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L’Usine Nouvelle, n° 2878, 3 au 9 juillet 2003

mardi 15 juillet 2003

OGM : traçabilité et conséquences sur la recherche européenne. Trois points de vue :

  • Pour Michel Debrand, directeur général de Biogemma : "Même s’il y a levée du moratoire, on va payer cette situation pendant dix ans, en ayant peu de choses à offrir au marché. Conséquence en France : il n’y a pratiquement plus de laboratoires spécialisés indépendants. Par ce choix, les autorités ont de facto, conforté le rang mondial de firmes comme Monsanto."
  • Lutz Knabe, responsable des affaires publiques et gouvernementales chez Bayer Cropscience Biosciences : "La prochaine étape réglementaire au niveau européen est très importante. Elle débouchera, je l’espère, sur la levée du moratoire, ce qui nous permettra de passer à une phase plus active. (...), nous pensons qu’il y a une réelle attente des agriculteurs européens pour les biotechnologies. "
  • Alain Weil, chargé de mission biotechnologies au Cirad, estime que : "Ce n’est pas le moratoire en lui-même mais le climat général qui s’est développé qui a freiné la recherche. Or une recherche publique forte sur les OGM est indispensable, parce que les biotechnologies sont avant tout un outil de connaissance du vivant et que les Pouvoirs publics, comme les citoyens, ont besoin d’une expertise indépendante de celles des entreprises."

Voir en ligne : Position de Biogemma sur la question du seuil de présence fortuite d’OGM

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