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mercredi 11 octobre 2006, le Figaro, Le Monde, Libération, 20 Minutes, L’Express, Les Echos, Le Temps et La Tribune de Genève

mercredi 11 octobre 2006

Le réchauffement planétaire sur grand écran. Après son succès aux Etats-Unis, le film documentaire sur l’engagement de l’ancien vice-président américain Al Gore contre le réchauffement planétaire fait l’évènement en France et sur tout le vieux continent. Dans Le Figaro, Caroline de Malet décrit le candidat démocrate, battu par Georges Bush, comme « le sauveur de la planète ». La journaliste salue une « démonstration implacable et une rigueur scientifique incontestable ». Dans Le Monde, Thomas Sotinel émet quelques réserves sur le « ton mélodramatique » retenu par le réalisateur, Davis Guggenheim, documentariste qui a souvent mis son travail au service du parti démocrate, note le critique. L’éxégète estime toutefois que « l’apologie est plus convaincante lorsque le film retrace le parcours de défenseur de l’environnement d’un jeune politicien sudiste ». Portant davantage la critique sur le fond politique que sur la forme cinématographique, Libération ne peut s’empêcher de titrer par un bon mot sur ce « documentaire très Gore ». Spécialiste des questions d’environnement du journal, Laure Noualhat estime que le film « a trop la saveur d’un clip de campagne présidentielle pour être totalement honnête ». Plus critique encore, Richard de Vendeuil fait remarquer sur le site de L’Express que l’ex-vice président « n’a pas toujours été le plus irréprochable des militants Verts ». Le journaliste relève « ces petits riens qui font désordre », comme la présence d’actions de compagnies pétrolières dans « le trust familial géré par Gore », ou l’origine de sa fortune tirée de l’industrie du tabac. 20 Minutes fait état de sa « passivité » dans ce qui est présentée comme « la plus grande déforestation de l’histoire américaine », sans plus de précisions. « Il a manqué de courage à ce moment-là », réagit le photographe Yann Arthus-Bertrand dans le journal gratuit. Même le quotidien économique Les Echos est sensible au phénomène. Karl de Meyer dépeint l’ancien vice-président américain en « Jim Carrey de l’écologie ». Ce film va permettre à Al Gore de casser « son image de technocrate ultra-compétent mais rasoir », estime le journaliste des Echos. En Suisse, Le Temps propose une interview d’Al Gore, où il évoque sa mission « en des termes presque évangéliques », note le quotidien helvétique. La Tribune de Genève présente pour sa part Al Gore comme « la nouvelle conscience verte de l’Amérique ».


Voir en ligne : Le site du film, intitulé en français "Une vérité qui dérange"

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