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Lundi 16 octobre, Le Monde, L’Essor (Mali), Le Messager (Cameroun), L’Express de Madagascar, Le Soleil et Walf Fadjri (Sénégal)

lundi 16 octobre 2006

Le riz, l’Afrique et les OGM. Faudra-t-il développer le riz OGM pour nourrir l’Afrique ? C’est ce que sous-entend un article d’Alain Faujas dans Le Monde, en conclusion d’un article consacré à la récolte record de riz (620-630 millions de tonnes) attendue en 2006. Le journaliste annonce cette « bonne nouvelle » s’assortit d’une « mauvaise » : les prix de cette céréale, dont la production annuelle est comparable à celle du blé (620 millions de tonnes) ou du maïs (690 millions), continuent à monter malgré la hausse de la production. Selon Alain Faujas, ce phénomène s’explique par les faibles quantités de riz échangées par le commerce international : 28 millions de tonnes de riz, pour 110 de blé et 75 de maïs. Le journaliste du Monde s’inquiète surtout pour l’avenir, dires d’experts à l’appui : les rizières disparaissent, les stocks sont au plus bas et la demande explose, surtout en Afrique. « La demande des Africains demeure très forte et représente le tiers du commerce mondial », souligne Patricio Méndez del Villar, chercheur au Cirad. Les journaux africains évoquent en effet souvent le riz dans leurs articles, mais sans jamais évoquer le secours des OGM. C’est davantage le prix de la céréale, aliment de base dans de nombreux pays, qui fait débat, plus que les quantités ou la qualité. Au Cameroun, Le Messager s’inquiète de la hausse des prix du riz et du sel. Les commerçants vendent toujours le riz au-dessus du prix fixé par le gouvernement, qui a pourtant décidé d’une baise des tarifs douaniers. Au Mali, L’Essor constate lui aussi que le prix du riz augmente, contrairement au mil et au sorgho. « Cette céréale ne figure ni dans les banques de céréales ni dans le stock national de sécurité », souligne l’article. Au Sénégal, l’arrivée d’un don de 90 tonnes de riz offert par l’Egypte est diversement commentée. Salué cérémonieusement par Le Soleil, qui précise que ces 90 tonnes de riz « seront destinées aux couches sociales défavorisées », ce « geste symbolique » est accueilli de façon plus circonspecte par Walf Fadjri. Le grand quotidien sénégalais publie la réponse embarassée de la ministre de la Femme, de la Famille et du Développement social, Aïda Mbodj, à la question d’un journaliste sur la faim dans le pays : « le Sénégal n’a pas faim et n’a jamais demandé un soutien en vivre à l’Egypte. C’est le gouvernement égyptien qui a jugé utile de nous apporter ce soutien que nous saluons à sa juste portée ». Un article de L’Express de Madagascar montre explicitement que les importations de riz sont utilisées par le gouvernement de l’île pour contenir les prix des producteurs locaux. « Nous devons encore importer pour maintenir le prix du riz à la portée des consommateurs », avoue le ministre de l’Industrialisation.


Voir en ligne : Sylvie Brunel, présidente démissionnaire d’Action contre la Faim, était l’invitée du café-géo de Lyon pour un débat sur les OGM et de la faim dans le monde

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