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30 septembre 2003, Le Figaro

mercredi 1er octobre 2003

Comment protéger les chercheurs lanceurs d’alerte ? Un chercheur français a été licencié de l’Institut National de Recherche et de Sécurité pour avoir publiquement annoncé l’impact des éthers de glycol sur la santé humaine. Interrogée par le Figaro, il analyse ainsi la situation des scientifiques lanceurs d’alerte : « Je suis un scientifique agissant comme un citoyen. Or aujourd’hui c’est impossible ». Aux USA, les lanceurs d’alerte se nomme les « Whistle-blower » (celui qui donne un coup de sifflet). Outre-Atlantique, la divulgation de conduites ou d’actions allant contre l’intérêt public est encadré par la loi… le lanceur d’alerte est protégé contre toutes représailles de la part de son employeur qu’il soit public ou privé. L’administration américaine reçoit ainsi plus de 2000 alertes par an et peut lancer des actions disciplinaires contre les organismes visés par la divulgation. Divulgation qui est devenue un élément de la gouvernance qui favorise transparence et responsabilité. Problème posé : entre divulgation et dénonciation quelle est la nuance ? De même qu’entre traître et résistant. Concernant la France, un juriste précise « Les scientifiques sont tiraillés entre une communauté organisée en réseau où ils s’expriment librement et des institutions qui aspirent à contrôler leur communication vers le public ». L’article très fournis détaille différentes réalités et arguments.


Voir en ligne : Explication de la loi US sur la protection des dénonciateurs

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