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30 août 2005, La Dépêche du Midi, Midi-Libre, Le Monde, Les Echos et Obs.com

mardi 30 août 2005

OGM : les Faucheurs risquent plus la prison que la télévision. La nouvelle opération commando des Faucheurs Volontaires contre des parcelles de maïs transgénique de la société Méristem, samedi dans le Puy-de-Dôme, n’a pas fait les grands titres de la presse nationale. En revanche, quinze militants interpellés ont passé le week-end en garde à vue et ont été traduits en comparution immédiate lundi devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, relate une dépêche de l’agence AP sur le site du Nouvel Observateur. Ils seront finalement jugés le 16 septembre, annonce une autre dépêche d’AP. « Tout le week-end, plusieurs dizaines de manifestants ont soutenu leurs camarades en garde à vue en tapant sur des casseroles devant le groupement de gendarmerie du Puy- de-Dôme », raconte Midi-Libre, qui estime que les Faucheurs n’ont gagné qu’un « répit judiciaire ». La Dépêche du Midi souligne en quelques lignes que le parquet avait requis « un placement en détention provisoire ». Le quotidien régional préfère revenir plus longuement dans son édition gersoise sur la décision du conseil général de faire appel de l’annulation de son référendum départemental sur les OGM. « A l’heure où les Verts évoquent à nouveau la désobéissance civique, on se demande pourquoi les magistrats administratifs refusent une opportunité que la loi offre aux citoyens », s’indigne le journaliste, qui livre cette interrogation en guise de conclusion : « les électeurs pourront-ils, un jour s’exprimer sur des OGM qu’à trop vouloir cacher on rend, pour le moins, suspects ». Dans l’édition aveyronnaise de Midi-Libre, les dirigeants de la RAGT veulent éviter « qu’on les prenne un peu vite pour des apprentis sorciers ». L’article rappelle que l’entreprise, « multinationale installée en milieu rural », a été victime de l’arrachage d’une parcelle de fourrage qui n’avait « rien à voir avec une plante OGM ». Dans le même esprit, le correspondant du Monde à Clermont-Ferrand s’alarmait cet été de voir le développement de la société Méristem « contrarié par des actions anti-OGM ». Créée par la coopérative agricole Limagrain, Méristem se présente comme « le leader français du développement de médicaments issus de plantes transgéniques ».


Voir en ligne : Les anti-OGM ont pris le relais des anti-nucléaires des années 70, estime François Ewald, professeur au CNAM, dans une analyse sur le "besoin de politique" des Français

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