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AFP, La Tribune, Web-agri

mardi 7 juillet 2009

Lait : de mal en pis ?

La rotation des ministres ne change pas leur agenda politique. Bruno Le Maire, nouvellement nommé à la tête du ministère de l’Agriculture, doit ainsi se pencher sur l’épineux dossier de la production laitière française. Son prédécesseur, Michel Barnier, n’était pas arrivé à mettre d’accord producteurs et industriels avant de s’envoler vers son poste de député européen. A la charge donc du nouveau ministre de résoudre cette affaire, dans la ligne de mire des négociations concernant la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC), dont le budget sera débattu à la fin de cette année.

Du côté de l’Europe, pas question de revenir dans l’urgence sur les politiques entamées. Comme le note l’AFP, pour la commissaire européenne à l’Agriculture, Mariann Fischer Boel, si les quotas ne sont pas atteints, c’est que « le problème vient d’une demande insuffisante induite par la crise économique notamment ». La date de leur suppression, prévue pour 2015, semble se confirmer.
Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, indique à La Tribune qu’il préfère « se battre sur des choses que l’on pourra obtenir ». « J’espère que nous arriverons à convaincre les décideurs européens, c’est-à-dire la future Commission et le parlement européen, de l’indispensable levier de régulation des marchés », ajoute-t-il. Un point sur lequel Bruno Le Maire a pris les devants puisqu’il vient d’envoyer avec son homologue allemande, Ilse Aigner, une lettre à Mariann Fischer Boel. Selon le site Web-agri, la missive invite la commissaire européenne à « prendre dans l’urgence de nouvelles décisions pour compenser la baisse des prix du lait et à réfléchir à de nouveaux outils de régulation de la production laitière ».

Changement de discours

Si Michel Barnier avait toujours défendu la politique des quotas de production laitière mise en place par la PAC, l’AFP relève qu’avec la nomination de Bruno Le Maire s’est produite « une inflexion de la position française ». Celui-ci se déclare en effet « pragmatique » sur les quotas laitiers et invite à réfléchir à d’autres solutions, d’autant que sur le quota de 25 milliards de litres de lait alloués à la France, le pays n’en produira que 23 milliards. Pour Bruno Le Maire, le raisonnement est simple, comme il le déclare à l’AFP : « les quotas ne seront pas remplis, et donc les quotas ne sont pas une solution à la crise ». Reste que le problème des revenus du secteur laitier français (mais également étranger) n’est pas pour autant résolu, et que les producteurs de lait français continuent leurs mouvements (manifestations, distribution ou renversement de lait sur la voie publique), avec dans le viseur un grand rassemblement devant le Parlement Européen le 13 juillet, jour d’ouverture de la première session des nouveaux députés européens.

Revue de presse de la Mission Agrobiosciences. 7 juillet 2009.

Sources :

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