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6 décembre 2007, Le Monde, Métro, Libération

jeudi 6 décembre 2007

Bali : Chine, Inde, Etats-Unis font de la résistance. En France l’obésité des enfants progresse. Un ingénieur agronome essaye de démontrer que ce n’est pas la fin des haricots. Citant le Financial Times Elise Barthet, du journal Le Monde nous raconte que "Les Etats-Unis et l’Australie ont longtemps utilisé la Chine, et dans une certaine mesure l’Inde, pour justifier leur refus de réduire leurs émissions". D’après un rapport de l’Agence internationale de l’énergie, les chinois vont très rapidement dépasser les USA, plus gros pollueurs de la planète. En 2015, l’Inde sera le "troisième plus gros émetteur". The Economist estime, d’après Elise Barthet, que "si les grands pays en développement acceptent de limiter leurs émissions dans certains secteurs d’activité et non de manière globale, les Etats-Unis s’engageront plus volontiers sur la voie du contrôle". D’ici 2010, la Chine s’est engagée à réduire de 20% son rapport de la consommation à la production mais elle n’est toujours pas prête à plafonner ses émissions de gaz à effet de serre. "Les négociations à Bali s’annoncent donc tendues" comme l’écrit la journaliste du Monde.
Alexandra Bogaert dans Metro revient sur la campagne de six associations, dont les deux principales associations de parents d’élèves, Peep et FCPE ainsi que l’UFC-Que Choisir : "Obésité : protégeons nos enfants !" contre le surpoids des enfants. La journaliste note : "En France, un enfant sur cinq présente une surcharge pondérale. 1,5 million d’enfants sont carrément obèses (...). De plus, 50 à 70% des jeunes obèses le resteront une fois adultes, ce qui ampute leur espérance de vie de 10 ans et double le risque d’attaques cérébrales." Pourtant les programmes de prévention se multiplient. Cent vingt sept villes ont mis en place le programme quinquennal Epode (Ensemble prévenons l’obésité des enfants) de 5 à 12 ans qui mobilise mairies, médecins, écoles, cantines et grandes surfaces. Sans oublier le fameux PNNS (Programme national nutrition santé) qui invite à manger cinq fruits dans la journée et à pratiquer une activité physique régulière.
Dans un entretien recueilli par Corinne Bensimon pour sa rubrique Que cherchez-vous ? dans Libération, Jean-Jacques Drevon, agronome à l’Inra-Montpellier déclare travailler à "l’amélioration des performances du haricot commun lorsqu’il est cultivé dans des sols peu fertiles." Cette légumineuse est bien souvent un substitut à la viande chère ou rare en Amérique Latine, Méditerranée et Asie. Pour répondre aux problèmes environnementaux notre chercheur "tente d’identifier les gènes des haricots qui permettent aux nodules de mieux résister au choc salin ou à l’acidité." Pour lui, "le haricot, qui est déjà un végétal très "écolo", évoluera ainsi vers le mode encore plus économe qu’imposera l’agriculture de demain. Il a été domestiqué il y a 8 000 ans. Il est bien placé pour être une plante d’avenir" conclut Jean-Jacques Drevon.


Voir en ligne : Obèse... lourd de sens par Valérie Péan de la Mission Agrobiosciences qui revient sur un mot lourd de menaces à venir

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