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27 novembre 2007, Le Monde, Madame-Figaro

mardi 27 novembre 2007

Au Mali, le changement climatique s’impose aux producteurs de coton. Pendant ce temps le bureau du Fooding généralise le pique-nique chic. Relayant une dépêche de l’AFP, Le Monde fait état d’un rapport publié le 26 novembre par les Amis de la Terre qui rend compte des effets du réchauffement climatique sur les agricultures de neuf pays et plus particulièrement du Mali. "Les arbres et les herbes étaient abondants et jouaient un rôle protecteur pour le sol. A présent, le couvert végétal est très réduit et il pleut moins qu’avant. (...) Parfois, nous perdons une récolte entière à cause du manque de pluie." déclare un producteur de coton. Le Mali vit principalement de l’exportation du coton. Dans les années 1970 et 1980, lorsque les pluies se sont raréfiées l’économie malienne a beaucoup souffert. Siaka Coulibaly, président de l’Union des coopératives de la commune de Tao confirme : "Il y a dix ans et plus, les premières pluies tombaient chez nous en avril, maintenant, il faut attendre la fin du mois de mai et souvent jusqu’au 15 juin pour semer. certains villages peuvent recevoir beaucoup de pluies pendant plusieurs jours alors que leurs voisins sont dans la sécheresse." Par la voix d’un président de coopérative le rapport essaye d’avancer des solutions en proposant d’"abandonner le coton conventionnel pour le remplacer par le coton biologique" qui n’utiliserait pas d’engrais chimiques. Autre mesure envisagée : réguler le débit du Niger et diversifier la production agricole. Pour ce faire les paysans maliens appellent à des appuis extérieurs.
Dans Madame-Figaro, Alexandra Michot et François Simon se demandent si le fooding est créateur ou s’il n’est qu’un simple effet de mode. "Une chose est sûre : à travers les évènements, les performances culinaires qu’il organise et ses guides de restaurants, le bureau du Fooding a bel et bien marqué le goût de l’époque et changé notre approche de la cuisine" écrivent les auteurs de l’article. Le fooding a dépoussiéré l’image du vieux restaurant en réhabilitant l’importance du décor. C’est aussi le fooding qui a mis les chefs dans le rue à travers la street food ou l’on a vu Eric Fréchon du Bristol revisite des hots-dogs ou Jean-François Piège du Crillon distibuer des cromesquis de marrons chauds. "Tous prouvent qu’on peut manger vite et bien" observent les auteurs de l’article. C’est grâce au Grand Fooding que le pique-nique chic s’est généralisé et que l’humour et le glamour ont fait leur entrée en cuisine.


Voir en ligne : Lire l’intégralité de la séance de l’Université des Lycéens : Quel climat fera-t-il demain ? avec Jean-Claude André, climatologue et Emmanuel Cloppet, agrométéorologue

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