Mondial de l’Alimentation (d’une valeur de 250 000 dollars), pour la création et la mise en œuvre de politiques gouvernementales destinées à « atténuer la faim et la pauvreté dans leur pays », peut on lire sur le site Communication pour l’éducation et le développement.
Fondé en 1986, par l’agronome Norman E. Borlaug, considéré comme le « père » de la Révolution verte et prix Nobel de la paix en 1970, le Prix Mondial de l’Alimentation, est décerné annuellement, en octobre, à Des Moines, aux Etats-Unis. Les lauréats ? Tous ceux et celles qui tentent de trouver des solutions pour répondre aux besoins en vivres et aux problèmes nutritionnels au niveau mondial, que ce soit dans les domaines des sciences et des technologies agricoles et alimentaires, en nutrition, en production, économie, en réduction de la pauvreté ou par la mise en place de politiques publiques innovantes.
Au-delà de la récompense officielle de ces deux hommes d’Etat, c’est sans doute le discours de Howard Buffet, qui restera dans les mémoires de cette édition du Prix Mondial de l’Alimentation. En effet lors d’une déclaration, l’homme a affirmé que les Ogm et « autres méthodes agricoles de haute technologie utilisées aux Etats-Unis ne sont peut-être pas forcément utiles aux petits agriculteurs d’Afrique subsaharienne », peut-on lire dans deux articles publiés et traduits de l’Anglais par le Méridian Institute. Etonnant, connaissant ses liens au fondateur de Microsoft, Bill Gates, dans le financement de semences GM, destinées au marché africain.... Extraits de ces deux articles.
Selon Howard Buffet, la faim a persisté en Afrique en partie à cause de la formation insuffisante des agriculteurs et de l’absence de recherche sur les meilleures cultures à produire. « Distribuer simplement des semences, sans un plan de fertilité des sols, sera au bout du compte une catastrophe ».
« Une ‘Révolution verte’ ne fonctionnera pas véritablement pour la plupart des agriculteurs africains. (…) Nous avons besoin d’une révolution brune » portant sur les types de sol, a-t-il précisé. Des engrais et de meilleures semences pourraient fonctionner dans certains endroits, mais ils sont hors de portée pour beaucoup d’agriculteurs africains ; les groupes d’aide devraient donc chercher d’autres solutions, par exemple apprendre aux agriculteurs africains à utiliser les techniques de cultures de couverture et cultures sans labour, a-t-il fait valoir.
Il a soutenu que le fait d’encourager les agriculteurs africains pauvres à adopter des méthodes culturales américaines pourrait les pousser à abandonner la diversité des cultures dont dépendent depuis longtemps leurs familles, et à passer à la production d’une seule culture, comme le maïs. Cela rendrait leurs familles vulnérables en cas de mauvaise récolte ou d’effondrement des prix de la culture concernée. (…)
Dans son intervention au début de la conférence, le PDG de Monsanto, Hugh Grant, a déclaré qu’il faut de meilleures méthodes culturales en Afrique pour réduire le coût des aliments. Le maïs peut être cultivé sur place pour le dixième seulement de son coût d’importation, a-t-il affirmé. Monsanto a fait don du matériel génétique utilisé pour mettre au point le maïs tolérant à la sécheresse pour l’Afrique.

Sources

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