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Le Monde, 9 juillet 2003

jeudi 10 juillet 2003

Comment faire cohabiter les cultures bio, transgéniques et naturelles ? Avec la levée du moratoire sur les OGM, la coordination et l’espacement des cultures pour minimiser les croisements indésirables risque d’être problématique. Tout un chacun est conscient que l’introduction des OGM à grande échelle constituera un événement irréversible. Pour le maïs et le colza, les croisements avec des variétés non OGM est quasiment inévitable. A cause des pollens emportés par le vent, les graines transportées par les oiseaux, le climat qui influe sur le niveau de production du pollen.
Le taux de contamination pour les semences est d’ailleurs toujours en discussion au plan européen. Toutefois, Antoine Messéan, chercheur à l’INRA pense que l’on peut gérer le seuil de 0,9% avec "des contraintes de coûts, de coordination entre agriculteurs qui vont être plus ou moins acceptables et acceptées." Philippe Gracien, porte-parole du Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS), estime que ces mesures seront coûteuses mais si l’industrie agroalimentaire acceptait les OGM, "les précautions à prendre seraient moindres." Ainsi l’agriculture biologique se mesurera directement à l’arrivée des cultures OGM. 


Voir en ligne : Site du GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et des plants)

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