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28 octobre 2004, Nouvel Observateur, Libération, Le Figaro et Le Monde

jeudi 28 octobre 2004

Où va la recherche à Grenoble ? Près de 1.000 personnes se réunissent à partir de ce jeudi à Grenoble pour les assises des Etats Généraux de la Recherche. C’est le point d’orgue d’une mobilisation née en réaction à des coupes budgétaires et à des suppressions de postes brutales, et qui s’est prolongée par un travail de réflexion sur l’organisation du système de recherche français, résume Le Monde, qui publie une interview du porte-parole de Sauvons la recherche. « Un grand élan a été donné à un mouvement qui ne s’est plus manifesté dans la rue mais a continué avec force, en profondeur, et a abouti aux États généraux et à un document dont nous espérons qu’il fera date dans l’histoire de la recherche en France », confie Alain Trautmann. Le Nouvel Observateur est plus circonspect. Pour l’hebdomadaire, la fronde printannière a aboutit à l’automne des chercheurs. Ils ont rejoint leur tour d’ivoire, ils ont renoncé à montrer la voie du renouveau social, regrette sévèrement Michel de Pracontal. Dans Le Monde, Alain Trautmann reconnait que si « les relations entre recherche et société ont été abordées partout », elles n’ont pas été « suffisamment approfondies ». Certains chercheurs se sont accoutumés à travailler dans l’indifférence générale, comme en marge de la société qui finance pourtant leurs travaux, regrette Yves Miserey dans Le Figaro. Le journaliste estime que la plupart des publications des chercheurs publics français n’ont aucune visibilité dans notre pays. La faute aux « oubliettes » des publications dans des revues en anglais, confidentielles et hors de prix, résume Yves Miserey, exemples à l’appui. Dans la rubrique Rebonds de Libération, le sociologue Michel Freyssenet (CNRS) regrette que les chercheurs soient conduits à multiplier les publications et les apparitions pour se rendre visibles, à éviter les confrontations réelles qui pourraient être déstabilisantes et à décliner les offres de coopération trop peu valorisantes individuellement. Contre ce « jeu perso », il rappelle que la recherche est « un sport collectif ».


Voir en ligne : Le site des Etats Généraux

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