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31 octobre 2007, Le Figaro, Sud-Ouest, Libération

mercredi 31 octobre 2007

Les pâtes manquent, des OGM se nichent dans le foie gras, en Alsace des vignes ont l’oreille musicale. Thiébault Dromard dans Le Figaro nous apprend qu’il y a du rififi dans les pâtes. La flambée du prix du blé dur entraîne des ruptures dans l’approvisionnement des pâtes des centres Leclerc, Intermarché et Casino. "Nous avons été prévenus par notre centrale d’achats que ce produit allait souffrir dans les prochaines semaines de rupture sèche" déclare un cadre des centres Leclerc. "Les pâtes vont-elles devenir un produit de luxe ?" se demande Le Figaro. La pénurie de blé dur a fait tripler le cours du blé passant de 170 euros à 500 euros la tonne.
"Nous pouvons parler de pénurie de la matière première, car pour la première fois la production mondiale est déficitaire par rapport à la demande" confirme Gilles Girault de la coopérative Agralis. Toujours selon Le Figaro, Christine Petit du syndicat des pâtes explique que "la matière première pèse entre 39% et 55% du chiffre d’affaire des fournisseurs selon les gammes de pâtes". Ainsi, Panzani et Barilla ont négocié des hausses autour de 20% entre août et octobre. Contrairement aux grandes marques, les petits industriels peinent à répercuter la hausse auprès de la grande distribution. Les fabricants italiens ont rompu les contrats avec Casino, Intermarché et Leclerc qui refusaient de réviser les tarifs. Dernier avatar, la famille Barilla vient de licencier son directeur général pour "mauvaise gestion de la problématique matière première". Dur à avaler !
Plus près de nous, Sud-Ouest, sous la plume de Philippe Campa, a rencontré un producteur gersois de maïs OGM dont la production est destinée au gavage des canards à l’insu des consommateurs. Christian Godet, cultive depuis trois ans du maïs OGM et a été victime d’incursions d’opposants sur ses terres. A l’appui d’une démonstration en plein champ l’agriculteur gersois déclare : "J’en ai un petit peu assez d’entendre dire tout et n’importe quoi au sujet de l’OGM. Parce que Bové le clame, la France entière croit que le pollen de maïs peut franchir plusieurs kilomètres. C’est absurde. Depuis quarante ans, on sait que le pollen de maïs est très lourd et ne peut, tout au plus, se propager que sur quelques dizaines de mètres." Christian Godet se félicite des résultats obtenus lors du gavage des canards : ils consomment moins de maïs transgénique que de maïs classique, le foie atteint un poids standard en gavant cinq jours de moins et enfin le maïs OGM est exempt de toxines. Et ajoute-t-il : "sur de centaines de canards gavés au maïs OGM, la mortalité a été nulle, ce qui est exceptionnel". Dernière précision, vu le contexte, les éleveurs concernés gardent l’anonymat.
Reprenant une dépêche de l’AFP, Libération nous étonne en nous apprenant que Brahms, Beethoven et Mozart donnent du goût au vin. En Alsace, à Dangolsheim, Jean-Marie Zerr, adepte de l’agriculture biodynamique inonde sa vigne de musique classique. Les rythmes modernes sont bannis. Il obtiendrait ainsi des vendanges tardives "plus arômatiques". Son Gewürtztraminer ne s’en porte que mieux. A la coopérative on trouve notre vigneron plutôt "illuminé". "Depuis une semaine, je diffuse de la musique à partir d’une petite installation et le vin a gagné en arômes et en sucre apportés par les feuilles de vigne qui ne tombent pas comme dans les parcelles voisines" explique Jean-Marie Zerr. Il souhaite une "cuvée spéciale" lors de la prochaine récolte.


Voir en ligne : Sur le site de Food-info différentes formes de pâtes

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