Accueil > Archives > lundi 18 septembre 2006, Science, Le Monde, Nouvel Obs, Sciences et Avenir (...)

lundi 18 septembre 2006, Science, Le Monde, Nouvel Obs, Sciences et Avenir , Agrisalon et communiqués de presse de l’INRA et du CNRS

lundi 18 septembre 2006

Un peuplier OGM dans le moteur ? Le décodage complet du génome du peuplier fait la Une de la revue scientifique Science du 15 septembre. Après l’arabette (Arabidopsis thaliana) et le riz, le peuplier américain Populus trichocarpa est le troisième représentant du monde végétal dont l’ADN est séquencé, explique Cécile Dumas sur le site de Sciences et Avenir. On notera au passage qu’en américain, le dit-peuplier se dit « Black Cottonwood ». Cet arbre, qui couvre une surface d’environ 75 millions d’hectares sur la planète, « a été choisi comme souris de laboratoire en raison de la relative petitesse de son génome », ajoute Cécile Dumas sur le site du Nouvel Obs, qui appartient au même groupe de presse que Sciences et Avenir. Dans Le Monde, Pierre Le Hir note que le peuplier compte 45.000 gènes, « ce qui est beaucoup et peu à la fois ». Le journaliste souligne que le peuplier n’a que 1,6 fois plus de gènes que l’arabette, et pose cette question qui pourrait paraître incongrue : « quelle est la différence entre un arbre et une mauvaise herbe ? » La question provient en fait directement du communiqué de presse du CNRS, concluant ainsi la présentation des travaux de chercheurs de l’université d’Aix-Marseille qui ont participé au décryptage du génome du peuplier : le défi suivant consistera à comprendre comment, à partir d’un génome seulement 1.6 fois plus grand que celui d’Arabidopsis, on obtient un arbre au lieu d’une plante herbacée. L’autre défi, plus appliqué, sera de faire du peuplier... un carburant, comme le souligne le communiqué de presse de l’INRA, repris sur le site professionnel agricole Agrisalon. On notera que l’INRA n’évoque pas les universitaires d’Aix-Marseille mais ceux de Nançy. Agrisalon évoque le « bois-énergie », relevant que cette connaissance permettra de mieux comprendre la formation du bois en vue de son éventuelle utilisation comme substitut aux énergies fossiles. Le communiqué de l’INRA signale en passant que les travaux du consortium international mis en place pour le décryptage des gènes du peuplier ont été coordonnés par le "US Department of Energy". Cécile Dumas traduit pour le grand-public en parlant de « biocarburant ». Plus flou, Pierre Le Hir conclue son (bref) article/compte-rendu en signalant, « a terme », des applications à des fins industrielles ou énergétiques. Le journaliste du Monde est en revanche plus explicite que sa collègue, qui évoque vaguement le « pouvoir de créeer des arbres » des scientifiques, en écrivant qu’il faudrait en passer par « une modification génétique des essences forestière ».


Voir en ligne : Le site du consortium international Populus

Top