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29 novembre 2005, Le Monde, Le Temps, La Tribune de Genève, 24 Heures, Le Journal du Jura, agence ATS et Actu Environnement (et

mardi 29 novembre 2005

OGM : le "non" suisse peut-il faire tâche d’huile en Europe ? Le moratoire de 5 ans sur les OGM adopté par référendum en Suisse suscite différents commentaires, dans la presse helvétique et internationale. Le Monde explique qu’il s’agit d’un « vote unique » en Europe et souligne que le pays n’est pas membre de l’Union Européenne. La correspondante du journal à Genève analyse le résultat du référendum comme une « alliance inédite réunissant toutes les organisations agricoles nationales, les associations de consommateurs et les mouvements écologistes ». Agathe Duparc note que « les rangs des anti-OGM n’ont cessé de gonfler, attirant toujours plus d’agriculteurs, y compris parmi ceux qui votent traditionnellement à droite. » La Tribune de Genève y voit même « une alliance d’avenir ». Le même article, publié également dans le journal de Lausanne 24 heures, souligne que loin « de susciter la réprobation de l’autre coté des frontières », ce vote « fait des envieux ». Une dépêche du bureau européen de l’agence de presse suisse ATS signale que les votations helvétiques « ne font pas de vagues dans la presse internationale ». Mais le grand quotidien Le Temps, qui publie cette dépêche, signale dans un autre article que « la presse américaine, allemande, italienne et française voit dans le vote suisse sur les OGM un exemple dont l’Europe pourrait s’inspirer ». En Autriche, « le non suisse donne des ailes », signale Le Journal du Jura. L’article se base sur les réactions des ministres autrichien et italien de l’Agriculture, qui se félicitent ouvertement du moratoire suisse. En France, Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement d’Alain Juppé, espère à son tour, dans une tribune libre publiée sur le site Actu Environnement, que « l’exemple suisse » pourra faire « réfléchir une Europe qui a sans doute longtemps cru qu’elle pouvait se construire sans le soutien des citoyens européens ».


Voir en ligne : A Lausanne, les électeurs ont également voté contre la création d’une animalerie scientifique, signale Le Temps, qui s’interroge longuement sur le "divorce" des citoyens et des scientifiques

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