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mercredi 24 octobre 2012

La chasse au gaspillage alimentaire est ouverte

20 à 30 kilos. C’est la quantité d’aliments que chaque français jette chaque année. Une gabegie contre laquelle le gouvernement a décidé de s’attaquer. C’est en marge du SIAL, le salon de international de l’agroalimentaire, que le ministre délégué à l’agroalimentaire, Guillaume Garot a annoncé la mise en place d’un plan d’action visant à diviser par deux le gaspillage alimentaire d’ici 2025. Le point dans cette revue de presse de la Mission Agrobiosciences.

Une question désormais sensible
Le gaspillage alimentaire est une question désormais sensible. Ainsi, si l’on en croit un sondage TNS Sofres, 54% des français considèrent que la lutte contre le gaspillage est un acte important à faire au quotidien et 57% en parlent déjà avec leur entourage.
Mais pourquoi gaspille-t-on ? On trouvera des éléments de réponse sur le site i-diététique.com, qui a épluché les résultats de cette étude. D’abord, on pouvait s’en douter, ce sont principalement les denrées périssables qui font l’objet d’un gaspillage. Sans que ce dernier soit pour autant le fait d’une méconnaissance des dates limites d’utilisation ou d’un trop grand zèle à leur égard, précise l’étude.
Les raisons d’un aller simple pour la poubelle ? L’aspect du produit pour 55% des sondés (produit abîmé, au goût ou à l’odeur désagréables), la date de péremption (29% des sondés), ou encore une mauvaise gestion des stocks, 14% ayant acheté des produits ou cuisiné en trop grandes quantités.
Une dernière donnée : pour près de 6 Français sur 10, gaspiller des aliments revient avant tout à « jeter de l’argent par les fenêtres ». Un aspect que confirme Challenges. S’intéressant aux aspects financiers, le site révèle que "le gaspillage représente environ 500 euros pour une famille de quatre personnes".

Diviser par deux le volume des déchets alimentaires
C’est en marge du Sial, le salon de international de l’agroalimentaire, que le ministre délégué à l’agroalimentaire, Guillaume Garot, a annoncé la volonté du gouvernement de mettre en place un plan d’action afin de diviser par deux le volume de déchets alimentaires d’ici à 2025.
Selon le ministre délégué, « le plan comprend cinq actions destinées à "enclencher une dynamique" auprès de la grande distribution, des industriels, des associations et des consommateurs car, sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, ce sont 150 kilos qui sont gaspillés par an et par personne en France » peut-on lire sur France 3 Basse-Normandie.
Favoriser la vente à l’unité dans les rayons et la récupération des invendus par les associations d’aide aux plus démunis, mieux ajuster les portions alimentaires dans les cantines scolaires, optimiser la redistribution des denrées alimentaires, sensibiliser le public à ces questions par des campagnes d’information sont quelques-unes des pistes dont fait état la presse.
Revenons sur deux d’entre elles : la meilleure redistribution des denrées alimentaires et la promotion de la vente à l’unité.

L’aide alimentaire en ligne de mire
Challenges indique que « Guillaume Garot ne veut pas revoir le système de dates de péremption mais plutôt "améliorer la gestion des stocks en retirant bien plus tôt les produits des rayons, avant leur date limite, pour mieux les redistribuer vers l’aide alimentaire" » ou encore que « des contrats seront signés avec les 22 marchés d’intérêt national "pour faciliter la récupération des invendus par les associations ».
Dans Le Figaro, Didier Piard, directeur de l’action sociale à la Croix Rouge, estime que le plan actuel doit également « s’accompagner de moyens pour que les grandes associations puisse conserver les denrées collectées auprès de la grande distribution et se structurer ». Il explique : « Nous ramassons à la Croix Rouge à peu près un tiers de nos approvisionnements pour l’aide alimentaire aux plus démunis. Je souhaiterais arriver à 50%, voire 60% ».

Changer nos modes de consommation
C’est le Parisien qui le dit. Les modes de consommation vont devoir s’adapter. "Favoriser la vente de produits à l’unité occupe une place importante du dispositif d’action ». Le principe commence d’ores et déjà à percer dans les linéaires, à l’image d’Auchan qui a mis en place « l’achat en vrac des denrées ou la vente de portions de viande individuelles ».
Mais d’autres actions devraient voir le jour telles que par exemple, la vente promotionnelle différée ». Guillaume Garot explique : « le client achète trois lots pour le prix de deux mais récupérera son troisième lot plus tard pour qu’il ne périme pas dans son réfrigérateur ».

Pour conclure provisoirement comme le souligne le site Boursier.com, tout ne fait que débuter. "Ces quelques mesures ne sont que le premier volet d’un plan national que le gouvernement proposera en juin, après avoir évalué les effets de ces dispositions...". Le gaspillage, on n’a pas fini d’en reparler.

Revue de presse de la Mission Agrobiosciences. 23 octobre 2012.

Sources

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