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La France Agricole, Le Monde, Le Figaro, Romandie, Le Courrier International. Revue de presse du 13 février 2012

lundi 13 février 2012

Comment nourrir notre cheptel ? Une industrie qui marche sur des œufs… (article revue de presse)

La production d’une méthionine 100% biosourcée, la question de la réintroduction des farines animales et les conséquences de la consommation d’OGM... voilà en quelques mots la récente actualité en matière d’alimentation animale ? Eclaircissements dans cette revue de presse de Théo Verprat, stagiaire à la Mission d’Animation des Agrobiosciences.

Du bio jusque dans les acides aminés :
Les deux partenaires Roquette et MetEx, spécialisés respectivement dans la transformation des matières premières agricoles et dans la chimie du végétal, ont annoncé jeudi qu’ils envisageaient d’industrialiser la production d’une méthionine 100% biosourcée, c’est à dire produite à partir de matériaux d’origine végétale renouvelables.
Utilisée dans le cadre de l’alimentation animale et plus précisément celle des volailles et des porcelets, la méthionine est un acide aminé qui est actuellement fabriquée chimiquement.
Les tests dès lors effectués ont « donné de très bons résultats en terme d’efficacité nutritionnelle, comparables à ceux obtenus avec la méthionine d’origine pétrochimique ».
Un dossier analytique et toxicologique serait en cours d’élaboration et devrait être officialisé à la mi 2012 en vue d’obtenir l’agrément européen.

Farines animales, un bilan pour le moins brumeux :
On se souvient encore, il y a un peu moins d ‘un an, le quotidien La Tribune nous informait que le Conseil national de l’alimentation (CNA) se montrait favorable à la réintroduction progressive et partielle des farines animales, information dont la Mission Agrobiosciences s’était fait l’écho
Reste que, saisie par le Ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation (ANSES) a émis, quant à elle, un avis défavorable à la question le 16 novembre dernier.
Mais les informations concernant l’évolution de l’avis du CNA restent floues.. Le Monde écrit, dans son numéro daté du 2 décembre 2011, que le CNA aurait, le même jour, donné son aval à une réintroduction des farines animales tout en y joignant certaines conditions : il serait donc exclu que ces farines soient administrées aux ruminants et qu’un animal malade en soit l’ingrédient de base.
La volonté du Conseil serait motivée par une série d’arguments économiques : « l’alimentation du bétail reviendrait moins cher qu’en utilisant les protéines végétales actuellement sur le marché » et « cette réintroduction pourrait être une réponse aux besoins croissants en protéines pour l’alimentation animale ».
De son côté, le même jour, La France Agricole écrit que le CNA « exprime des réserves à toute autorisation nouvelle, tant que des méthodes d’analyse adaptées ne sont pas disponibles et que les filières de fabrication des aliments pour animaux ne garantissent pas des circuits liés aux Protéines animales transformées par espèces, sous contrôle étroit des pouvoirs publics ».
Enfin, dans son numéro du 6 janvier 2012, Le Figaro écrit que l’ANSES et le CNA ont rendu des avis défavorables au retour des mêmes farines.
Ce questionnement n’est pas propre à notre pays et fait l’objet de réflexions sur tout le continent européen : « L’UE envisage une levée progressive du dispositif actuel » nous informe Romandie dans son numéro du 25 janvier de cette année.
Dans ce même numéro, il est indiqué que la Suisse n’a pas l’intention d’assouplir son interdiction d’utiliser les farines dans l’alimentation du bétail tant que « l’UE ne se bouge pas ». De plus, la Commission des Finances du Conseil National aurait mentionné l’éventuelle suppression du dispositif mis en place par nos voisins limitrophes visant à aider à l’élimination des sous-produits d’animaux en vue de lutter contre l’ESB.
Le gouvernement helvétique aurait énoncé l’interdiction d’avoir recours à des produits d’abattage de ruminants : « seuls les sous-produits de porcs […] entrent en ligne de compte comme matières premières pour l’alimentation de volailles et vice versa ».

OGM, Organisme Générateur de Mêlées.
Une équipe de chercheurs de l’Université chinoise de Nankin a découvert dans le sang et les organes d’êtres humains des traces d’acide ribonucléique provenant du riz.
Cet acide, qui fonctionne en bloquant certains gènes, serait impliqué dans l’apparition de plusieurs affections humaines telles que le cancer, la maladie d’Alzheimer ou encore le diabète.
Une découverte qui relance le débat concernant les tests des aliments génétiquement modifiés sur les humains, toutefois difficiles à mettre en œuvre : qui se porterait volontaire pour manger des aliments potentiellement nuisibles à seule fin d’en découvrir les effets ?…
Pour finir, le professeur de l’Université de Caen, Gilles-Eric Séralini et son équipe de chercheurs occupent toujours le devant de la scène avec une étude des plus controversées sur la toxicité des OGM. En continuité de l’étude menée en 2009 par ledit enseignant, qui à l’époque ne concernait que 3 variétés d’OGM, celle ci, qui en regroupe 19, a été publiée dans « Environmental Sciences Europe ».
Elle constaterait des signes de toxicité sur les foies et les reins des animaux de laboratoire qui en ont consommé.

Revue de presse de la Mission d’Animation des Agrobiosciences, 13 février 2012

Sources

Lire sur le magazine web de la Mission Agrobiosciences (publications originales accessibles gratuitement) :

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