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31 octobre 2006, Libération, Le Monde Diplomatique et Bima

mardi 31 octobre 2006

Slow-food, de la gastronomie à l’écologie. Le mouvement "slow-food", né entre Paris et l’Italie, est-il une simple mode "branchée", ou une prolongation "soft" de l’altermondialisme à la José Bové, coté consommateurs ? La journaliste de Libération Eliane Patriarca est manifestement revenue enchantée de Turin, où l’organisation créée par Carlo Pétrini a rassemblé 5.000 paysans du monde entier pour la deuxième édition de Terra Madre. « Ni mouvement syndical ni parti politique, Terra Madre se veut réseau pour une globalisation vertueuse, à l’opposé de l’agriculture industrialisée gouvernée par les lobbys de l’agroalimentaire », résume la journaliste. Eliane Patriarca cite peu le "gourou"-fondateur du slow-food, préférant donner la parole à des petits producteurs français ou africains venus à Turin, ou en proposant l’interview de Piero Sardo, président de la nouvelle "Fondation Slow Food pour la biodiversité". « Fondé en 1986 en Italie pour défendre le patrimoine culinaire et lutter contre la malbouffe, le mouvement Slow Food regroupe aujourd’hui 90 000 personnes dans le monde. De la promotion de produits bons et sains il est logiquement arrivé à la défense d’une agriculture vivrière traditionnelle et durable », explique la journaliste de Libération. Une évolution que Carlo Pétrini lui-même exposait en août dernier dans Le Monde Diplomatique, en se présentant comme un « militant de la gastronomie ». « Loin de demeurer une pratique élitiste, la gastronomie peut devenir la science la plus démocratique », y affirmait le fondateur du mouvement. Le Monde Diplomatique se félicitait alors de constater que son concept se développe chez les paysans des cinq continents. A l’inverse, BIMA, le magazine du ministère français de l’agriculture, affirmait début 2005 que « le mouvement ne prend pas en France ». Dans un article très distancié intitulé « le slow-food au pays du panini », Catherine Rivoal présentait le mouvement comme une mode de « gastronomes italiens branchés », « intégriste », « élitiste et écolo », affirmant au passage que Carlo Pétrini était un ancien membre du communiste italien.


Voir en ligne : Présentation de Terra Madre par Gilbert Dalla Rossa, Directeur honoraire de l’IUP Aménagement de Pau, sur le site SlowFood France

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