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Libération du 22 septembre 2007, Le Figaro et L’Express du 24 septembre 2007, Le Monde du 25 septembre 2007

vendredi 28 septembre 2007

Quelles mesures face aux chiens dangereux ? Les chauds-froids du "réchauffement" climatique. L’anorexie figure emblématique de nos obsessions alimentaires. L’écologie redonne de la modernité à nos vieux muséums.Libération du 22 septembre 2007 rapporte qu’après le décès d’une fillette dans l’Oise et l’agression d’un homme dans le Haut-Rhin pendant le week-end, Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur, prépare un projet de loi sur les chiens dangereux visant à la formation des propriétaires et à l’interdiction des croisements, voire la mise à mort des animaux. Les accidents impliquant des chiens semblent se multiplier « Depuis 1989, on recense en France 30 personnes tuées par des chiens, la plupart des victimes étant des enfants ou des personnes âgées ». Plus récemment on a recensé pas moins de neuf agressions sévères de chiens contre les humains.Dans une interview à L’Express, Laurence Bruder-Sergent, comportementaliste, présidente et co-fondatrice de l’association Chiens d’aujourd’hui et demain tente de répondre aux questions que pourraient légitimement se poser nos concitoyens : « pourquoi un chien mord-il ? Certaines races sont-elles plus dangereuses que d’autres ? Quelles sont les limites de la loi ?

Dominique Dhombres, chroniqueur au « Monde » soulève des effets contradictoires qui occasionnent un refroidissement, la planète s’obscurcit et se réchauffe sous l’effet de serre. L’obscurcissement est dû « aux minuscules particules de suie et de cendres rejetées dans l’atmosphère par l’activité humaine et qui réfléchissent les rayons du soleil. D’où ce paradoxe, les gaz à effet de serre font augmenter la température, de l’autre ces particules la réduise ». La hausse des températures serait plus forte sans les nuages de pollution affirme la climatologue allemande Beate Liepert. « C’est un biologiste britannique immigré en Israël, Gérald Stanhill, qui a inventé l’expression d’ « obscurcissement de la planète ». Il a mesuré l’ensoleillement en Israël dans les années 1960, puis de nouveau dans les années 1990 ».

Toujours dans le domaine du réchauffement planétaire, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde » écrit que l’essor des biocarburants pourrait aggraver le réchauffement climatique. Dans la revue « Atmospheric Chemistry and Physics Discussions », Paul Crutzen, lauréat du prix Nobel de chimie en 1995 pour ses travaux sur la dégradation de la couche d’ozone stratosphérique affirme que la production d’un litre de carburant issu de l’agriculture « peut contribuer jusqu’à deux fois plus à l’effet de serre que la combustion de la même quantité de combustible fossile ». Dernièrement l’OCDE a mis en garde contre les dangers liés au développement des agrocarburants et le rapport concluait : « la capacité des agrocarburants à couvrir une part importante des besoins énergétiques des transports sans nuire aux prix alimentaires ou à l’environnement est très limité ».

Encore dans « Le Monde », Philippe Bolopion raconte que près de 80 chefs d’Etat et de gouvernement ont participé, lundi 24 septembre, aux Nations unies à un grand débat sur le changement climatique, dont Ban Ki-moon, secrétaire général de l’organisation a affirmé qu’il est « le plus grand défi pour l’humanité au XXIè siècle ». Le président George Bush a refusé de participer à cette rencontre. Nicolas Sarkozy, président de la République française a plaidé pour une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre avant 2050. « Le nucléaire n’est pas un gros mot » a-t-il ajouté faisant écho à M. Yo de Boer, président de la Convention des Nations unies sur le climat (UNFCCC) : « Si vous regardez les projections d’augmentation de la demande d’énergie mondiale, alors, probablement, dans certains pays, l’énergie nucléaire doit faire partie de la solution ».

« Le Figaro »qui reprend une dépêche de l’AFP se fait l’écho de la campagne menée par Oliviero Toscani, célèbre pour ses photos chocs pour Benetton, contre l’anorexie. Cette campagne est soutenue par le ministère de la Santé italien. Tout cela soulève les débats sur les messages envoyés en direction des personnes et qui concernent leur rapport entre le corps et l’alimentation. Cela concerne par ailleurs les messages publicitaires mais aussi ceux qui sont envoyés par les institutions de santé publique. Autant de messages qui concernent le rapport des individus et les obsessions alimentaires qui les habitent.

« Le Monde » du 25 septembre nous apprend par la plume d’Emmanuel de Roux, que les muséums revivent. Pour Zeev Gourarier, qui pilote le Musée de l’Homme « Les rapports que nous entretenons avec la nature sont en train de changer. Paradoxalement, c’est au moment où l’homme devient un être majoritairement urbain, de plus en plus coupé de ses racines naturelles, qu’il tente de se replacer au sein du grand théâtre de la nature. (...). Naguère lieu d’émerveillement, le muséum est devenu un lieu d’interrogation et d’explication ». Alors que l’écologie et l’environnement sont devenues des questions essentielles, les muséums nous livrent les visions des rapports que l’homme a entretenu avec la nature.

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