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mardi 26 septembre, La Dépêche du Midi, 20 Minutes Marseille, Libération, Le Figaro et Témoignages (La Réunion)

mardi 26 septembre 2006

Un pesticide bio contre les moustiques. Double première en Camargue : cette vaste région naturelle à l’embouchure du Rhône est l’objet d’une vaste opération de démoustication. Pour ce test, le produit utilisé est une bactérie, le BTI (Bacillus thuringiensis israelensis). L’édition marseillaise de 20 Minutes titrait du début du mois sur cette « guerre anti-moustiques », tout en émettant quelques doutes sur son efficacité « ce produit ayant été employé jusqu’ici avec des produits chimiques ». Selon le quotidien gratuit, c’est l’invasion de moustiques observée en septembre 2005 et la peur née de l’épidémie de chikungunya à La Réunion qui auraient « fortement accéléré la mise en place du projet ». Le Figaro évoque également la peur du chikungunya, tout en la qualifiant de « largement infondée », pour expliquer cette « guerre aux moustiques ». L’article insiste surtout sur la rupture que représente cette expérimentation en Camargue, zone naturelle, mais aussi zone touristique. « Cela faisait des années que les habitants et les professionnels du tourisme se plaignaient en vain », note la journaliste, Aliette de Broqua. Dans un reportage de Libération, le responsable des espaces naturels au Parc régional de Camargue, Gaël Hemery, explique qu’il a « exigé » l’utilisation du BTI, présenté comme « un insecticide biologique connu pour son impact discret sur l’environnement ». A La Réunion, le quotidien Témoignages milite activement pour l’utilisation du BTI dans la lutte contre le chikungunya, de préférence aux produits chimiques. Volontiers polémique, le journal de l’île s’écrie : « les Réunionnais (...) n’ont pas le droit, semble-t-il, d’être protégés comme les flamants roses de Camargue ». Le correspondant de Libération note cependant dans un encadré les « craintes » des démousticateurs professionnels de l’EID Mediterranée, habitués à utiliser des produits chimiques, désormais interdits par une circulaire européenne, comme le Téméphos, insecticide de synthèse utilisé dans 75 % des zones de démoustication en France. La Dépêche du Midi relaye ces réserves des professionnels en présentant le retrait du marché, depuis le 1er septembre, du Témephos comme « une bonne nouvelle pour les moustiques ».


Voir en ligne : Le site de l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen

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