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mardi 12 septembre 2006, Le Figaro, Libération, Le Monde et Sud Ouest

mardi 12 septembre 2006

D’Arcachon à Marennes-Oléron, l’été chaud de l’huître atlantique. Les huîtres du bassin d’Arcachon sont une nouvelle fois sur la sellette. Comme au printemps 2005 (notre revue de presse), la commercialisation des coquillages a été interdite par arrêté préfectoral. Une nouvelle fois, c’est le “test de la souris”, utilisé par l’Ifremer mais constesté par les ostréiculteurs, qui a motivé cette interdiction. La nouveauté, c’est que les huîtres sont désormais suspectées d’être mortelles. Les ostréiculteurs ont été « figés » d’apprendre les décès, qualifiés de « suspects », de deux personnes qui avaient consommé des huîtres, relate Claudia Courtois, correspondante du journal Le Monde. Les producteurs sont passés de « l’inquiétude », décrite par Le Monde, à la colère. Les ostréiculteurs dénoncent une faillite de la communication gouvernementale estimant que les deux décès d’Arcachon ont été trop hâtivement imputés aux huîtres, résume Le Figaro. Le président de la Section régionale conchylicole (SRC), Marc Druart, l’affirme haut et fort dans les colonnes de Sud-Ouest : « Il n’y a pas d’huîtres tueuses et il n’y a pas d’ostréiculteurs empoisonneurs. » Le quotidien régional indique dans un autre article que des ostréiculteurs du SRC ont décidé d’attaquer l’arrêté préfectoral devant le tribunal administratif, pour contester une « mise en avant abusive du principe de précaution ». Sur le plan scientifique, Maurice Héral, directeur scientifique à l’Ifremer, maintient aujourd’hui dans une interview à Libération qu’il y a bien « quelque chose de toxique dans l’eau », mais avoue ne pas savoir quoi : une « algue inconnue », une « espèce jamais répertoriée toxique, mais qui le devient en fonction de l’environnement », « des champignons ou des bactéries » ? En 2005, « nous avions déjà été confrontés sur le bassin à une toxine produite par un plancton non répertorié », souligne Maurice Héral, qui rappelle un épisode analogue en 2002, jamais élucidé. Le ministre de l’agriculture, Dominique Bussereau, a décidé d’envoyer un expert à Arcachon. Cet expert, Jean-Louis Beseme, était déja intervenu à la demande du ministre, élu de la région Poitou-Charentes, dans le bassin voisin de Marennes-Oléron. Son rapport devait trouver une solution au lent tarissement de l’eau douce dans le bassin, « monopolisée par les agriculteurs », comme l’expliquait Laure Noualhat dans un article de Libération, début aôut. Dans Le Figaro, Delphine de Mallevoüe avait préféré mettre en avant le « spectaculaire » lâcher d’eau décidé suite aux recommandations de Jean-Louis Beseme. « La culture d’huîtres est en pleine mutation », souligne aujourd’hui Yves Miserey dans Le Figaro.


Voir en ligne : L’oeil du mollusque, le site de la station de recherche du CNRS à Arcachon

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