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CORDIS focus, n° 221, mai 2003

mercredi 4 juin 2003

L’opposition aux OGM continue d’affecter la mise en oeuvre de la politique de l’Union Européenne. Philippe Busquin, Commissaire de l’UE à la Recherche, a déclaré à l’occasion de la conférence organisée le 5 mai par les Amis de la Terre en vue de discuter le calendrier de la mise en application de la législation communautaire sur les OGM, que la Communauté européenne a fait des progrès considérables en matière de développement d’une politique des sciences du vivant et des biotechnologies. Parmi les résultats les plus récents : l’inclusion de la recherche sur la sûreté des OGM dans les programmes-cadres de recherche successifs, une nouvelle directive sur la traçabilité et l’étiquetage des OGM et la mise sur pied d’un réseau européen de laboratoires spécialisés dans les OGM. Malgré ces progrès, des retards de mise en oeuvre s’accumulent. Pour Philippe Busquin : "Nous devons gagner le soutien politique et l’accord des responsables politiques au niveau national. Il faut reconnaître que les précautions prises au niveau national ont ralenti notre action et provoqué la frustration des scientifiques des universités et des entreprises." Par ailleurs, débattre de ces questions ne doit pas aboutir à un ralentissement des progrès de la recherche. La méfiance du public à l’égard des OGM a entrainé un repli de la recherche dans ce domaine. Pour Mr. Busquin, l’acquisition de nouvelles connnaissances dans le domaine des sciences du vivant et des biotechnologies doit favoriser le renversement de l’opinion actuellement quasi majoritaire.


Voir en ligne : Le site CORDIS de la Commission européenne

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