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ITR Manager, Actualité News Environnement, Géo

mardi 17 mars 2009

Environnement et société : TIC, la petite bête qui monte

Qui pourrait se passer sans entrave de son téléphone portable ou de son ordinateur ? Si l’on relève le défi, on s’apercevra sans doute de la prédominance pour l’entourage immédiat et la société des TIC, les Technologies de l’Information et de la Communication. Si les habitudes de communications ont évolué, l’industrie de ce secteur, après un "boom" dans les années 90, s’est durablement installée dans l’économie mondiale. Et c’est pour mesurer l’impact - depuis le programmeur jusqu’au consommateur - des TIC sur l’environnement, qu’un rapport avait été demandé conjointement par les Ministères de l’Écologie et de l’Économie. Réalisé par le Conseil général des technologies de l’information et le Conseil général de l’environnement et du développement durable, il a été remis aux ministres concernés le mercredi 11 mars 2009. Et là, surprise : l’utilisation des TIC diminuerait la "facture écologique".

Mais de quoi parle-t-on lorsque l’on évoque les TIC ? Elles concernent des objets aussi divers que la téléphonie mobile, l’internet, le satellite, le GPS ou encore la télévision. Et dont les applications vont du simple coup de fil, jusqu’à l’agriculture de précision.

GPS contre GES ?

Dans la bataille livrée contre l’effet de serre, les TIC font pencher la balance selon le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo. Elles « ont un apport positif pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en permettant d’économiser 1 à 4 fois leurs propres émissions sur le reste de l’économie » lit-on dans Actualité News Environnement, qui relaie les propos du ministre. Le site indique également que des secteurs impulsés par les TIC présentent des atouts pour l’environnement : « le télétravail et la réunion à distance, l’optimisation des transports et des déplacements, l’e-commerce, la dématérialisation des procédures administratives et la minimisation des consommations énergétiques des bâtiments ». Le rapport préconise d’ailleurs de les développer. Mais attention toutefois à la facture d’électricité ! Si les TIC atteignent 13 % de la consommation française, dans les années à venir elles devraient représenter 20 % du total. Les deux ministères sont donc invités à travailler ensemble sur quelques points : diminuer la consommation des équipements, allonger la durée de vie des téléphones mobiles, réutiliser la chaleur des centres de données...

L’Europe n’est pas en reste

La France et l’Union Européenne sont d’ailleurs sur la même longueur d’onde puisque la Commission Européenne a annoncé qu’elle prendrait des mesures pour favoriser l’emploi des TIC. Selon elle, leur généralisation devrait permettre « une réduction allant jusqu’à 15 % des émissions totales de carbone en Europe d’ici à 2020 » selon ITR Manager. Au vu des habitudes de la Commission Européenne, cela devrait passer sous la forme classique d’une directive "contraignante", c’est-à-dire avec application obligatoire par les États membres sur une certaine période. Pour l’environnement, technologisons-nous ? La Commission n’a pour l’instant publié qu’un communiqué encourageant les États membres et les entreprises à intensifier leurs collaborations dans ce secteur.

Et le recyclage dans tout ça ?

Reste à savoir si ces mesures concerneront l’ensemble du cycle de vie des TIC. Car, si l’on en croit le magazine Géo, il y a encore quelques lacunes sur le recyclage des composants des TIC. « Seulement un quart des 8,7 millions de tonnes de déchets électroniques produits annuellement en Europe (dont 1,7 million en France) sont recyclés sur place », et ce, malgré l’adoption il y a 6 ans d’une directive européenne "Déchets Électriques et Équipements Électroniques (DEEE)", qui impose le recyclage aux professionnels « de façon aussi écologique que possible » et prévoit des campagnes de communication pour les consommateurs. Aujourd’hui, entre 14 et 16 kg de déchets électroniques et électroménagers sont produits par un citoyen français par an, mais seulement 4 kg sont recyclés, conformément aux objectifs européens en la matière. Des mesures qui risquent peut-être d’être modifiées avec le développement des TIC.

Revue de presse de la Mission Agrobiosciences. 17 mars 2009.

Sources :

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