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Arrêts sur images, Europe 1, Ouest France du 20 juin 2008 ; Revue de Presse de la Mission Agrobiosciences du 30/05/2005

lundi 23 juin 2008

Les pets des vaches et l’émission de gaz à effet de serre ; le réchauffement climatique vu par Laurent Cabrol

La revue de presse de la Mission Agrobiosciences avait en son temps alerté l’opinion : les pets des vaches contribuent au réchauffement de la planète. Car la question est plus pointue qu’il n’y paraît et moins triviale que ce que l’on pense. Sont-ce les pets ou bien les rots et les déjections qui provoquent le phénomène ? Le débat fait rage. Dans arretsurimage.net , Daniel Schneidermannn le confirme : « les pets des vaches contribuent davantage à l’effet de serre que le transport aérien (et les rots ne sont pas innocents non plus) ». « Un argument (...) qui a hérissé le poil de plus d’un éleveur », peut-on lire aussi dans Ouest France de ce jour.
Comment faire pour limiter la production de méthane ? Ariane Schwab, d’Europe 1 nous explique aujourd’hui que « toutes les minutes, les vaches rotent et évacuent ainsi le méthane produit par la fermentation dans leur estomac. » Soit 600 litres de méthane par jour et par animal pour une vache de 600 kg.
Les fabricants d’aliments ont été sollicités pour rechercher les moyens de freiner l’ampleur des flatulences bovines. Et nous dit Ariane Schwab « l’un d’entre eux a présenté jeudi un complément alimentaire mélangeant plusieurs céréales permettant de réduire, selon lui, 40% de ces émissions. » En outre, cela permettrait d’augmenter la production de lait. « Moins de méthane, plus de lait, une recette miracle ? » s’interroge notre correspondante.
En attendant, d’autres se demandent si cette question de la limitation de l’émission de gaz à effet de serre ne constitue pas aussi un bel argument... de vente. Prenant l’exemple de l’industrie automobile, c’est ce que suggérait, ce matin même, l’invité de Jacques Pradel (Europe 1), Laurent Cabrol. Dans un récent ouvrage « Climat, et si la Terre s’en sortait toute seule ? » (Ed Le Cherche Midi), ce dernier explique que le climat a toujours changé au fil des siècles. Selon lui, « on nous assène des vérités et on nous culpabilise, mais que sait-on, au juste, des vrais mécanismes du réchauffement ? Presque rien. ».
Cette question de la "culpabilisation" n’est pas sans rappeler les propos de la géographe Sylvie Brunel, lors de l’émission "Ça ne mange pas de pain !" de janvier dernier : « Tel qu’il (le réchauffement climatique) nous est présenté, tout doit être mis en œuvre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le carbone serait devenu le nouvel ennemi de nos sociétés. Il est dommage et même gravissime que l’on ne se soucie pas d’abord de la façon dont un certain nombre d’êtres humains vivent (...) ». Des remarques qui donnent à réfléchir sur notre manière d’appréhender ces questions.

Revue de Presse de la Mission Agrobiosciences : Revue de la MAA du 30/05/2005, Arrêts sur images, Europe 1, Ouest France du 20 juin 2008

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