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30 septembre 2005, TF1, RTL, Libération et la lettre d’information de la SAF-agriculteurs de France

samedi 1er octobre 2005

Effet de serre : pour aller plus loin que le cul des vaches... Et revoila les flatulences bovines accusées de réchauffer la planète ! « Quand les vaches pètent, le climat trinque », résume trivialement TF1, en insistant sur le « sérieux » d’une étude européenne montrant que l’agriculture est « l’une des principales sources de gaz à effet de serre au sein de l’Union européenne ». RTL, qui vise le même public populaire que la chaine de télévision, titre à son tour sur ces « pets de vaches qui nuisent à l’environnement » et affirme même qu’ils contribuent à faire de l’agriculture « La principale source de gaz à effet de serre
 ». Pourtant, quelques jours plus tard, la station de radio ne craint pas de dire que « contrairement aux idées reçues, leurs flatulences ne jouent qu’un rôle marginal ». « Ce sont leurs rots et leurs déjections qui provoquent le phénomène », explique cette fois RTL, toujours aussi triviale. Elle se base cette fois sur une étude de la Caisse des Dépôts qui évalue la quantité de gaz à effet de serre émise par l’agriculture à 12 millions de tonnes, soit presque autant que les 13 millions rejetées par les raffineries. Le journal Libération avait également mentionné en bref que « pets et rots des vaches aggravent l’effet de serre », tout en précisant que l’agriculture ne contribue qu’à hauteur de 10% aux émissions, « ce qui en fait la deuxième source, loin derrière la production d’énergie (81 %) ». Si l’information est traitée comme une curiosité dans la rubrique « Insolite » du site RTL, aucun de ces médias ne s’est demandé pourquoi une banque comme la Caisse des Dépôts ne traitait pas les flatulences bovines comme de vulgaires « pets de lapins ». La réponse se trouve dans la lettre d’informations de la SAF-agriculteurs de France, qui explique que ces émissions de gaz génèrent des « permis d’émission » qui « pourraient trouver sur les marchés financiers développés dans le cadre du protocole de Kyoto une valorisation intéressante ». Le site propose un lien vers l’étude de la Caisse des Dépôts et de sa mission climat, qui explique que la Caisse « a pris l’initiative de créer un fonds d’investissement en crédits CO2 », d’un montant de 105M d’euros.


Voir en ligne : Les chiffres des impacts de l’agriculture sur les émissions de gaz à effet de serre sur le site du Réseau Action Climats France

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