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Libération, 26 août 2008 ; AFP, 23 août 2008 ; Le Nouvel Observateur, 14 août 2008 ; Le Point, 7 août 2008.

mardi 26 août 2008

La faim sans les moyens

La tentation de l’importation
De l’Indonésie au Bengladesh, évoqués respectivement par Le Point et par Le Nouvel Observateur, le constat est le même. Les politiques de libre-échange impulsées par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international au début des années 2000 ont abouti à un développement frénétique des importations de céréales de base à moindre coût que les productions locales. Une concurrence qui a été fatale aux nombreux petits producteurs, incapables de faire face à cette concurrence soudaine, aggravée par la flambée du coût des matières premières et les incontournables caprices météorologiques.
Le Point évoque deux inondations et un cyclone qui, en frappant le Bengladesh en l’espace d’un an, « ont englouti 2 millions de tonnes de riz sur les 25 millions consommés chaque année. Le gouvernement a dû taper dans ses réserves. »
En Indonésie, ce sont les importations de soja américain qui ont fait disparaître la moitié des producteurs, condamnés à aller grossir les rangs des affamés urbains. « La production a suivi, divisée par deux : l’Indonésie importe aujourd’hui la moitié de son soja, alors qu’elle était quasi autosuffisante au début des années 1990. Le pays se retrouve du coup à la merci des caprices d’une planète mondialisée », déplore Le Nouvel Observateur.
Loin des moussons et des protéines végétales, c’est l’Argentine qui occupe les colonnes de Libération : la viande, fleuron agricole national, viendrait à manquer à la consommation intérieure à l’horizon 2011. La faute, selon les témoignages recueillis par Libération, à un gouvernement « qui n’arrête pas de changer les règles du jeu. Il se réveille libéral, se couche interventionniste, ouvre et ferme la porte des exportations comme bon lui semble » ; la faute aussi aux prix, encore eux, qui flambent et contraignent les éleveurs à vendre les bouches qu’ils ne peuvent plus nourrir. Qui, alors, pourrait résister à l’attrait de la culture du soja transgénique ? « Ces dix dernières années 11 millions d’hectares dédiés à l’élevage ont basculé à l’agriculture, principalement au soja », constate le quotidien.

Le bonheur des autres
C’est un tout autre air que l’on entend dans les champs de céréales de l’Ouganda.
Le Programme alimentaire mondial des Etats-Unis, freiné par le prix de transport des céréales en provenance des Etats-Unis, a mis en place une politique d’approvisionnement local, relayée par les acteurs ougandais de l’organisation. Ainsi, « la branche ougandaise de l’agence a toujours essayé d’acheter environ la moitié de ses produits sur le continent, mais ce pourcentage est passé à 65 % en 2007 », rapporte l’AFP, qui met cependant un bémol en rappelant que l’Ouganda n’est pas plus que les autres épargné par la hausse du prix des engrais, des semences et du gasoil qui commence à titiller les producteurs sur leurs prix de vente.

Revue de presse de la Mission Agrobiosciences du 26 août 2008 :

AFP, 23 août 2008
Libération, 26 août 2008
Le Nouvel Observateur, 14 août 2008
Le Point, 7 août 2008

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