Accueil > Archives > Actu-Environnement, Caradisiac

Actu-Environnement, Caradisiac

lundi 26 janvier 2009

Biodiversité : la ville a l’an vert

La biodiversité en ville ? Pourquoi pas ? Il ne faudrait pas croire que cette notion très à la mode ne s’applique qu’aux luxuriantes forêts tropicales ou à d’imposants paysages montagneux. Qu’on se le dise : la ville est également un lieu riche en espèces animales et végétales, parties prenantes d’un écosystème urbain. Deux évènements veulent rappeler que cette diversité du vivant existe bel et bien et doit être protégée : en France c’est la signature, le 20 janvier 2009, du « Compte à rebours 2010 » par des collectivités franciliennes ; en Allemagne, un rapport sur la biodiversité urbaine souligne l’importance et la fragilité de son écosystème.

Stopper le déclin de la biodiversité d’ici 2010 constitue l’objectif du « Compte à rebours 2010 », crée en 2002 au Sommet Mondial de la Terre à Johannesburg. En outre, Actu-Environnement relaie des chiffres de l’Union Mondiale pour la Nature : « dans le monde, 16.928 espèces sont menacées d’extinction sur 44.838 espèces mises sous surveillance ». La démarche promue par le Compte à rebours est d’associer des acteurs, situés à des niveaux d’influence différents, à la conservation de la biodiversité. De l’avis de Sebastian Winkler, son responsable : « les Gouvernements seuls ne parviendront pas à atteindre cet objectif en 2010 […] il faut demander des actions concrètes au niveau local ». Résultat ? Seize collectivités en région parisienne acceptent de relever le défi, et 5 millions d’euros par an seront alloués par la Région à la préservation de la biodiversité en Île-de-France. L’échéance de 2010 est presque atteinte et pourtant « il reste beaucoup […] à faire », rappelle Sebastian Winkler.

L’engagement pris par ces collectivités citadines intervient alors qu’un rapport du centre allemand Helmotz sur la biodiversité fait parler de lui par ses conclusions. Le site internet Caradisiac en fait l’écho : « la ville accueille plus d’espèces végétales que la campagne, toutefois, […] les écosystèmes urbains, possédant souvent des essences similaires, sont bien plus sensibles aux changements climatiques et environnementaux ». S’appuyant sur des données collectées par des milliers de bénévoles, ce rapport va plus loin que la simple préservation de la biodiversité en ville et préconise la mise en place de stratégies futures : « le maintien des espèces et la prise en compte de leurs degrés de parenté […] afin d’implanter des espèces complémentaires ». À noter : le recensement effectué par l’INSEE en 1999 indique que 75,5 % de la population française habite dans une zone urbaine.

Revue de presse de la Mission Agrobiosciences. 26 janvier 2009

Sources :

Top