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27 octobre 2006, 7sur7, Ria Novosti, Challenges

vendredi 27 octobre 2006

La Russie et la vodka. En Russie, la boisson "nationale" est à la fois un enjeu économique et une question de santé publique. Les informations sur des cas de décès imputés à de la vodka "frelatée" se multiplient en Occident. Les derniers exemples en date auraient concerné 2.500 personnes, dont 101 sont mortes, rapporte le journal 7SUR7. Selon ce quotidien belge en ligne citant des chiffres officiels, « quelque 42.000 Russes meurent chaque année d’empoisonnement à l’alcool frelaté ». La très officielle agence de presse Ria Novosti fait pour sa part état de « 19.900 personnes mortellement empoisonnées par de l’alcool frelaté » en 2006. Ce chiffre, légèrement supérieur à celui des assassinats (19.600), est cité dans un article plus global sur le taux de mortalité russe, « 1,5 fois plus importante que la natalité », selon le Service fédéral des statistiques (Rosstat). Jacques Sapir revient sur « la démographie déclinante » russe pour le magazine économique Challenges. « Contrairement à une idée reçue, la consommation d’alcool n’a pas véritablement augmenté. Les Russes boivent moins régulièrement que les Français, mais des alcools distillés en quantité considérable. En Russie, on ne meurt pas de cirrhose mais de delirium tremens ou d’accidents dus à la conduite en état d’ébriété, d’actes de violence ou tout simplement de froid », résume ce directeur d’études à l’EHESS. Dès cet été, le consortium France CEI brandissait le spectre d’une « Russie sans vodka ». Ce consortium proche des milieux d’affaires critiquait la réforme engagée par le gouvernement russe pour contrôler la distribution d’alcool, tout en affirmant que « près de 50% du marché russe d’alcool appartenait aux trafiquants et producteurs d’alcool frelaté ». La note rappelle que lorsque Gorbatchev avait lancé son « plan de lutte contre l’alcoolisme », les russes s’étaient rabattus... sur les bouteilles de parfum. Le président Poutine vient d’affirmer que son pays ne s’engagerait pas sur la voie de la « prohibition », rapporte Ria Novosti. Ce qui n’empêchent pas le lobby européen des spiritueux de s’inquiéter de « la mise en place par l’Etat d’un monopole de distribution sur toutes les catégories d’alcool ». Un autre article publié par Challenges cette semaine signale toutefois qu’une célèbre marque de vodka, à consonnance russe mais en fait américaine, devrait ouvrir prochainement un magasin « à deux blocs du Kremlin ».


Voir en ligne : L’histoire de la vodka russe est émaillée de question sur sa qualité. C’est le célèbre chimiste Mendeleyev qui a fixé la "juste mesure" de 40° d’alcool, rapporte le site Russie.net

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