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29 septembre 2005, L’Humanité, Libération, Le Monde, Les Echos et Le Devoir (Québec)

jeudi 29 septembre 2005

Santé publique : le combat contre les confiseries ne fait pas un tabac. La suppression des distributeurs automatiques de boissons et de confiseries dans les établissements scolaires a constitué la grande nouveauté de la rentrée scolaire en France. Les 8.000 distributeurs retirés délivraient chaque jour 100.000 barres chocolatées, sodas et autres chips, selon L’Humanité, qui s’inquiète de l’absence de budget pour financer des « mesures de remplacement », comme des fontaines à eau. « Dire que, de notre temps, on distribuait à la récré des pâtes de fruits aux belles couleurs sombres, violettes, vertes, orange ! », réagit Eric Fottorino dans son billet quotidien du Monde. Le chroniqueur estime que « l’époque n’est pas très douce avec la douceur » et s’agace de « cette marche un peu forcée vers le bien-être général ». Un historien a également pris la plume pour défendre dans Libération la cigarette en chocolat. « Etrange époque qui, dans le même temps, parle de légaliser les drogues douces et d’interdire les cigarettes en chocolat... », relève Gille Dal, qui note que la confiserie est déjà interdite dans de nombreux pays, comme le Canada. Dans le quotididien québécois Le Devoir, Jacob Sullum s’indigne contre « la tyrannie de la santé publique ». L’auteur, qui a écrit un livre réclamant le droit de choisir ses drogues, note que les fonctionnaires de santé publique ont aujourd’hui pour objectif « de protéger les individus contre eux-mêmes ». Alerté par la « schyzophrénie citoyenne » entre « l’individualisme forcené et l’attachement viscéral à la liberté individuelle » d’un coté, et « le recours, sans cesse alimenté par l’homme politique, au strict encadrement des conduites à risques », Xavier Delacroix, président de l’Association française des conseils en affaires publiques (Afcap), déplore dans une tribune publiée dans Les Echos « le contraste entre la complexité des enjeux sanitaires et la brutale simplicité des solutions qu’apportent les responsables politiques ». A ses yeux, l’interdiction des distributeurs dans les écoles fait partie de « ces solutions politiques « communicables » en trois minutes au JT de 20 heures » qui « portent le coup de grâce à toute tentative politique d’appréhender la question des risques sanitaires de manière fine et sereine ».


Voir en ligne : L’arsenal des mesures prises pour lutter contre l’obésité infantile à l’étranger compilé sur le site du Sénat

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